La résurrection (1) – Introduction

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L’importance de la résurrection

La résurrection de Jésus n’est pas un dogme parmi d’autres, ou un des articles de foi du christianisme ; elle constitue l’essence même du christianisme. Sans résurrection, pas de christianisme !

Le théologien britannique Henry Parry Liddon a dit que

La foi en la résurrection est la clé de voûte de la foi chrétienne. Si on la supprime, tout doit inévitablement s’effondrer. »

Quand on étudie la résurrection, il est important de faire la distinction entre les faits et la meilleure explication de ces faits. Le poids de la preuve ne repose pas uniquement sur les épaules du croyant, mais aussi sur celles du sceptique qui doit pouvoir apporter une explication qui colle aux faits.

Concernant l’étude historique de la résurrection, le théologien allemand Wolfart Pannenberg affirme la chose suivante :

Que la résurrection de Jésus ait eu lieu ou non est une question historique et ici, la question historique est inéluctable. La question doit donc se trancher au niveau de l’argument historique. »

Principes d’examen d’affirmations historiques1

Comment étudier des affirmations historiques ? On peut citer cinq principes d’examen de ces affirmations.

a) Des sources multiples et indépendantes appuient les affirmations historiques

Quand un évènement ou une affirmation est confirmé par plus d’une source indépendante, il y a une bonne indication d’historicité.

b) L’attestation par un témoin hostile appuie les affirmations historiques

Si un témoin hostile confirme une affirmation alors qu’il ne sympathise pas avec la personne, le message ou la cause défendue par l’affirmation, c’est une indication d’authenticité.

c) Des déclarations embarassantes appuient les affirmations historiques

Un indicateur de l’authenticité d’un évènement ou d’une déclaration est qu’on ne s’attendrait pas à ce que la source invente l’histoire car elle compromet sa cause et affaiblit sa position.

d) Un témoignage oculaire appuie les affirmations historiques

Un témoignage oculaire a généralement une plus grande valeur qu’un témoignage de « seconde main ».

e) Un témoignage précoce appuie les affirmations historiques

Plus le laps de temps séparant l’évènement du récit de celui-ci est court, plus le témoin est fiable, car il y a moins de temps pour qu’une exagération ou même une légende s’immisce dans le récit.

L’approche dite des « faits minimaux »2

Cette approche ne prend en compte que les faits qui sont bien confirmés historiquement, de sorte que l’immense majorité des spécialistes, y compris les sceptiques, les admet.

Les données que nous présenterons répondent à deux critères :

- elles sont largement documentées

- presque tous les spécialistes les reconnaissent

Nous ne parlerons donc pas ici de la fiabilité des documents du Nouveau Testament (voir ici)ou de la divinité de Jésus (lire ici).

Notre argumentation s’articulera de la manière suivante:
1. Quels sont les faits historiques reconnus par la majorité des spécialistes ?
2. Quelles peuvent être les différentes explications de ces faits ?
3. Quelle en est la meilleure explication ?

1- Développé dans The case for the resurrection of Jesus; Gary R. Habermas et Michael R. Licona

2- Opus cit.

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