Fait n°3 : Le persécuteur de l’Eglise Paul fut soudainement transformé

1 Corinthiens 15.9-10 « Car je suis, moi, le moindre des apôtres, je ne mérite pas d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Eglise de Dieu. Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous; non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. »
Galates 1.12-16; 22-23 « car moi-même je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez en effet entendu parler de ma conduite autrefois dans le judaïsme: je persécutais alors à outrance l’Eglise de Dieu et je la ravageais; dans le judaïsme, je surpassais beaucoup de ceux de mon âge et de ma race, car j’avais un zèle excessif pour les traditions de mes pères. Mais, quand celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les païens, aussitôt je n’ai consulté ni la chair ni le sang [...] Or, mon visage était inconnu des Eglises de Judée qui sont en Christ. Elles avaient seulement entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait, annonce maintenant la foi qu’il voulait alors détruire. »
Philippiens 3.6-7 « quant à la loi, Pharisien; quant au zèle, persécuteur de l’Eglise: quant à la justice légale, irréprochable. Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ ».
Paul a-t-il vraiment écrit ces lettres? De nombreux témoignages l’affirment: « Considérez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes ses lettres où il parle de ces sujets, et où se trouvent des passages difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme elles le font du reste des Ecritures, pour leur propre perdition »1; « Reprenons la lettre du bienheureux Apôtre Paul. Que vous a-t-il écrit dans les commencements de l’Évangile ? En vérité, il était inspiré par l’Esprit lorsqu’il vous a écrit au sujet de Céphas et d’Apollos, car à cette époque déjà vous formiez des partis »2; « Car ni moi ni un autre tel que moi ne pouvons approcher de la sagesse du bienheureux et glorieux Paul, qui, étant parmi vous, parlant face à face aux hommes d’alors enseigna avec exactitude et force la parole de vérité, et , après son départ, vous écrivit une lettre; si vous l’étudiez attentivement, vous pourrez vous élever dans la foi qui vous a été donnée »3; « Si quelqu’un ne s’abstient pas de l’avarice, il se laissera souiller par l’idolâtrie, et sera compté parmi les païens qui ignorent le jugement du Seigneur, ou ignorons-nous que les saints jugeront le monde, comme l’enseigne Paul [référence à 1 Corinthiens 6.2] ? Pour moi, je n’ai rien remarqué ou entendu dire de tel à votre sujet, vous chez qui a travaillé le bienheureux Paul, vous qui êtes au commencement de sa lettre »4.
« Je sais qui je suis et à qui j’écris: moi [je suis] un condamné; vous, [vous avez] obtenu miséricorde: moi [je suis] dans le danger; vous, [vous êtes] affermis. Vous êtes le chemin [par où passent] ceux qui sont conduits à la mort pour [aller à Dieu], initiés aux mystères avec Paul le saint, qui a reçu témoignage, et est digne d’être appelé bienheureux. Puissé-je être trouvé sur ses traces quand j’obtiendrai Dieu; dans toutes ses lettres, il se souvient de vous dans le Christ Jésus »5
On trouve des références aux actions de Paul d’avant sa conversion dans les Actes des apôtres: Actes 7.58 « Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul »; 8.1-3; 9;1-19; 26;9-23.
Fait n°4 : Le sceptique Jacques, frère de Jésus, fut soudainement transformé
Les évangiles rapportent que Jésus avait au moins quatre frères (Jacques, Joseph, Jude et Simon), plus des sœurs dont on ne connaît pas les noms. Matthieu 13.55-56 « N’est-ce pas le fils du charpentier? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie? Et ses frères, Jacques, Joseph, Simon et Jude? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D’où lui vient donc tout cela? » et Marc 6.3.
« Comme Anan était tel et qu’il croyait avoir une occasion favorable parce que Festus était mort et Albinus encore en route, il réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d’avoir transgressé la loi, et il les fit lapider. »6
Au deuxième siècle, Hegesippus rapporte que Jacques était un juif pieux qui suivait strictement la loi juive (rapporté dans Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, 2.23).
On ne possède pas autant de données historiques concernant Jacques que celles dont nous disposons pour Paul, mais les informations dont nous disposons suffisent à conclure qu’après l’évènement de la résurrection de Jésus, son frère Jacques se convertit au christianisme car il pensait que Jésus, ressuscité, lui était apparu. On arrive à cette conclusion parce que:
1. Les évangiles rapportent que les frères de Jésus, y compris Jacques, étaient non-croyants durant son ministère (Marc 3.21,31; 6.3-4; Jean 7.5).
2. L’ancien credo de 1 Corinthiens 15 mentionne l’apparition de Jésus à Jacques.
3. Suite au récit de la résurrection de Jésus, Jacques est identifié comme étant un leader de l’église de Jérusalem (Actes 15.12-21; Galates 1.19).
4. Jacques ne fit pas que se convertir au christianisme, ses convictions étaient si fortes qu’elles le poussèrent jusqu’au martyre. Le martyre de Jacques est attesté par Joseph, Hegesippus et Clément d’Alexandrie. Nous ne disposons plus des écrits d’Hegesippus et de Clément où est mentionné ce martyre, mais des sections en ont été conservées par Eusèbe (Histoire ecclésiastique 2.23). Ainsi le martyre de Jacques est attesté par des sources chrétiennes et non-chrétiennes.
Fait n°5 : Le tombeau était vide
Ce cinquième fait ne satisfait pas à l’approche des faits minimaux, car il n’est pas reconnu par tous les spécialistes. Il existe cependant de solides arguments en sa faveur. Gary Habermas, qui a étudié plus de 1400 documents sur le résurrection publiés depuis 1975, en a catalogué 650 en anglais, en français et en allemand. Le critique du NT, Jakob Kreamer, dresse la liste de 29 spécialistes (lui compris) qui admettent le fait du tombeau vide. Craig ajoute à cette liste 16 spécialistes, dont la plupart ne sont pas des chrétiens évangéliques.Ces 45 experts connus et reconnus affirment que le tombeau était vide, pour quelque raison que ce soit. L’étude très récente de Habermas montre que plus de 100 experts admettent un ou plusieurs arguments en faveur du tombeau vide, contre 35 qui acceptent un ou plusieurs arguments à l’encontre du tombeau vide, ce qui fait un rapport de 3 pour 1.
Nous allons étudier 3 arguments en faveur du tombeau vide.
1°) Le « facteur Jérusalem »
Jésus fut publiquement exécuté à Jérusalem. Ses apparitions post-mortem et le tombeau vide furent proclamées au départ à Jérusalem. Le christianisme n’aurait jamais pu « décoller » si le corps avait toujours été dans le tombeau. Ses ennemis dans les autorités juive et romaine n’auraient eu qu’à exhumer le corps pour tuer le mouvement dans l’œuf. Il y a un silence total des critiques du christianisme sur le sujet! Une tentative récente d’expliquer pourquoi les ennemis du christianisme n’ont pas exhumé le corps est que celui-ci aurait été en état de décomposition avancée au moment de l’exhumation, le rendant ainsi inreconnaissable. Cependant on peut noter deux problèmes avec cette idée. Premièrement, dans le climat aride de Jérusalem, les cheveux, la stature et les blessures disctinctives d’un corps auraient été reconnaissables, même après 50 jours (information obtenue auprès de l’Office de Médecine légale du Commonwealth de Virginia). Deuxièmement, quel que soit l’état du corps, les opposants au christianisme aurait eu intérêt à le présenter. Même un corps à peine identifiable aurait dissuadé des croyants.
2°) Attestation par des ennemis
Le tombeau vide n’est pas admis uniquement par des sources chrétiennes, mais aussi par des sources non-chrétiennes, bien qu’indirectement. Plutôt que de pointer le doigt vers un tombeau occupé, les opposants accusèrent les disciples de Jésus d’avoir volé son corps.
Matthieu 28.12-13: « Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une assez forte somme d’argent, en ajoutant: Dites: Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. »
L’apologiste chrétien Justin Martyr écrit que « Christ dit parmi vous [c'est-à-dire les Juifs] qu’il donnerait le signe de Jonas, vous exhortant à vous repentir de vos mauvaises actions après sa résurrection d’entre les morts…et pourtant, non seulement vous ne vous êtes pas repentis, mais, comme je l’ai déjà dit, vous avez envoyé dans tout le monde des hommes choisis et consacrés pour proclamer qu’une hérésie impie et illégale avait vu le jour avec un certain Jésus, un séducteur galiléen, que nous avons crucifié, mais ses disciples enlevèrent de nuit son corps du tombeau où il reposait, détaché de la croix, et maintenant ils trompent les hommes en affirmant qu’il est ressuscité d’entre les morts et qu’il est monté au ciel. »7
Voici ce qu’écrit Tertullien dans son traité contre les spectacles: « Mais non, j’aime mieux attacher un insatiable regard sur ces monstres d’inhumanité qui s’attaquèrent autrefois au Seigneur: «Le voilà, leur dirai-je, ce fils d’un charpentier ou d’une mère qui vivait du travail de ses mains! Le voilà ce destructeur du sabbat, ce Samaritain, ce possédé du démon! Le voilà celui que vous avez acheté du perfide Judas; celui que vous avez déchiré sous vos coups, insulté par vos soufflets, déshonoré par vos crachats, abreuvé de fiel et de vinaigre! Le voilà celui que ses disciples ont dérobé secrètement pour propager le mensonge de sa résurrection, ou qu’un jardinier a déterré furtivement, » afin d’empêcher sans doute que les laitues de son jardin ne fussent foulées aux pieds par la multitude des passants. »8
Il n’y aurait jamais eu besoin de tentatives d’explication du corps manquant s’il avait toujours été dans le tombeau. La théorie du vol par les disciples est la seule théorie que nous savons avoir été avancée par les opposants.
3°) Le témoignage des femmes
Si on devait fabriquer une histoire, on n’inventerait pas sciemment des données qui risqueraient de miner la crédibilité du récit.
Quand il est question de la découverte du tombeau vide, les récits présentent les femmes comme étant les premiers témoins. Elles sont mentionnées dans les quatre évangiles, alors que les hommes ne sont mentionnés que plus tard et dans deux évangiles (Luc 24.12; Jean 20.3-9). Ce détail serait une invention plus que curieuse, car dans les cultures romaine et juive, on n’accordait qu’une faible estime aux femmes et leurs témoignages étaient considérés comme douteux, certainement pas aussi crédibles que le témoignage d’un homme.
Voyons quelques écrits juifs à ce sujet.
« Mieux vaut brûler la Torah que de la confier à une femme »9
« On ne se fiera pas à un témoin unique ; il en faut trois ou au moins deux dont le témoignage sera garanti par leur vie passée. Les femmes ne rendront pas de témoignage, à cause de la légèreté et de la témérité de leur sexe. Les esclaves non plus ne doivent pas témoigner, à cause de la bassesse de leur âme ; car il est naturel que soit la cupidité, soit la crainte les empêche de témoigner selon la vérité. Si quelqu’un est accusé d’avoir fait un faux témoignage, il subira, s’il en est convaincu, la même peine que devait subir celui contre lequel il aura témoigné »10
Pas étonnant, dans ce contexte, de voir la réaction des disciples en Luc 24.11: « mais ces paroles leur apparurent comme une niaiserie et ils ne crurent pas ces femmes. »
La position des Juifs concernant le témoignage des femmes n’était pas unique à l’époque. Certains romains partageaient ce point de vue. L’historien romain Suétone (vers 115) écrit de César Auguste qui était empereur à l’époque de la naissance de Jésus jusqu’en 14: « Les femmes, jadis confondues avec les hommes, ne purent pas même assister aux combats de gladiateurs, à moins qu’elles n’occupassent un lieu élevé et qu’elles ne soient seules. Il marqua pour les Vestales une place séparée auprès du tribunal du préteur. Enfin il éloigna avec tant de rigueur toutes les femmes des spectacles d’athlètes, qu’aux jeux pontificaux, il remit au lendemain matin un pugilat qu’on lui demandait, et déclara hautement qu’il ne trouverait pas bon que les femmes vinssent au théâtre avant la cinquième heure. »11
Si les évangélistes avaient inventé le récit du tombeau vide, il est plus que probable qu’ils auraient donné le rôle de premiers témoins à des hommes.
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1 – 2 Pierre 3 .15-16
2 – Première Epître de Clément de Rome aux Corinthiens, XLVII, 1-3
3 – Lettre de Polycarpe aux Philippiens, III.2
4 – Lettre de Polycarpe aux Philippiens, XI.2-3
5 – Lettre d’Ignace d’Antioche aux Ephésiens, XII
6 – Flavius Josèphe, Antiquités juives, XX.200
7 – Justin Martyr, Dialogue avec Tryphon, 108
8 – Tertullien, De Spectaculis, XXX
9 – Talmud, Sota, 19a
10 – Flavius Josèphe, Antiquités juives, IV.8.15
11 – Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, XLIV.4-5




