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Une tolérance intolérante ?

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« Nous vivons au XXIème siècle, il faut être tolérant ! »

Selon la conception actuelle de la tolérance, aucun point de vue ne devrait être considéré comme ayant plus de valeur qu’un autre.

Le Petit Larousse définit la tolérance de la manière suivante : « Respect de la liberté d’autrui, de ses manières de penser, d’agir, de ses opinions politiques et religieuses. » Selon ce même dictionnaire, tolérer, c’est « admettre à contrecoeur la présence de quelqu’un; supporter avec plus ou moins de patience quelquechose de désagréable; endurer. » On ne tolère que ce avec quoi on n’est pas d’accord ! On ne « tolère » pas des personnes qui partagent notre point de vue. Cette notion de désaccord a complètement disparu de la conception moderne de la tolérance. Aujourd’hui, être tolérant c’est rester neutre, impartial et croire que chacun est libre de décider pour lui-même. Ne pas juger. Ne pas vouloir imposer ses convictions. On retrouve ici la marque du relativisme qui imprègne notre société: « Il n’existe pas de vérité absolue » … Si ce n’est la vérité absolue qu’il n’existe pas de vérité absolue.
Aujourd’hui, le simple fait de penser que quelqu’un a tort est qualifié d’intolérance. Pour être tolérant, il faut être en désaccord … ce qui est intolérant ! Etrange paradoxe …

L’idée selon laquelle tous les points de vue ont la même valeur se contredit d’elle-même. Il faudrait alors en effet admettre que le point de vue selon lequel certains points de vue sont faux a la même valeur que le point de vue selon lequel tous les points de vue se valent … Encore un paradoxe ! Le simple fait de prétendre que les chrétiens sont intolérants est faire preuve d’intolérance.
On peut « tolérer » une personne sans être d’accord avec ses convictions ou son comportement. Rejetter les idées ou le comportement d’une personne ne revient pas à rejetter cette personne.

On pourrait décrire la « tolérance » selon la pensée post-moderne de la manière suivante : tolérez la majorité des comportements ou convictions, mais ne tolérez pas que quelqu’un ne tolère pas ces comportements ou ces convictions. Qui impose son point de vue aux autres ?

Une grande partie de ce qui passe pour être de la tolérance n’est en fait que de l’indifférence. Il est souvent plus facile de se cacher derrière le mythe de la tolérance et d’accuser quelqu’un d’intolérance que de réfléchir à des convictions contraires aux notres.

Que penser de l’accusation si souvent lancée contre le christianisme, à savoir qu’il s’agit d’une religion intolérante ? J’ai envie de répondre que le christianisme est très intolérant. Dans un contexte post-moderne, qu’y a-t-il de plus intolérant que d’affirmer que Jésus est le chemin, la vérité et la vie, et que nul ne peut venir à Dieu si ce n’est par lui ?
Jésus lui-même était très intolérant : intolérant de l’hypocrisie religieuse, du comportement des marchands du Temple, de la haine. Mais ce même Jésus enseignait l’amour du prochain, la patience, le pardon. Ce même Jésus qui ne tolérait pas certains comportements, est allé jusqu’à mourir pour ceux qui adoptaient ces comportements. Quelle plus grande preuve de «tolérance » pourrait-on demander ?

Lire un article sur le même sujet ici.

Librement inspiré de When tolerance is intolerant, de Greg Koukl.

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Chrétien au 21e siècle, un suicide intellectuel ? (3)

YohannYohann Tourne travaille à plein temps pour l’association chrétienne les Groupes Bibliques Universitaires (www.gbu.fr). Son rôle est d’encourager les étudiants chrétiens à faire connaître la Bible sur les campus français, notamment dans le Centre-Ouest de la France où il est Secrétaire Itinérant Régional. Il participe régulièrement à des évènements comme les Dialogues Veritas, soirées de débats lors desquelles des intervenants proposent une réponse chrétienne aux grandes questions existentielles.

Question 1 : Yohann Tourne, diriez-vous que vous avez commis un suicide intellectuel quand vous êtes devenu chrétien ?
Oui, complètement ! Depuis que je suis devenu chrétien, je ne sais plus lire, plus compter, je me prends pour Napoléon et, bien sûr, je suis complètement intolérant envers toute personne qui ne pense pas exactement comme moi ! Non, en fait, depuis que je me suis converti j’ai plutôt vécu le contraire. J’étais en échec scolaire (18 ans en seconde), je ne pensais qu’à me faire plaisir, je subissais ma vie bref, j’étais un ado qui ne se servait que très rarement de son cerveau ! C’est justement à partir de ma rencontre avec Jésus, quand il m’a dit qui j’étais, que tout a changé : j’ai pris ma vie en main, j’ai eu soudain une soif inlassable de connaissances et j’ai pris confiance en moi. C’est donc un déclic, une véritable renaissance intellectuelle que j’ai vécu quand je suis devenu chrétien.

Question 2 : Quelles questions vous ont particulièrement touché dans votre cheminement ? Comment en êtes-vous venu à accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel ? Y a-t-il eu des arguments qui ont joué un rôle particulier dans votre conversion ?
Il n’y a pas eu de questions ou d’arguments pour la bonne et simple raison qu’il n’y avait pas de chrétiens (que je connaissais de loin) ou de livre (que je ne lisais pas) pour m’aiguiller ! Ce qui a fait que j’ai confié ma vie à Jésus, c’est justement le constat d’échec de mon existence ! L’avenir étant totalement bouché et les issues absolument invisibles, je n’avais pas trop le choix : soit je demandais de l’aide à ce Dieu dont on m’avait parlé, soit je continuais de rester seul, désespéré, attendant la mort que je n’avais pas le courage de me donner. J’ai préféré choisir la vie et aussitôt une vraie paix m’a envahi. Depuis je n’ai plus peur, je sais que je ne suis pas seul. Il faut dire qu’avoir Dieu pour Père ça donne une certaine assurance !

Question 3 : A quelles questions êtes-vous les plus souvent confronté dans votre ministère ?
Des questions à propos de l’avenir (incertain), du sens de la vie et, toujours en parallèle, à propos du regard des autres. J’ai toujours remarqué que quand les non-chrétiens donnent des objections intellectuelles, logiques, scientifiques pour ne pas croire en Jésus, cela prouvait d’une part qu’ils ne connaissaient presque pas le système de pensée (à mon avis parfait) et la cohérence (à mon avis totale) de la Bible, d’autre part que le « mode argumentatif » était en fait un écran de fumée destiné à cacher des choses bien plus irrationnelles (inquiétudes, traumatismes, manque de confiance en soi, problèmes d’identité). C’est toujours un peu comme ça en France : on a la naïveté de croire qu’on fait une séparation nette entre la raison et les émotions alors que, régulièrement, nos capacités cognitives sont souvent parasitées voir détournées par nos sentiments !

Question 4 : Quel message aimeriez-vous adresser aux français(es) qui lisent cette interview ?
Faites attention ! Les chrétiens évangéliques mangent les enfants ! Il paraîtrait même que, certains soirs de pleine lune, ils sacrifieraient des jeunes filles vierges (espèce en voie de disparition chez les plus de 15 ans) ! Méfiez-vous, je vous aurais prévenus. Plus sérieusement : le message biblique est absolument cohérent… et vrai ! Alors arrêtez de croire des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, arrêtez de croire ce qui vous arrange. Renseignez-vous, prenez le risque de changer, demandez à Jésus de vous aider à croire en Lui et et vous ne serez pas déçus !

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Chrétien au 21e siècle, un suicide intellectuel ? (2)

David Andrew Robertson David Robertson, né en 1962, marié et père de famille, est pasteur à la St Peter’s Free Church, à Dundee en Ecosse.
Il est régulièrement invité comme orateur lors de conférences ou débats, sur des campus, dans des églises, à la télévision et à la radio.

Il est l’auteur de The Dawkins letters, un livre écrit en réponse à Pour en finir avec Dieu du scientifique athée Richard Dawkins.

Lire l’entretien en anglais.

Question 1 : David Robertson, diriez-vous que vous avez commis un suicide intellectuel quand vous êtes devenu chrétien ?
Pas du tout. En fait ce serait plutôt le contraire. Comme Anthony Flew1, je cherche à aller là où mènent les preuves. Elles m’ont mené à Christ. La vision chrétienne du monde est, selon moi, la seule qui donne du sens au monde, de manière réelle et intellectuellement satisfaisante.

Question 2 : Quelles questions vous ont particulièrement touché dans votre cheminement ? Comment en êtes-vous venu à accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel ? Y a-t-il eu des arguments qui ont joué un rôle particulier dans votre conversion ?
D’où vient le mal ? Pourquoi existons-nous ? Pourquoi avons-nous une notion de l’éternité ? Comment pouvons-nous changer le monde ? Toutes ces questions m’ont mené à Christ. J’ai prié « Dieu, si tu existes, montre-le moi et je te servirai pour le reste de ma vie. » A travers la prière, l’enseignement, la création et l’oeuvre de l’Esprit, Dieu a répondu à cette prière.

Question 3 : A quelles questions êtes-vous le plus souvent confronté dans le cadre de votre ministère ?
Pourquoi tant d’hypocrisie dans l’Eglise ? Pourquoi tant de souffrance ? Peut-on prouver l’existence de Dieu ?

Question 4 : Quel message aimeriez-vous adresser aux français(es) qui lisent cett entretien ?
Ma personnalité chrétienne préférée était un français – Jean Calvin. Sa compréhension de la Bible m’a vraiment aidé dans ma vie. Peut-être le Dieu de Calvin deviendra-t-Il le vôtre. Connaissez la vérité et la vérité vous rendra libre.

1- Philosophe britannique né en 1923, connu pour ses travaux sur la philosophie de la religion, ancien défenseur fervent de l’athéisme, il a admis en 2004 être devenu déiste, avant d’écrire un livre intitulé Dieu existe : comment l’athée le plus réputé au monde a changé d’avis

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