Beaucoup sont interpellés par les événements au Japon. Le tsunami provoqué par le tremblement de terre soulève de profondes questions : où est Dieu dans tout ça ? Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ?

Mais dans cette discussion, il est important de réaliser que ce n’est pas seulement le chrétien qui doit répondre à la question mais toutes les visions du monde (athéisme, bouddhisme, etc. …) : comment se fait-il que nous vivons dans un monde aussi hostile pour l’être humain ?

Je ne pense pas que l’athéisme soit le repli logique au problème de la souffrance. Parce que la réponse de l’athée au problème du mal sonne profondément creux. Du point naturaliste, le mal n’existe pas. Il n’existe pas une telle chose qu’on appelle « mal ».

Que pourrait répondre un athée à la souffrance d’un japonais qui a perdu sa famille dans la tragédie ?
- C’est le grand plan de l’univers : ta souffrance est sans signification, tu es juste une poussière dans un univers froid et aveugle.
- Ta souffrance est sans importance, la vie n’a pas de sens !
- Il n’y a rien après la mort, on cesse complétement d’exister.
- Les tsunamis arrivent juste comme ça, c’est une conséquence scientifique logique.

Êtes-vous choqués par ces affirmations ? Elles sont le produit de l’athéisme. Un monde sans Dieu conduit logiquement à une vie sans sens, sans valeurs absolues, sans but…

Est-ce que ces mots consolent ? Face à la tragédie et la souffrance, je ne pense pas. Non seulement, l’athéisme ne peut pas adresser le problème du mal sans contradiction interne, mais il n’a pas les ressources pour réconforter et apporter de l’espoir dans un monde corrompu par le mal.
L’athéisme n’est pas le repli logique à la souffrance.

Quelle est la réponse du christianisme au mal et à la souffrance ?

Dieu lui-même !

La personne de Dieu offre son réconfort et sa présence aux personnes en souffrance. Le Créateur de l’univers sait s’approcher d’un coeur en peine pour le réconforter. Ce dont l’homme a besoin dans un temps de souffrance, ce n’est pas des réponses à ces questions mais la présence d’une personne. Qui mieux que Dieu peut consoler les coeurs blessés ? Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a connu la souffrance. Il a été cloué sur une croix entre ciel et terre. Il sait ce que nous endurons. Dieu n’est pas insensible à notre souffrance. Un jour, il mettra fin à la souffrance de manière définitive. Il séchera nos larmes lui-même (Apocalypse 21.3-5). La création sera restaurée (Romains 8.19-23).

Dieu lui-même est la réponse ultime à la souffrance.

Ne nous trompons pas, le problème du mal n’est pas juste le problème du christianisme. Toutes les visions du monde doivent répondre au problème parce que le mal est au coeur de notre expérience humaine.