Vive l’objectivité !

Encore un « numéro spécial » sur ce fléau qu’est la religion …

Il s’agit de nous mettre en garde contre ces « cléricalismes qui menacent la planète ». Pas une seule définition de ce qu’est ce fameux cléricalisme, mais on devine vite qu’il s’agit en fait des religions. Ou plutôt du « fanatisme religieux ». Quoique les journalistes ne semblent faire aucune distinction. Débarassons-nous de toutes les religions ! Nous allons tout droit vers un nouvel âge sombre :

Quelle année, quel jour et en quelle saison les lumières se sont-elles éteintes ? Y a-t-il une datation possible à partir de laquelle pourront travailler les archivistes du futur quand ils tenteront de dégager les faits sous l’épitaphe qui recouvrira notre histoire : ‘Ci-gît la Raison aux côtés de son fidèle compagnon le Doute. Passant, ne prie pas mais souviens-toi !’ »

.

Le dossier entier se concentre sur les exemples les plus extrêmes et fanatiques. Classique, mais lassant. A-t-on le droit de juger un système pas ses excès ? C’est un peu comme si je voulais écrire un ouvrage de zoologie consacré aux mammifères en ayant pour unique source bibliographique Tom Tom et Nana vont au zoo La partie consacrée au mouvement évangélique américain répète les clichés habituels. Qui sont ces chrétiens ? Ce sont les fanatiques, bien entendu ! Les « zinzins du Christ », « accros du prophétisme » ou autres « camelots du Christ ». On trouve quand même un paragraphe consacré aux évangéliques français. Et l’auteur semble ne pas parvenir à se décider sur le terme qui convient : « évangélique » ou « évangéliste » ? A défaut de pouvoir trancher, on a droit à une alternance entre les deux.

Messieurs les journaliques, plutôt que de nous resservir ce sensationnalisme à toutes les sauces, pourriez-vous, s’il-vous-plaît, faire preuve d’un minimum d’objectivité ?

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  • http://journaldunchretien.blogspot.com Vincent

    Je ne nie pas qu’ils ont une responsabilité morale, mais je pense que le problème vient aussi en partie du public.

    Beaucoup de gens ne veulent pas entendre qu’ils ont tort de penser ce qu’ils pensent : ils veulent se voir affirmés dans leurs opinions. Rares sont les athées qui lisent des livres qui défendent la foi, et rares sont les croyants qui lisent des traités d’athéologie.

    C’est pourtant par contraste qu’on apprend.