Archives de la catégorie : Bible

Les rouleaux de la mer morte à portée de clic

64 ans après leur découverte, une partie des rouleaux de la Mer Morte sont désormais disponibles sur Internet (source : Digital Dead Sea Scroll).
Ces textes sont une mine d’or pour les chercheurs. La découverte du rouleau d’Esaïe a notamment permis de montrer que Esaïe 53 avait été écrit des siècles avant la venue de Jésus-Christ.

Une superbe initiative !

HT: Un poisson dans le net

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Steve Jobs est mort

« Personne ne veut mourir. Même les personnes qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour y aller. Cependant, la mort est notre destination commune. Personne n’y a jamais échappé. »

« Me rappeler que je serai bientôt mort est l’outil le plus important que j’ai rencontré pour m’aider à faire les choix importants dans la vie. »

« Se rappeler que vous êtes entrain de mourir est la meilleure façon que je connaisse d’éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. »

« La mort… est l’agent du changement de la vie. »

—Steve Jobs, Commencement Address at Stanford University (June 12, 2005)

« Steve Jobs était un génie. Créé à l’image de Dieu, il était un prodigieux exemple de la grâce commune dans son esthétisme, sa créativité et sa productivité.

Et nous pouvons seulement espérer que dans ses derniers jours, ce réceptacle de cette grâce commune a trouvé la paix avec Dieu en Jésus-Christ. »

Justin Taylor

« Le nombre de nos années s’élève à soixante-dix ans
Et, si nous sommes vigoureux, à quatre-vingts ans ;
Et leur agitation n’est que peine et misère,
Car cela passe vite, et nous nous envolons.
Qui reconnaît la force de ta colère
Et ton courroux, selon la crainte qui t’est due ?
Enseigne-nous ainsi à compter nos jours,
Afin que nous conduisions notre cœur avec sagesse. »

—La Bible, Psaume 90,10-12

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Série: Les documents du Nouveau Testament : fiables ou non ?

Devrions-nous croire les affirmations du Nouveau Testament ? Cette série vous invite à considérer la fiabilité des documents du Nouveau Testament :

- Les documents du Nouveau Testament : fiables ou non ? Partie 1
- Les documents du Nouveau Testament : fiables ou non ? Partie 2
- Les documents du Nouveau Testament : fiables ou non ? Partie 3
- Les documents du Nouveau Testament : fiables ou non ? Partie 4

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La Bible: mensonge, folie ou Parole de Dieu

C’est une reconstruction de l’argument de C.S. Lewis que je propose ici. Elle est inspirée par Bryan Chapell, professeur de théologie aux Etats-Unis.

Jésus affirme qu’il est Dieu (Jean 8.16, 24, 58). Dans les Fondements du Christianisme (Valence, LLB, 2006, p. 66), l’écrivain anglais C.S. Lewis démontre qu’il n’y a que trois alternatives possibles à la prétention de Jésus :

- soit Jésus est un menteur : il prétend qu’il est Dieu mais il sait qu’il n’est pas Dieu
- soit Jésus est fou : il pense sincèrement qu’il est Dieu mais il ne l’est pas vraiment
- soit Jésus est vraiment ce qu’il dit être : Dieu, il est donc digne de notre adoration.

La Bible se présente comme la Parole de Dieu. On peut trouver 3000 références bibliques pour étayer cette prétention. La plus fameuse étant : « Ainsi parle l’Éternel … » (Ez 6.3) Nous pouvons aussi ébaucher trois alternatives :

- soit la Bible est un mensonge : les auteurs bibliques savent que leurs écrits ne sont pas la Parole de Dieu
- soit la Bible est une folie : les auteurs pensent sincèrement qu’ils mettent par écrit la Parole de Dieu, en réalité, elle ne l’est pas
- soit la Bible est vraiment ce qu’elle prétend être : la Parole de Dieu.

Une seule de ces alternatives est vraies. Elles ne peuvent être toutes les trois vraies en même temps. Dans les trois cas, un acte de foi est nécessaire, parce que vous ne pouvez pas démontrer, sans l’ombre d’un doute, qu’une de ces alternatives est absolument vraies. Mais dans les deux premiers cas, il est impossible d’affirmer par la suite qu’il s’agit d’un bon bouquin ! La Bible affirme 3000 fois qu’elle est la Parole de Dieu, ce n’est pas un petit mensonge. Si cela en est un, c’est un gros mensonge. Si les auteurs écrivent la Bible pensant qu’il s’agit de la Parole de Dieu sans qu’elle le soit vraiment, ce sont de simples pensées religieuses de quelques illuminés. Les affirmations de ceux-ci sont relatives et il est impossible de dire que ces écrits expriment réellement la pensée de Dieu.

La Bible: mensonge, folie ou Parole de Dieu. Quelle alternative choisissez-vous ?

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Sommaire : Comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ?

« Comment Dieu peut-il commander des génocides ? » a été rédigé dans une perspective biblique.

- Comment Dieu peut-il commander des génocides ? (1)
- Comment Dieu peut-il commander des génocides ? (2)
- Comment Dieu peut-il commander des génocides ? (3)
- Comment Dieu peut-il commander des génocides ? (4)

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Jacques et Paul se contredisent-ils ?

Romains 3.28 :

Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi. »

Jacques 2.20-26 :

Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile ? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez que l’homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin ? Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte. »

L’apôtre Jacques et l’apôtre Paul se contredisent-ils ? D.A. Carson, professeur de Nouveau Testament, répond « non »:

De nombreux critiques contemporains, qui doutent que Dieu ait vraiment parlé par la Bible, estiment que les passages ci-dessus sont inconciliables et qu’ils démontrent l’existence, dès l’origine, de courants différents au sein du christianisme, s’appuyant sur des interprétations distinctes et même mutuellement contradictoires. D’autres chrétiens pensent cependant que Paul et Jacques sont parfaitement d’accord l’un avec l’autre, mais qu’ils revêtent le mot « oeuvre » d’un sens différent.

Il soulève ensuite trois points :

1) Paul et Jacques répondent à des problèmes très différents. Paul répond à des personnes qui pensent que les oeuvres jouent un rôle fondamental dans le salut d’un chrétien, tandis que Jacques répond à des personnes qui pensent qu’il suffit de croire que Dieu existe pour être sauvé (Jc 2.19). Aux premières personnes, Paul répond que les oeuvres ne jouent aucun rôle dans le salut. Au deuxième groupe, Jacques répond qu’une foi qui ne produit aucune oeuvre est morte, i.e. inexistante.

2) L’ordre entre la foi et les oeuvres est primordial. Les oeuvres attestent l’existence de la foi. Mais les oeuvres ne peuvent faire d’une personne un chrétien.

3) Le mot « justification » chez Paul désigne l’acte par lequel Dieu, en raison de l’oeuvre accomplie par Christ sur la croix, déclare acquittés et juste à ses yeux des pécheurs coupables (Ro 3.20, Ga 2.16). Tandis que Jacques envisage davantage la « justification » devant les autres (v.18) et le jugement final. Pour lui, une vie chrétienne authentique doit être une vie transformée ! Là-dessus, Paul ne peut qu’acquiescer (2 Cor 5.10).

D.A. Carson, Le Dieu qui se dévoile, volume 2, 10 mai

Image: Arvind Balaraman

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Paul, fondateur du Christianisme ?

J’attire votre attention sur un excellent article de Nicolas Farelly sur la naissance du Christianisme dans une perspective protestante évangélique. Pour les biblistes de cette mouvance, Paul n’est pas le fondateur du Christianisme à proprement parlé. Ils recadrent radicalement le débat: si par « fondateur du Christianisme », c’est le fondateur d’une nouvelle religion que l’on recherche, cette quête est vouée à l’échec.

Voici sa conclusion :

Le Christianisme, tel que nous le connaissons aujourd’hui en Occident, est sans nul doute redevable en grande partie à Paul : à sa conversion, suivie de sa réflexion théologique et de son élan missionnaire. Mais n’oublions pas que toute la pensée et toute l’œuvre de Paul ne sont centrées que sur un seul homme : Dieu fait chair, mort sur une croix et ressuscité le troisième jour.

Lire l’article en entier.

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Top 10: La fiabilité historique de l’évangile de Marc

La deuxième question de notre Top 10 était « Comment les évangélistes ont-ils constitué leurs évangiles ? ». Au lieu de répondre directement à la question de manière exhaustive, nous avons demandé à un spécialiste: Peter Williams, directeur de Tyndale House à Cambridge et spécialiste du Nouveau Testament, de publier son article sur « La fiabilité historique de l’évangile de Marc »; ce qui est finalement la question derrière la question numéro 2: « Est-ce que les évangiles sont fiables historiquement ? »

Réponse de Peter Williams:

Il est impossible de prouver qu’un compte-rendu ancien est pleinement fiable. Le fait que l’évangile de Marc rapporte des miracles est suffisant pour que certaines personnes le rejettent en tant que récit objectif des événements. Cependant, pour celui qui n’est pas fermé à la possibilité de l’existence des miracles, il y a un nombre d’arguments qui, je crois, indiquent la fiabilité historique de l’évangile de Marc.

Le nom Marc

Si ce n’était pas pour l’évangile de Marc, Marc serait une très petite figure au commencement du christianisme. Il n’est certainement pas quelqu’un à qui vous voudriez dicter l’évangile de Marc pour lui donner plus d’autorité, car selon le livre des Actes (13.13 et 15.37), il a abandonné Paul, un des leaders chrétiens de la première heure, durant une mission. Nous pouvons donc considérer que l’évangile lui est dicté parce qu’il en est réellement l’auteur. S’il est vraiment de lui, alors il doit avoir été écrit à l’intérieur de la vie de quelqu’un qui était un adulte en activité dans les années 50 et 60 du premier siècle après J-C.

L’évangile de Marc est considéré par la plupart des experts comme le premier évangile écrit. Selon Papias, auteur du début du second siècle, il a été écrit à Rome, basé sur les informations fournies par l’apôtre Pierre. En d’autres termes, il n’a pas été écrit par un témoin oculaire direct, mais son matériel a été fourni par un témoin oculaire direct. Il a probablement écrit quelques temps durant les années 60 du premier siècle.

Le style de Marc

L’évangile de Marc est écrit en grec. Cependant, son style s’accorde avec l’idée qu’il a été écrit à Rome. Le mot latin « speculator » est utilisé pour le mot garde (6.27) et le mot latin « centurio » est préféré au mot grec « centurion » (15:39, 44, 45). Un nom latin est aussi donné pour une pièce, le quadran (12.42).
L’auteur connaît suffisamment la Palestine au point qu’il peut citer un certain nombre de mot en Araméen, qui était parlé là-bas. Cela apparaît en 5:41; 7:11, 34; 14:36; 15:22, 34. Il sait même que ce dialecte est différent dans différentes parties de ce pays. Le latin était à peine utilisé en Palestine (sauf par les militaires romains) et l’araméen était à peine utilisé à Rome. L’étendu de la connaissance du langage montré par l’auteur s’accorde pleinement avec le compte-rendu de la tradition selon lequel l’évangile a été écrit à Rome sur la base d’informations transmises par un natif de la Palestine. Il aurait été très difficile pour quelqu’un qui n’avait pas passé de temps en Palestine ou au moins avait été avec quelqu’un de la Palestine de composer son récit.

Aucune tentative de cacher des choses embarrassantes

Bien que l’évangile fasse des affirmations extraordinaires à propos de l’activité miraculeuses de Jésus, il semble ne faire aucune tentative pour cacher les échecs des premiers leaders chrétiens. Les disciples ont dû mal à comprendre (8 :14-21), argumentent au sujet de qui est le meilleur (9 :34), sont en colère avec deux des meneurs parmi les disciples (10 :41), et finalement abandonnent Jésus (14 :50). Le leader parmi les disciples, Pierre, renie Jésus trois fois (14 :66-72). L’affirmation la plus inhabituelle est la suivante : la personne qui subit une exécution honteuse créée par les Romains pour montrer qu’il était un « loser », était en fait le Fils de Dieu.

Ce n’est pas juste le texte qui raconte des histoires embarrassantes, les choses dites par Jésus pourraient être aussi profondément embarrassantes. Selon Marc 15 :34, Jésus mourut demandant pourquoi Dieu l’avait abandonné. Il est improbable que des personnes aient écrit une telle affirmation si elle n’avait pas été réellement dite. Selon 7.27, Jésus utilise le terme « chiens » en parlant des non-juifs.. Ce n’est pas quelque chose que vous voudriez écrire si vous étiez entrain d’écrire un évangile pour que les païens deviennent chrétiens.

Manque d’embellissement

L’évangile est écrit dans un style simple. Même quand les événements miraculeux sont reportés, les comptes-rendus sont généralement brefs et sans ajout de merveilleux. En fait, les événements miraculeux ne sont pas l’objet d’attention en eux-mêmes, mais sont utilisés pour mettre en avant la question de l’identité de Jésus.

Les caractéristiques de l’enseignement

Marc contient trois sections majeures d’enseignement de Jésus (Chapitres 4, 7 et 13) qui sont de court compte rendu d’enseignement. Plusieurs formes de discours attribués à Jésus suggèrent que ses enseignements n’ont pas été inventés par les chrétiens, puisqu’ils utilisent des formes de discours et des expressions qui sont soit introuvables, soit rarement utilisés parmi les premiers chrétiens. Par exemple, positivement, Jésus utilise l’expression Fils de l’Homme en parlant de lui-même, alors que les premiers chrétiens utilisent les expressions Seigneur, Fils de Dieu, le Christ. Aussi, Jésus utilise des paraboles, ce qui n’est pas commun parmi les premiers chrétiens. De plus, négativement, les enseignements de Jésus n’utilisent pas les titres qui étaient plus tard utilisés pour Jésus. Enfin, les enseignements de Jésus ne traitent pas des problématiques qui seront au cœur des débats entre les premiers chrétiens comme les relations entre les juifs et les grecs, si oui ou non les chrétiens peuvent manger de la nourriture sacrifiée aux idoles ou comment les églises doivent être organisées.

Les preuves manuscrites

Les preuves manuscrites pour l’évangile de Marc sont de loin meilleures que la plupart des travaux classiques, quoiqu’il y ait peu de copies récentes de l’évangile de Marc par rapport aux autres évangiles (Matthieu, Luc et Jean). La copie extensive la plus récente de l’évangile de Marc date des environs de 225 après J-C. Le trou entre le temps de composition d’une pièce de littérature classique latine ou grecque et la plus récente copie extensive est d’habitude meilleure que pour Marc, quoique les universitaires acceptent généralement la fiabilité du texte transmis dans les manuscrits plus tardifs. Cependant, il y a aussi des indications que l’évangile de Marc était en utilisation continue parmi les chrétiens du temps où il fut écrit jusqu’au temps de la plus récente copie.

Conclusion

Nous avons juste passé en revue quelques arguments supportant l’idée qu’il est raisonnable de croire que l’évangile de Marc est un récit historique. Les preuves sont effectivement plus importantes que pour plusieurs autres travaux grecs ou romains découverts. S’il n’y avait pas le problème du miraculeux au sein de l’évangile de Marc, il est presque certain que la fiabilité ne serait même pas débattue parmi les historiens.

© Peter J. Williams 2008

Cet article a été publié sur www.theologynetwork.org

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Top 10: Comment le canon du Nouveau Testament a-t-il été établi ? (2)

Les « livres perdus »

Mais certains pensent que des « livres perdus » auraient dû être inclus au canon. Ma question est la suivante : comment pourrait-il y avoir des « livres perdus » ?
Si vous pensez que la Bible est le livre inspiré et préservé par Dieu, alors il est impliqué dans le processus de rédaction comme dans celui de préservation. Il ne fait pas sens que Dieu ait « perdu des livres ».
Si vous pensez que la Bible n’est pas la Parole de Dieu mais le choix de certains hommes d’église à un certain moment dans l’histoire, alors il ne fait pas sens non plus de parler de « livres perdus ». Pourquoi ? Parce que même si la Bible éditée par les Pères de l’église est juste une simple représentation de leur croyance, les autres livres ne font pas partie de leur Bible. L’ironie est que les avocats des « livres perdus » pensent qu’ils manquent au canon parce que les Pères de l’église les ont volontairement écartés ou rejetés. Bien sûr qu’ils l’ont fait ! Ces livres n’étaient pas ce qu’ils croyaient et par conséquent ils n’appartiennent pas à la Bible. Ces « livres perdus » comme l’évangile de Thomas ou celui de Judas ne sont pas la Bible. Si, dans une perspective humaine, la Bible est cette collection d’écrits qui reflète la croyance des responsables chrétiens des premiers siècles, alors les écrits qu’ils écartent ne sont pas des parties de la Bible par définition.1

Que nous croyions ou pas dans l’inspiration de la Bible, nous devons la prendre telle qu’elle est vraiment. Les autres livres sont des pièces intéressantes qui doivent être étudiées mais ils ne peuvent pas raisonnablement être appelés livre de la Bible.

Lire Partie 1


1- Greg Koukl, No lost books

Crédit photo: Lochaven

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Top 10: Comment le canon du Nouveau Testament a-t-il été établi? (1)

Qui a choisi les livres du Nouveau Testament (NT) ? Est-ce un groupe d’hommes rassemblés dans un concile qui a décidé de choisir tel ou tel livre ? Ou est-ce que les textes se sont imposés aux hommes comme étant la Parole de Dieu ?

Le mot canon n’a rien à voir avec un fusil d’assaut AK47. En réalité, le mot signifie métaphoriquement la norme ou la règle. Les Pères de l’Église ont utilisé le mot « canon » pour parler de l’ensemble des livres qui forme ce que les chrétiens appellent la Parole de Dieu et compose l’autorité qui agit comme règle de foi et de vie du croyant.

La formation du canon

Pour certaines personnes, le choix des livres du NT s’est fait par vote lors d’un concile au 4e siècle. Le problème est qu’il n’y a aucune trace dans l’histoire d’un tel concile œcuménique (c’est-à-dire universel)1. Le seul concile qui ait fixé le canon est le Concile de Trente au 16e siècle durant la contre-réforme catholique. Autant dire que ce point de vue est erroné.

Donc comment le canon du NT a-t-il été établi ?

Il semblerait davantage que le canon se soit imposé de lui-même à la communauté des croyants qui forment le peuple de Dieu. Ce ne sont pas les croyants qui auraient décidé si tel ou tel livre fait partie du canon, plutôt, les croyants auraient découvert les livres appartenant au canon. Ce qui pose le problème des critères de reconnaissance. Comment les chrétiens ont-ils reconnu les livres inspirés des autres ? Quels sont ces critères ?

On distingue un critère essentiel et trois autres critères.
- Apostolicité : c’est le principal critère. L’écrit d’un apôtre ou d’une personne écrivant sous l’autorité d’un apôtre était cru comme Parole de Dieu.
Il est associé aux critères suivants :
- Orthodoxie : conforme ou non aux enseignements. C’est un deuxième critère décisif. Si les écrits n’étaient pas conformes à la révélation, ils étaient écartés. Par exemple, les écrits gnostiques nient que la matière soit une chose bonne. Ce qui est en opposition avec Genèse 1 qui dit que la création est bonne.
- Ancienneté : les livres trop récent sont rejetés. Par exemple, le Canon de Muratori rejette le livre du Pasteur d’Hermas car il est trop récent.
- Oecuménicité : largement accepté parmi les croyants. Au cours de la formation du canon certains livres ont été discutés parce qu’ils n’étaient pas très répandus (comme le livre de Jacques par exemple).

Déjà Irénée de Lyon (vers 130-200) utilise le Nouveau Testament dans son livre « Contre les hérésies »2. Au cours du 3e siècle, les livres sont progressivement acceptés et reconnus comme Parole de Dieu dans les diverses communautés chrétiennes établies autour du bassin méditerranéen. Les dernières discussions du 4e siècle confirment un canon de 27 livres.

Lire la suite: Partie 2


1- Calvin, L’institution chrétienne, IV, 9, 13-14
2- William Edgar et K. Scott Oliphint, Christian Apologetics past and present, vol. 1, Wheaton, Crossway, 2009, p. 86

Crédit photo: Marc Dupuy

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