Top 10 : le sommaire

Jonathan Kitt

Voici le sommaire de notre prochaine série, Les dix questions les plus posées :

1- Comment le Canon du Nouveau Testament a-t-il été établi ? Pourquoi certains textes ont-ils été rejetés et pas d’autres ?

2- Comment les évangélistes ont-ils constitué leurs évangiles ?

3- Le Jésus des évangiles canoniques est-il le Jésus de l’Histoire ?

4- La Bible est pleine de contradictions !

5- Est-il possible de concilier le récit de la Genèse avec les données scientifiques actuelles ?

6- Si Dieu existe, pourquoi la souffrance ?

7- Croire en Dieu m’enlèvera ma liberté !

8- Pourquoi Jésus et pas un autre ?

9- Je n’ai pas besoin d’une « religion » pour mener une vie heureuse et morale.

10- Est-ce que l’embryon humain a la même valeur qu’un enfant pour la religion chrétienne ?

Pour établir cette liste, nous avons tenu compte des questions et objections les plus fréquentes, et avons essayé de les regrouper par « thèmes ». Les questions dans la liste ci-dessus ne sont pas classées en fonction du nombre de commentaires, mais en fonction de ces thèmes.

Merci à tou(te)s ceux (celles) qui ont posté des commentaires. Si vous voyez que votre question ne figure pas dans la liste, ne vous inquiétez pas ! Nous essaierons d’y répondre ultérieurement.

Nous publierons ces dix articles à raison d’un par semaine (l’ordre est susceptible de changer), et vous êtes bien sûr invités à poster vos commentaires et réflexions !

L’équipe Raisons de croire.

A venir …

Jonathan Kitt

Dans les prochaines semaines, nous publierons :

- De nouvelles interviews pour la série « Chrétien au XXIe siècle, un suicide intellectuel ? » Vous pouvez (re)lire les interviews déjà publiées ici : Eddy Yates, David Andrew Robertson, Yohann Tourne, Stuart McAllister, Gary Habermas.

- Une nouvelle série : les réponses au Top10 de vos questions.

Vive l’objectivité !

Jonathan Kitt

Encore un « numéro spécial » sur ce fléau qu’est la religion …

Il s’agit de nous mettre en garde contre ces « cléricalismes qui menacent la planète ». Pas une seule définition de ce qu’est ce fameux cléricalisme, mais on devine vite qu’il s’agit en fait des religions. Ou plutôt du « fanatisme religieux ». Quoique les journalistes ne semblent faire aucune distinction. Débarassons-nous de toutes les religions ! Nous allons tout droit vers un nouvel âge sombre :

Quelle année, quel jour et en quelle saison les lumières se sont-elles éteintes ? Y a-t-il une datation possible à partir de laquelle pourront travailler les archivistes du futur quand ils tenteront de dégager les faits sous l’épitaphe qui recouvrira notre histoire : ‘Ci-gît la Raison aux côtés de son fidèle compagnon le Doute. Passant, ne prie pas mais souviens-toi !’ »

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Le dossier entier se concentre sur les exemples les plus extrêmes et fanatiques. Classique, mais lassant. A-t-on le droit de juger un système pas ses excès ? C’est un peu comme si je voulais écrire un ouvrage de zoologie consacré aux mammifères en ayant pour unique source bibliographique Tom Tom et Nana vont au zoo La partie consacrée au mouvement évangélique américain répète les clichés habituels. Qui sont ces chrétiens ? Ce sont les fanatiques, bien entendu ! Les « zinzins du Christ », « accros du prophétisme » ou autres « camelots du Christ ». On trouve quand même un paragraphe consacré aux évangéliques français. Et l’auteur semble ne pas parvenir à se décider sur le terme qui convient : « évangélique » ou « évangéliste » ? A défaut de pouvoir trancher, on a droit à une alternance entre les deux.

Messieurs les journaliques, plutôt que de nous resservir ce sensationnalisme à toutes les sauces, pourriez-vous, s’il-vous-plaît, faire preuve d’un minimum d’objectivité ?

Citation du dimanche : Luc Ferry sur les droits de l’Homme

Jonathan Kitt

En s’appuyant sur une définition de la personne humaine et sur une pensée inédite de l’amour, le christianisme va laisser des traces incomparables dans l’histoire des idées (…) Il est tout à fait clair que, sans cette valorisation typiquement chrétienne de la personne humaine, de l’individu comme tel, jamais la philosophie des droits de l’homme à laquelle nous sommes si attachés aujourd’hui n’aurait vu le jour . »

- Luc Ferry, Apprendre à vivre – Traité de philosophie à l’usage des jeunes générations, Plon, 2006, p. 75-76.

Citation du dimanche : Paul Henri Thiry d’Holbach sur la religion

Jonathan Kitt

Les hommes, pour la plupart, ne tiennent à leur religion que par habitude. Ils n’ont jamais examiné sérieusement les raisons qui les y attachent, les motifs de leur conduite, les fondements de leurs opinions. Ainsi la chose que tous regardent comme la plus importante pour eux fut toujours celle qu’ils craignirent le plus d’approfondir. Ils suivent les routes que leurs pères leur ont tracées ; ils croient parce qu’on leur a dit dès l’enfance qu’il fallait croire ; ils espèrent parce que leurs ancêtres ont espéré ; ils tremblent parce que leurs devanciers ont tremblé ; presque jamais ils n’ont daigné se rendre compte des motifs de leur croyance. [...] C’est ainsi que les opinions religieuses, une fois admises, se maintiennent pendant une longue suite de siècles. C’est ainsi que d’âge en âge les nations se transmettent des idées qu’elles n’ont jamais examinées. Elles croient que leur bonheur est attaché à des institutions dans lesquelles un examen plus mur leur montrerait la source de la plupart de leurs maux. L’autorité vient encore à l’appui des préjugés des hommes , elle leur défend l’examen, elle les force à l’ignorance, elle se tient toujours prête à punir quiconque tenterait de les désabuser. [...] Cependant il se trouva dans tous les siècles des hommes qui, détrompés des préjugés de leurs concitoyens, osèrent leur montrer la vérité. Mais que pouvait leur faible voix contre des erreurs sucées avec le lait, confirmées par l’habitude, autorisées par l’exemple, fortifiées par une politique souvent complice de sa propre ruine ? Les cris imposants de l’imposture réduisirent bientôt au silence ceux qui voulurent réclamer en faveur de la raison. »

- Paul Henri Thiry d’Holbach, Le christianisme dévoilé, éd. A Londres, 1776, p. 2-6.

Citation du dimanche : Stephen Jay Gould sur « science et religion »

Jonathan Kitt

Si la science a réellement un ennemi, ce n’est pas la religion, mais l’irrationalisme ».

- Stephen Jay Gould, paléontologiste américain, Darwin et les grandes énigmes de la vie – Réflexions sur l’histoire naturelle, Paris, éd. du Seuil, 1997, p.151.

Prochaine série : à vous de jouer !

Jonathan Kitt

Pour la prochaine série d’articles, qui aura pour thème Objections à la foi chrétienne, nous allons vous mettre à contribution !

Que vous soyez croyants ou non, vous avez sans doute des « questions qui tuent » concernant la foi chrétienne. Que vous vous soyez posé ces questions, que vous vous les posiez actuellement, ou que vous ayez entendu ces questions lors de discussions, faites-nous en part dans un commentaire.

Nous laisserons ce sondage ouvert jusqu’au lundi 28 mars, et aborderons le Top 10 des questions posées.

Les auteurs.