Yohann Tourne travaille à plein temps pour l’association chrétienne les Groupes Bibliques Universitaires (www.gbu.fr). Son rôle est d’encourager les étudiants chrétiens à faire connaître la Bible sur les campus français, notamment dans le Centre-Ouest de la France où il est Secrétaire Itinérant Régional. Il participe régulièrement à des évènements comme les Dialogues Veritas, soirées de débats lors desquelles des intervenants proposent une réponse chrétienne aux grandes questions existentielles.
Question 1 : Yohann Tourne, diriez-vous que vous avez commis un suicide intellectuel quand vous êtes devenu chrétien ?
Oui, complètement ! Depuis que je suis devenu chrétien, je ne sais plus lire, plus compter, je me prends pour Napoléon et, bien sûr, je suis complètement intolérant envers toute personne qui ne pense pas exactement comme moi ! Non, en fait, depuis que je me suis converti j’ai plutôt vécu le contraire. J’étais en échec scolaire (18 ans en seconde), je ne pensais qu’à me faire plaisir, je subissais ma vie bref, j’étais un ado qui ne se servait que très rarement de son cerveau ! C’est justement à partir de ma rencontre avec Jésus, quand il m’a dit qui j’étais, que tout a changé : j’ai pris ma vie en main, j’ai eu soudain une soif inlassable de connaissances et j’ai pris confiance en moi. C’est donc un déclic, une véritable renaissance intellectuelle que j’ai vécu quand je suis devenu chrétien.
Question 2 : Quelles questions vous ont particulièrement touché dans votre cheminement ? Comment en êtes-vous venu à accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel ? Y a-t-il eu des arguments qui ont joué un rôle particulier dans votre conversion ?
Il n’y a pas eu de questions ou d’arguments pour la bonne et simple raison qu’il n’y avait pas de chrétiens (que je connaissais de loin) ou de livre (que je ne lisais pas) pour m’aiguiller ! Ce qui a fait que j’ai confié ma vie à Jésus, c’est justement le constat d’échec de mon existence ! L’avenir étant totalement bouché et les issues absolument invisibles, je n’avais pas trop le choix : soit je demandais de l’aide à ce Dieu dont on m’avait parlé, soit je continuais de rester seul, désespéré, attendant la mort que je n’avais pas le courage de me donner. J’ai préféré choisir la vie et aussitôt une vraie paix m’a envahi. Depuis je n’ai plus peur, je sais que je ne suis pas seul. Il faut dire qu’avoir Dieu pour Père ça donne une certaine assurance !
Question 3 : A quelles questions êtes-vous les plus souvent confronté dans votre ministère ?
Des questions à propos de l’avenir (incertain), du sens de la vie et, toujours en parallèle, à propos du regard des autres. J’ai toujours remarqué que quand les non-chrétiens donnent des objections intellectuelles, logiques, scientifiques pour ne pas croire en Jésus, cela prouvait d’une part qu’ils ne connaissaient presque pas le système de pensée (à mon avis parfait) et la cohérence (à mon avis totale) de la Bible, d’autre part que le « mode argumentatif » était en fait un écran de fumée destiné à cacher des choses bien plus irrationnelles (inquiétudes, traumatismes, manque de confiance en soi, problèmes d’identité). C’est toujours un peu comme ça en France : on a la naïveté de croire qu’on fait une séparation nette entre la raison et les émotions alors que, régulièrement, nos capacités cognitives sont souvent parasitées voir détournées par nos sentiments !
Question 4 : Quel message aimeriez-vous adresser aux français(es) qui lisent cette interview ?
Faites attention ! Les chrétiens évangéliques mangent les enfants ! Il paraîtrait même que, certains soirs de pleine lune, ils sacrifieraient des jeunes filles vierges (espèce en voie de disparition chez les plus de 15 ans) ! Méfiez-vous, je vous aurais prévenus. Plus sérieusement : le message biblique est absolument cohérent… et vrai ! Alors arrêtez de croire des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, arrêtez de croire ce qui vous arrange. Renseignez-vous, prenez le risque de changer, demandez à Jésus de vous aider à croire en Lui et et vous ne serez pas déçus !




