Archives de : avril 2010

Pourquoi lire l’Ancien Testament ?

J’écris cet article suite à la série sur les génocides dans l’Ancien Testament et en guise d’apéro pour le challenge « À vous de jouer ». J’aimerais offrir 3 raisons de lire l’Ancien Testament (AT). Lire l’AT permet d’obtenir :

1. Une vision plus vaste du plan de Dieu révélé dans la Bible

Pour beaucoup de personnes, le christianisme n’a commencé qu’avec l’arrivée de Jésus. Or, c’est faux. La naissance de Jésus est la suite d’un plan qui a démarré en Genèse (cf. Gn 3.15). L’AT offre un cadre, une vision du monde, qui est ensuite présupposé dans le NT. Ne pas lire l’AT, c’est se priver d’une compréhension vaste et merveilleuse du plan de Dieu.

2. Une connaissance plus intégrale du Dieu de la Bible

Il n’est pas rare d’entendre dans la rue que le Dieu dans l’AT est différent du Dieu du Nouveau Testament (NT). Le Dieu dans l’AT étant un Dieu de colère; tandis que le Dieu du NT est un Dieu d’amour. Or, c’est faux. La Bible dans son ensemble révèle Dieu comme étant amour, patient, souverain, fidèle, juste, miséricordieux, sage, bon, joyeux, etc. … Ne pas lire l’AT, c’est refuser de connaître complètement Dieu.

3. Une appréciation plus intime de la personne de Jésus-Christ et de l’Évangile

Dans l’AT, Dieu avait préparé son peuple à recevoir et comprendre la personne et le ministère de Christ. Et même si celui-ci a refusé de voir en Jésus le Messie promis et attendu, l’AT est le cadre qui permet d’interpréter et d’apprécier plus justement la personne et le rôle de Jésus-Christ. Ne pas lire l’AT, c’est donc se priver d’une compréhension plus juste et complète de l’Évangile.

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Vive l’objectivité !

Encore un « numéro spécial » sur ce fléau qu’est la religion …

Il s’agit de nous mettre en garde contre ces « cléricalismes qui menacent la planète ». Pas une seule définition de ce qu’est ce fameux cléricalisme, mais on devine vite qu’il s’agit en fait des religions. Ou plutôt du « fanatisme religieux ». Quoique les journalistes ne semblent faire aucune distinction. Débarassons-nous de toutes les religions ! Nous allons tout droit vers un nouvel âge sombre :

Quelle année, quel jour et en quelle saison les lumières se sont-elles éteintes ? Y a-t-il une datation possible à partir de laquelle pourront travailler les archivistes du futur quand ils tenteront de dégager les faits sous l’épitaphe qui recouvrira notre histoire : ‘Ci-gît la Raison aux côtés de son fidèle compagnon le Doute. Passant, ne prie pas mais souviens-toi !’ »

.

Le dossier entier se concentre sur les exemples les plus extrêmes et fanatiques. Classique, mais lassant. A-t-on le droit de juger un système pas ses excès ? C’est un peu comme si je voulais écrire un ouvrage de zoologie consacré aux mammifères en ayant pour unique source bibliographique Tom Tom et Nana vont au zoo La partie consacrée au mouvement évangélique américain répète les clichés habituels. Qui sont ces chrétiens ? Ce sont les fanatiques, bien entendu ! Les « zinzins du Christ », « accros du prophétisme » ou autres « camelots du Christ ». On trouve quand même un paragraphe consacré aux évangéliques français. Et l’auteur semble ne pas parvenir à se décider sur le terme qui convient : « évangélique » ou « évangéliste » ? A défaut de pouvoir trancher, on a droit à une alternance entre les deux.

Messieurs les journaliques, plutôt que de nous resservir ce sensationnalisme à toutes les sauces, pourriez-vous, s’il-vous-plaît, faire preuve d’un minimum d’objectivité ?

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Citation du dimanche: Cicéron sur la crucifixion

« Supplice extrémement cruel et abject. »

Cicéron, cité dans La croix, une puissance oubliée, Philippe Decorvet & Thierry Juvet, éditions Emmaüs, 2009, p 11.

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