Archives de : octobre 2009

Un anniversaire quelque peu oublié …

internet

Alors que nous vivons une année riche en commémorations, comme le cent-cinquantenaire de la publication de L’Origine des espèces, le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin, ou plus récemment le cinquantenaire des aventures de notre gaulois préféré, un anniversaire est passé quasiment inaperçu : celui des 40 ans de la première connexion internet, le 29 octobre.

En quarante ans énormément de choses ont changé. L’immense majorité des citoyens de l’Occident a accès à internet. La blogosphère a littéralement explosé. Il suffit aujourd’hui de quelques clics pour trouver une information qu’on aurait pu passer des heures à chercher auparavant.

Cette facilité d’accès à l’information ne va pas sans quelques aspects négatifs. Comment traiter toutes ces informations ? La désinformation n’est jamais très loin. L’information brute n’est pas à prendre comme parole d’évangile. Sachons vérifier les informations dont nous disposons, les analyser, avant de se lancer tête baissée dans l’erreur.

Oui, internet est un outil fabuleux. Mais restons conscients que l’on peut y trouver du très bon comme du moins bon.

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La résurrection (6) – Conclusion

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Nous avons examiné les évènements historiques en relation avec la résurrection de Jésus et les explications naturalistes de ces évènements.
Mais qu’est-ce que cela change ? Quelle importance ? Et quel impact des évènements vieux de presque 2000 ans pourraient-ils avoir aujourd’hui ?

Les librairies regorgent de livres ou de bandes dessinées sur le thème de la « théorie du complot » … Jésus n’est pas mort sur la croix, ses disciples sont à l’origine d’une croyance basée sur le mensonge qui a perduré depuis. L’Homme a souvent tendance a vouloir trouver des explications « rationnelles » à des évènements qui lui semblent irrationnels. Les évènements entourant la résurrection ne font pas exception. Si nous pouvions expliquer ces évènements sans faire appel à une intervention surnaturelle, nous n’aurions plus aucune raison de croire ! C’est ce que l’apôtre Paul explique dans son Epître aux Corinthiens :

Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité d’entre les morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a pas de résurrection des morts? S’il n’y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine. »*

Mais, si Jésus est réellement ressuscité d’entre les morts … Qu’est-ce que cela change ?
Tout ! Si la résurrection a vraiment eu lieu, c’est une preuve que Dieu existe. Qu’il nous aime suffisamment pour désirer avoir une relation personnelle avec chacun d’entre nous, relation rendue possible par ce qui s’est passé à la Croix, mais surtout par ce qui s’est passé dans le tombeau. La résurrection de Jésus est la preuve que la mort n’est pas la fin.
Enfin, si la résurrection a réellement eut lieu, nous ferions bien d’écouter ce que Dieu a à nous dire dans Sa révélation … la Bible.

Vous pouvez lire la série d’articles sur la résurrection ici :
La résurrection (1) – Introduction
La résurrection (2) – Les faits historiques 1/2
La résurrection (3) – Les faits historiques 2/2
La résurrection (4) – Les différentes explications naturalistes 1/2
La résurrection (5) – Les différentes explications naturalistes 2/2

*- 1 Corinthiens 15.12-14

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Citation du dimanche: Francis Schaeffer sur l’insatisfaction

Qu’est-ce qui caractérise notre époque ? Le sentiment que nous habitons un univers impersonnel ; l’homme moderne n’admet pas l’existence d’un Etre personnel dans l’univers. Il n’existe de ce fait personne pour aimer l’homme, personne pour le consoler. Il a beau chercher désespérément du réconfort dans les relations horizontales et limitées de la vie, il n’est pas satisfait.
L’art, la musique, la littérature, le théâtre le laissent dans une impasse ; dans les relations humaines, et dans l’acte sexuel, il ne finit par rencontrer qu’une désolante stérilité et une effroyable laideur. »

- Francis A. Schaeffer

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Chrétien au 21e siècle, un suicide intellectuel ? (5)

tHabermas_6_RGBGary Habermas (doctorat de l’Université de l’Etat du Michigan) est Professeur Distingué de Recherche et Directeur du Département de Philosophie et de Théologie de la Liberty University. Il enseigne également dans le programme de doctorat au Séminaire Théologique Baptiste de Liberty.
Il a publié 36 livres (dont 18 sur la résurrection de Jésus), le dernier en date étant Did the Resurrection happen ? (avec Antony Flew et David Baggett, publié chez InterVarsity Press).
D’autres sujets abordés comprennent le Jésus historique, la souffrance religieuse, et la souffrance personnelle.
Il a également écrit plus de 65 chapitres, essais ou articles parus dans d’autres livres, et plus de 100 articles publiés dans des revues et autres périodiques.
Il a été Professeur Associé ou Professeur Adjoint, enseignant plus de 40 cours dans 15 programmes de troisième cycle universitaire et séminaires, aux Etats-Unis et à l’étranger.
Vous pouvez consulter son site internet ici : www.GaryHabermas.com

Lire l’interview en anglais ici.

Question 1 : Gary Habermas, diriez-vous que vous avez commis un suicide intellectuel quand vous êtes devenu chrétien ?
Je suis devenu chrétien à un jeune âge, mais par la suite j’ai connu une très longue période de profond doute (lire plus bas). L’expérience et la poursuite de ces questions m’ont propulsées dans la recherche, durant plusieurs décennies de ma vie, de ce qu’on pourrait appeler les grandes questions de la vie. Après avoir écrit trente-six livres ainsi que des dizaines d’autres publications, et avoir participé à de nombreux débats, je dirais sans hésiter que j’ai plus confiance dans la vérité du christianisme aujourd’hui que jamais auparavant. Je dirais ainsi sans équivoque que, loin d’avoir commis un suicide intellectuel, je crois fermement que le christianisme explique la nature de l’univers bien mieux qu’aucune autre philosophie ou religion.

Question 2 : Quelles questions vous ont particulièrement touché dans votre cheminement ? Comment en êtes-vous venu à accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel ? Y a-t-il eu des arguments qui ont joué un rôle particulier dans votre conversion ?
En tant qu’enfant, j’avais mis ma confiance en Jésus-Christ, et j’ai été élevé dans un foyer chrétien. Mais arrivé à l’adolescence, j’ai commencé un très long pèlerinage qui a duré plus de dix ans. J’ai énormément lu et étudié, surtout dans les domaines de la philosophie, du libéralisme théologique dans l’Allemagne du XIXe siècle, et des religions du monde. Je me suis concentré en particulier sur le naturalisme philosophique et sur les idées de sceptiques comme le philosophe écossais David Hume, le théologien critique allemand David Strauss, le penseur français Ernest Renan, ainsi que sur le domaine de la mythologie antique. Pour moi, il ne s’agissait certainement pas de tout faire rentrer, coûte que coûte, dans une « boîte chrétienne ».
Les membres de ma famille et mes amis se rappelleront probablement sur quels chemins étranges mes recherches m’ont mené. Par beaucoup de recherches poussées, de visites personnelles et de discussions avec des croyants d’autres convictions, j’ai suivi des philosophies et des religions à la fois marginales et plus répandues.
Je discutais avec des chrétiens en leur disant qu’ils se trompaient à propos de la théologie fondamentale.
A un moment j’ai cru que j’étais en train de devenir bouddhiste et que j’avais déjà mis un pied dans cette foi.
Durant ces recherches, de nombreux sujets m’ont fasciné. Je me suis centré sur le domaine de l’apologétique, étudiant les arguments en faveur des systèmes chrétien et non chrétien. Ma conclusion fut que certains arguments en faveur du christianisme, bien que fascinants, ne pouvaient ni clore le débat ni poser les bases pour la foi. Et je rejetai catégoriquement certaines prétendues raisons pour être chrétien.
Parfois, je fus révolté de découvrir les raisons pour lesquelles les chrétiens croyaient ce qu’ils croyaient. Sans aucun doute, un sujet est ressorti du lot durant cette période comme étant plus prometteur qu’aucun autre : les arguments en faveur de la résurrection de Jésus.
Très vite, j’ai compris que si Jésus avait été ressuscité d’entre les morts dans l’histoire de l’espace et du temps, ce serait de très loin la plus forte indication que Jésus était qui il prétendait être.
Mais à cette époque, je n’avais connaissance ni des preuves en faveur de la résurrection ni de bonnes raisons permettant de conclure que Jésus se considérait être une divinité.
C’est seulement des années plus tard, après dix-huit livres sur le sujet ainsi que des débats et des dialogues avec certains des esprits les plus brillants du moment, que je fus convaincu que la résurrection était de loin la meilleure explication des faits historiques – faits sur lesquels la quasi-totalité des experts critiques s’accorde –, mais également que cet événement était la plus forte indication de l’identité de Jésus. Toute personne intéressée pourra se fournir certaines de ces études sur mon site internet : www.GaryHabermas.com

Question 3 : A quelles questions êtes-vous le plus souvent confronté dans le cadre de votre ministère ?
Occasionnellement, on me pose des questions concernant les faits, portant sur des sujets tels que la fiabilité du Nouveau Testament, les détails de la vie du Jésus historique, ou en particulier sa résurrection.
Je peux volontiers annoncer, après des décennies de recherche, que le christianisme s’en sort remarquablement bien quand il s’agit d’enquête historique sur ces questions.
Toutefois, on remarque rarement que les recherches soulignent le fait que la majorité des doutes religieux, y compris les nombreuses questions de non-croyants, a tendance à être de nature plus émotionnelle. Autrement dit, bien que les questions peuvent très souvent sembler être de nature plus factuelle, elles émanent très fréquemment d’états émotionnels désemparés. En tant que telles, ces questions ne trouvent de manière générale aucune réponse dans des considérations logiques. Les techniques les plus efficaces se rapprochent plutôt de celles qu’on enseigne dans des approches cognitives ou cognitivo comportementales.
On entend souvent dire que les plus grandes objections à la religion concernent des problèmes en lien avec la douleur et la souffrance personnelles. Mon point de vue sur la question a totalement changé quand mon épouse – nous étions mariés depuis vingt-trois ans – est morte d’un cancer en 1995. Je pensais que mes doutes feraient leur retour. Ce ne fut pas le cas, ce pour quoi je suis très reconnaissant envers Dieu.
Curieusement, les plaintes émotionnelles contre Dieu surviennent dans des périodes de souffrance personnelle.
Dans l’accumulation de témoignages de ceux ayant fait face à de terribles souffrances psychologiques, les objections ne réclament pas des réponses factuelles détaillées et dénuées de passion, telles qu’on pourrait en trouver dans un manuel, mais elles demandent des rectifications émotionnelles.
Encore une fois, les personnes intéressées par certains de ces détails pourront se fournir diverses conférences audio et vidéo sur www.GaryHabermas.com (on peut aussi y trouver mes deux livres épuisés sur le thème du doute religieux, sous l’onglet « Books »).

Question 4 : Quel message aimeriez-vous adresser aux Français(es) qui lisent cette interview ?
Dans une grande partie du monde occidental d’aujourd’hui, le naturalisme philosophique de divers acabits domine les sphères intellectuelles. Pourtant, il y a des signes qui montrent actuellement que la forteresse naturaliste est en train de s’effondrer. Par exemple, de nouvelles études dans les sciences cognitives défendent des approches différentes. Des domaines philosophiques qui étaient encore tabou il y a quelques dizaines d’années, comme ceux de l’existence de Dieu, d’un au-delà, ainsi que la prière d’intercession et même certaines histoires de « miracles », gagnent non seulement une popularité croissante, mais aussi un formidable soutien.
Si on y ajoute certains des domaines historiques mentionnés ici, comme la nature des écrits du Nouveau Testament, le Jésus historique, et en particulier la résurrection, on peut commencer à brosser un tableau complet du christianisme orthodoxe. Les temps présents sont réellement nouveaux et passionnants.
Mais même au-delà des préoccupations de logique, on a laissé entrevoir ci-dessus le fait que les besoins émotionnels pourraient être bien plus répandus aujourd’hui dans un monde affamé d’amour et de relation.
A mon avis, s’occuper de notre douleur émotionnelle nous aide à brosser un tableau complet en comblant le vide d’un paysage limité à la seule logique. Quand les deux sont réunies, il y a d’excellentes raisons de connaître la joie la plus profonde disponible aujourd’hui.

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Citation du dimanche: F.F. Bruce sur le Nouveau Testament

ff bruceLes preuves en faveur des écrits du Nouveau Testament sont encore meilleures que les preuves en faveur de plusieurs écrits d’auteurs classiques, l’authenticité de ces derniers est hors de question. Et si le Nouveau Testament était une collection d’écrits séculiers, leur authenticité serait indubitablement acceptée. C’est un fait curieux que les historiens ont souvent été plus portés à placer leur confiance dans le Nouveau Testament que l’ont été bien des théologiens. »

- F.F. Bruce

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Einstein et le problème du mal

Cette courte vidéo, réalisée pour le Gouvernement de la République de Macédoine (Ministère de l’Éducation et des Sciences) en faveur du retour de la religion à l’école, a fait le tour du Web en quelques semaines. Dans cette vidéo, un enfant (Albert Einstein) réfute son professeur sur la question de l’existence de Dieu et du mal.



Einstein et le problème du mal

Beaucoup de personnes furent déconcertées suite à la diffusion de cette vidéo. Einstein n’était-il pas athée1 ? Ou plutôt n’était-il pas panthéiste2 ?
En fait peu importe ici. Peu importe aussi que Albert Einstein ait réellement dit cela ou pas, puisque nous allons nous arrêter quelques instants sur la réponse de l’élève à son professeur.
Selon l’enseignant, puisque Dieu a créé toutes choses, alors il a aussi créé le mal. Donc Dieu ne peut être bon. Voici la réponse de l’élève:

Le mal est ce qui se passe quand les hommes n’ont pas l’amour de Dieu dans leur cœur. »

Il s’agit d’une théodicée (c’est-à-dire d’une justification du mal) dite de l’absence. Saint Augustin est le premier à l’avoir formulée. Dans cette théodicée le mal est défini comme l’absence de bien. L’argument est le suivant : Dieu est bon, tout ce qui est mauvais ou mal est l’absence de Dieu. Par conséquent, Dieu n’est pas responsable des catastrophes, tragédies, etc. …

L’illustration prise par l’élève est celle du froid qui n’a pas d’existence physique. Plutôt, le froid est l’absence de chaleur. L’activité moléculaire crée la chaleur. Le froid est l’absence d’activité moléculaire.

À mon sens, les deux syllogismes suivants qui structurent l’argument sont valides :
1- Toutes choses créées par Dieu sont bonnes, or le mal n’est pas une bonne chose. Donc Dieu n’a pas créé le mal.
2- Si Dieu a créé toutes choses, et si Dieu n’a pas créé le mal, alors le mal n’est pas une chose (il n’existe pas en tant que tel).

Mais avons-nous de bonnes raisons de croire que Dieu est bon ? Et avons-nous de bonnes raisons de croire que le mal n’existe pas en tant que tel ?


1- “Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit de la faiblesse humaine, la Bible une collection de légendes honorables, quoique purement primitives, qui sont quand même très enfantines. Aucune interprétation aussi subtile soit-elle ne peut changer cela (pour moi) … » Albert Einstein.
Source : www.lettersofnote.com
2- Lorsqu’en 1929, le Rabbin Herbert S. Goldstein lui demande « Croyez-vous en Dieu ? », Einstein répond : « Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains. » Source : wikipedia.

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La résurrection (5) – Les différentes explications naturalistes 2/2

Théorie n°3: Le mauvais tombeau

Selon cette théorie, les disciples se seraient rendus au mauvais tombeau.
On peut relever six problèmes majeurs:
. Même si les disciples s’étaient rendus au mauvais tombeau, cela n’explique pas leur conviction d’avoir vu Jésus ressuscité.
. Les évangiles rapportent que le tombeau vide n’a convaincu personne de la résurrection de Jésus, mis à part Jean.
. Paul s’est converti après avoir vu Jésus ressuscité, pas à cause du tombeau vide.
. La même chose peut être dite pour Jacques.
. Aucune source ne soutient cette théorie. Si les disciples s’étaient réellement rendus au mauvais tombeau, les autorités juives et romaines n’auraient eu qu’à se rendre au bon tombeau, exhumer le corps, le montrer publiquement pour faire taire les rumeurs. Mais pas un seul expert critique de la résurrection n’a défendu cette théorie durant les premiers siècles du christianisme.
. Les données suggèrent que l’emplacement du tombeau était connu. Joseph d’Arimathée demanda l’autorisation de prendre le corps de Jésus et de le placer dans le tombeau lui appartenant. Etant un membre du Sanhédrin, il aurait contredit l’affirmation que Jésus avait été mis dans son tombeau si tel n’avait pas été le cas. Si Joseph d’Arimathée était un personnage fictif inventé par les disciples, les autorités juives auraient renié son existence.

Théorie n°4: La mort apparente ou l’évanouissement

La crucifixion de Jésus est un événement historiquement certain. Mais peut-on en dire autant de sa mort? Se pourrait-il qu’il ait été descendu de la croix alors qu’il s’était évanoui, et qu’il ait repris connaissance dans le tombeau ?
Il existe 3 problèmes majeurs avec cette théorie:
. Un tel événement semble peu probable étant donné ce qu’on sait de la flagellation et de la crucifixion. Dans Guerre des Juifs, Flavius Josèphe dit d’un homme ayant subi une flagellation qu’il avait été « déchiré de coups de fouet jusqu’à l’os ». Afin de pouvoir respirer, la victime devait se soulever par les mains et les pieds, ce qui lui causait à chaque mouvement d’atroces douleurs. Au bout d’un certain temps, épuisée par l’effort, la douleur, la perte de sang, et gagnée par les crampes, la victime ne pouvait plus se soulever pour respirer, et mourait le plus souvent par asphyxie. Pour hâter sa mort, les soldats brisaient parfois les jambes de la victime (la crucifracture1 ). Le récit biblique rapporte que les deux brigands crucifiés en même temps que Jésus eurent les jambes brisées, mais que les soldats romains n’en firent pas de même pour Jésus, ayant constaté qu’il était déjà mort. De plus, Jésus eut le côté percé. Dans un article paru dans le Journal of American Medical Association le 21 mars 1986, William D.Edwards, Wesley J.Gabel et Floyd E.Hosmer affirment qu’ « Une chose est claire: le poids des preuves historiques et médicales montre que Jésus était mort avant que son côté n’eût été percé; il corrobore une conception traditionnelle selon laquelle le glaive, enfoncé entre ses côtes, aurait probablement percé le poumon, mais aussi le péricarde et le cœur, et ainsi serait survenue la mort. En conséquence, les interprétations fondées sur la supposition que Jésus ne mourut pas sur la croix apparaissent en totale contradiction avec les connaissances médicales modernes »2 .
. Le sceptique David Friedrich Strauss, qui pensait que la théorie de l’hallucination pouvait expliquer les apparitions de Jésus, a fini par contredire la théorie de l’évanouissement : « Il est impossible qu’un être qui se serait extrait à demi mort du sépulcre, qui se serait traîné faible et malade, sans soins médicaux, qui aurait eu besoin d’avoir ses plaies pansées, de retrouver des forces et de trouver de la pitié, qui pour finir aurait succombé à ses souffrances, ait pu donner à ses disciples l’impression à ses disciples qu’il était le Conquérant de la mort et de la tombe, lui le Prince de la vie, impression à la base de leur ministère futur. Semblable réanimation aurait eu pour seul effet d’affaiblir l’impression qu’il leur avait donnée dans la vie et la mort; tout au plus, aurait-elle pu avoir une voix élégiaque, mais elle n’aurait en aucun cas été capable de changer leur deuil en enthousiasme, d’élever leur respect au niveau de l’adoration. »3
. La théorie de la « mort apparente » ne peut pas rendre compte du changement radical de Paul. Paul rapporte s’être converti après avoir fait l’expérience d’une apparition glorieuse de Jésus (Actes 9 ; Philippiens 3.21).

Théorie n°5: Les hallucinations

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On peut citer trois théories d’explication naturaliste ,regroupées sous le nom plus général d’ »hallucinations » :

Délire: avoir une fausse croyance avec la conviction qu’elle est vraie malgré des preuves qui invalident sa vérité.
Hallucination: fausse perception de quelque chose qui n’est pas là.
Illusion: perception distordue de quelque chose qui est là.

1°) Les hallucinations

Se pourrait-il que les apparitions de Jésus aux disciples soient le fruit d’hallucinations?

On peut noter plusieurs objections à cette explication :
. Une hallucination se déroule dans l’esprit d’un individu, et est donc propre à celui-ci. Il n’y a pas d’expérience collective. Il se peut que tous les membres d’un groupe soient dans un état d’esprit facilitant une hallucination, mais chaque individu expérimentera une hallucination différente. Dans ce sens, une hallucination est un peu comme un rêve. Les disciples affirmèrent en tant que groupe que Jésus leur était apparu. Dans le credo de 1 Corinthiens 15, trois apparitions à des groupes sont mentionnées – les douze, 500 personnes, tous les apôtres. Des apparitions à des groupes sont également mentionnées dans les évangiles et les Actes (Luc 24.33-36; Matthieu 28.9, 16-20; Marc 19.7; Jean 20.19-30; 21.1-22; Actes 1.3-9).
. Les hallucinations ne peuvent pas expliquer le tombeau vide. Même si les douze apôtres, Paul et Jacques avaient été victimes d’hallucinations, le corps aurait toujours été dans le tombeau.
. Les hallucinations ne peuvent pas expliquer la conversion de Paul. Même si des hallucinations pourraient expliquer les apparitions aux disciples, comment expliquer l’expérience bouleversante de Paul ? Il ne semble pas avoir été dans l’état d’esprit nécessaire pour avoir des hallucinations dans lesquelles il voyait Jésus ressuscité. Il haïssait à la fois Jésus et ses disciples, et croyait que c’était la volonté de Dieu de les stopper. Il était loin d’être bouleversé par la mort de Jésus.
. Les hallucinations ne peuvent expliquer la conversion de Jacques. Etant un juif pieux, il est peu probable qu’il ait expérimenté une hallucination suffisamment forte pour le convaincre de changer de convictions religieuses, convictions qui, si elles étaient fausses, le condamneraient au châtiment éternel.
. Il y a trop de variations individuelles. Jésus est apparu à des individus, des groupes, des amis, des ennemis, des hommes et des femmes, à de nombreuses reprises, et ce pendant quarante jours. Il est tout simplement impossible que toutes ces personnes aient été dans le même état d’esprit.

2°) Le délire

S’il est impossible d’expliquer les faits par une hallucination collective, ceux-ci peuvent-ils s’expliquer par un délire ?
Les délires religieux sont relativement fréquents … Marshall Applewhite de l’Eglise de Vénus se suicida en 1997 avec 38 de ses disciples, persuadé qu’une navette spatiale cachée derrière la comète Hale-Bopp les récupèrerait après l’évènement. Des membres de sectes qui suivaient Jim Jones (Peoples Temple, 1978) et David Koresh (Branch Davidians, 1993) moururent également volontairement avec l’espoir que leur leader les mènerait vers un meilleur endroit dans l’éternité. Se pourrait-il que le leader charismatique Paul ait convaincu les disciples qu’ils avaient vu Jésus ressuscité?

Les délires sont une explication qui pose problème pour plusieurs raisons.
. Ils ne peuvent pas expliquer la conversion du persécuteur Paul.
. Ils ne peuvent pas expliquer la conversion du sceptique Jacques. Les « candidats » au délire croient quelque chose qui dépasse leur logique. Certains accusent les disciples d’être dans cet état d’esprit car ils désiraient vraiment que Jésus soit avec eux, mais ni Paul ni Jacques ne semblent avoir désiré que Jésus soit en vie.
. Ils ne peuvent expliquer le tombeau vide.

3°) La vision

De nombreux écrits religieux, de l’Antiquité à aujourd’hui, font état d’apparitions divines sous forme de vision. Certains critiques affirment que les apparitions de Jésus à ses disciples tombent dans cette catégorie, et ne sont donc pas plus crédibles que les visions des autres écrits religieux.
Le terme « vision » en lui-même est plutôt vague; Que veut dire le sceptique quand il l’emploie?
. Il peut s’agir d’un genre littéraire. Dans ce cas on se rapportera au paragraphe sur la théorie de la légende.
. Une vision dite objective ne fait pas appel aux sens naturels. Toutefois, l’objet vu est réel, et non pas imaginaire (exemple d’Etienne dans Actes 7.55-56, de Cornélius et de Pierre dans Actes 10.1-16, et de Jean dans le livre de l’Apocalypse). Si le terme est utilisé dans ce sens, le sceptique doit alors admettre que Jésus est ressuscité.
. Le sens du mot « vision » employé par les sceptiques est donc probablement celui d’une vision dite subjective, qui est le produit de notre esprit et n’a ni cause ni réalité en dehors de celui-ci. Une telle vision se rapproche d’une hallucination ou d’un rêve. On pourrait dire qu’une vision subjective est une hallucination ou un rêve à contenu religieux.

Ainsi, la vision – objective et subjective – est problématique. Si la vision était objective, nous avons toujours un Jésus ressuscité. Le mieux qu’une vision objective peut faire est d’éviter de faire appel à une résurrection corporelle. Mais il y a quand même résurrection. Si la vision était subjective, cela implique qu’elle était le fruit d’une sorte d’hallucination.
De plus, aucune cause psychologique avancée pour expliquer les apparitions ne peut justifier le tombeau vide.
On peut également souligner le fait que la compréhension qu’avaient les Juifs de la résurrection impliquait nécessairement une résurrection corporelle, et non pas seulement spirituelle.

1 – Evangile de Jean, 19.31-33.

2On the physical death of Jesus

3 – David Friedrich Strauss, A new life of Jesus.

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Citation du dimanche: C.S. Lewis sur l’arrogance

L’homme fier a toujours un regard condescendant sur les choses et les gens : et bien sur, aussi longtemps que vous regardez vers le bas, vous ne pouvez voir au dessus de vous.»

C.S. Lewis, Les fondements du Christianisme.

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Chrétien au 21e siècle, un suicide intellectuel ? (4)

Stuart McAllister, né en Ecosse, a vu sa vie changée par Christ à l’âge de vingt ans. Son désir de servir Dieu et d’approfondir sa compréhension de la foi l’ont mené à rejoindre Opération Mobilisation en 1978. Cet engagement le mena en Yougoslavie, où il fut emprisonné pendant 40 jours pour avoir distribué de la littérature chrétienne. Après avoir été relâché, il continua à prêcher l’Evangile dans des pays communistes, ce qui résulta en d’autres peines de prison. Stuart se joignit à Ravi Zacharias International Ministries en 1998 comme Directeur International et travaille aujourd’hui comme Vice-Président de la formation et des projets spéciaux. Avec un emploi du temps chargé en déplacements tout autour de la planète, Stuart intervient dans des églises et d’autres forums.

Lire l’entretien en anglais.

Question 1 : Stuart McAllister, diriez-vous que vous avez commis un suicide intellectuel quand vous êtes devenu chrétien ?
Je suis en profond désaccord avec toute notion de suicide intellectuel quand il s’agit de la connaissance de Dieu. Dans mon cas, ce fut exactement l’inverse. Ce fut un réveil ! Premièrement une prise de conscience que Dieu était là, et que la réalité était plus grande que je ne pensais ou comprenais auparavant … Deuxièmement, une prise de conscience du rôle de la Bible et de sa lecture comme élément central de la foi chrétienne. Rapidement, j’ai appris à explorer ma foi. J’ai aussi appris que dans cette exploration, les questions étaient abondantes. Je n’étais jamais découragé de poser mes questions, même les plus difficiles. Je crois que je peux vraiment et sincèrement dire que mon esprit, ma pensée, et ma capacité à raisonner ont été stimulés et encouragés par ma foi. En effet, sans le profond défi à mon athéisme assumé, je n’aurais peut-être jamais accordé d’importance à des questions sérieuses.

Question 2 : Quelles questions vous ont particulièrement touché dans votre cheminement ? Comment en êtes-vous venu à accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel ? Y a-t-il eu des arguments qui ont joué un rôle particulier dans votre conversion ?
Les questions qui m’ont le plus particulièrement touché étaient de savoir si un Dieu existait vraiment ou non et, bien sûr, si Jésus était, ou pouvait être dans un sens, le vrai Dieu. Ayant grandi dans les années cinquante, j’ai été élevé avec des attentes scientifiques, et il me semblait évident que toutes les questions avaient des solutions naturelles. Une jeune femme avec qui j’avais une relation me demanda un jour ce que je pensais de Dieu. Ma réponse fut brève : rien ! Il n’y avait pas de place dans mes pensées pour Dieu et je n’avais pas besoin de quelque chose en dehors de l’expérience (je voyais les choses de cette manière). Cette jeune femme m’annonça un jour qu’elle avait « rencontré Christ ». Cela me perturba. Que voulait-elle dire ? Pourquoi proférait-elle de telles absurdités ? Quoi qu’il en soit, quelque chose avait changé dans sa vie, et elle était assez catégorique sur le fait que c’était Dieu qui l’avait confrontée. Cette expérience nous poussa à nous séparer. Quelques semaines plus tard, elle m’appela et m’invita à rencontrer ses nouveaux amis, qui croyaient en Dieu et qui maintenant l’accompagnaient dans son nouveau cheminement de foi. J’allai faire leur connaissance, déterminé à les humilier et à réduire leurs prétentions en morceaux. Je fus confronté à une présentation sérieuse des évènements de l’histoire, à des raisons de croire que Jésus était Dieu, et à des arguments en faveur de la résurrection. Je dois confesser que je n’avais jamais rien entendu de la sorte auparavant et que je n’y avais jamais sérieusement réfléchi. Ce fut pour moi un moment Pascalien. J’avais le sentiment qu’il « pourrait bien » y avoir un Dieu après tout, et que si tel était le cas, cela changerait tout. Cette nuit-là je priai pour la première fois et je découvris que c’était réel. Ce fut un changement de paradigme pour moi, et le « processus de pensée » qui s’en est suivit n’a jamais cessé.

Question 3 : A quelles questions êtes-vous le plus souvent confronté dans le cadre de votre ministère ?
Dans notre travail, nous sommes le plus souvent confronté à des questions comme : La foi et la science ne sont-elles pas mutuellement exclusives ? Comment puis-je croire que Christ est le seul chemin vers Dieu ? N’est-il pas évident que la religion n’est qu’un phénomène naturel ou une construction sociale ? Nous oscillons entre un naturalisme confiant et un pluralisme confus qui prétend que toutes les croyances sont – de manière égale – vraies ou fausses, selon ce qui nous motive en tant qu’êtres doués de pensée. C’est face à ces objections sérieuses, ainsi que beaucoup d’autres, que je vis avec profonde une confiance que Dieu est réel, présent, plein d’amour et de grâce envers tous ceux qui le cherchent.

Question 4 : Quel message aimeriez-vous adresser aux français(es) qui lisent cette interview ?
Le peuple français a une histoire riche et un énorme héritage culturel. Quoi qu’il en soit, la France montre (par moments) de nombreux signes du mal, de l’ennui et des tensions que la modernité et les soi-disants Lumières ont entraîné dans leur sillage. Il n’est pas nécessaire d’éteindre son esprit, d’abandonner la science, l’art ou la culture, pour connaître Dieu et le suivre. Il s’agit simplement de voir qui nous sommes et ce que nous sommes, de reconnaître que nous avons besoin d’aide et que nous pouvons faire partie d’une histoire et d’un destin plus grands, et d’avoir une espérance vivante. Partout dans le monde, des hommes et des femmes à l’intelligence et à la réflexion hors-pairs confessent que Dieu est leur sauveur. Ces personnes travaillent aussi dans des universités, des gouvernements et des médias en tant que membres actifs de la société et croyants actifs. Mon espoir et ma prière est que de nombreux français se joindront à eux.

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Citation du dimanche: Blaise Pascal sur la condition humaine

On démarre une nouvelle série sur RDC ! À partir d’aujourd’hui et tous les dimanches, retrouvez des citations de penseurs français et anglais en rapport avec l’apologétique. Ce dimanche, nous commençons avec un des mes auteurs préférés: Blaise Pascal sur « le vide en forme de Dieu » à l’intérieur de tout homme.

Il y eut autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace vide qu’il essaie de remplir inutilement avec tout ce qui l’environne, recherchant dans les choses absentes le secours qu’il n’obtient pas dans les présentes. Or, toutes sont inadéquates, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire Dieu même.

Blaise Pascal, Pensées, Éditions L. Brunschvicg, n°425, Paris, Hachette.

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