Archives de la catégorie : Objections

Il est injuste de punir les fautes des hommes commis dans cette courte vie par un supplice éternel !

Aurelien Lang

Quand Augustin répond à une objection, ça décoiffe !

Il fait d’abord justement remarquer que personne dans l’histoire n’a jamais cru qu’il faille proportionner la longueur des tourments à la durée plutôt qu’à la grandeur des crimes. Et le crime dont l’homme est coupable est si grave qu’il requiert justement un tourment éternel : « Plus l’homme jouissait de Dieu, plus son crime a été grand de l’avoir abandonné, et il a mérité de souffrir un mal éternel pour avoir détruit en lui un bien qui pouvait aussi être éternel. » (496) Autrement dit, en brisant la relation dont il jouissait avec Dieu, l’homme a commis le crime le plus grave qu’on puisse commettre dans l’univers. Le châtiment éternel – une séparation éternelle en enfer – est la juste punition qu’il mérite. En effet, une transgression contre un être absolu – en l’occurrence Dieu – requiert une peine absolue. Ce n’est pas la mesure du temps qui est en question ici mais celle du mal commis !

Augustin dans La Cité de Dieu, L. XXI.

Comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? (4)

Aurelien Lang


La dernière fois nous avons vu que l’éradication des Cananéens, aussi violente et révoltante soit-elle, n’était pas une épuration ethnique mais l’exercice du juste jugement de Dieu sur ses ennemis (Partie 1, partie 2, partie 3). Nous allons maintenant voir pourquoi il était nécessaire de retirer les Cananéens de la Terre Promise et que le jugement des Cananéens était une préfiguration du jugement final biblique (toujours dans une perspective canonique).

6. Pourquoi était-il nécessaire de retirer les Cananéens de la Terre Promise ?

En France, on respecte la séparation de l’église et de l’état. Mais au temps de Josué Israël était une « théocratie ». L’église et l’état étaient en quelque sorte inséparables, joints et on ne pouvait pas distinguer l’un de l’autre. Les membres du peuple de Dieu avaient des obligations religieuses et civiques. Etre citoyen d’Israël requérait que l’on soit fidèle à l’alliance de Dieu.
Faire partie de la communauté de l’alliance impliquait la pureté, et les violations de cette alliance conduisait à l’exclusion (cf. Dt 13.5, 17.7, etc. …). Ceci inclut aussi la pureté du Pays dans lequel vivait le peuple de Dieu, et si le peuple de Dieu n’avait pas exclu pas les Cananéens du Pays, la nation entière aurait été entrainée dans la rébellion, l’idolâtrie, l’injustice et le mal (cf. Dt 7.4, 12.29-31). Tristement, ce sera trop souvent le cas sous l’ancienne alliance.

Les chrétiens aujourd’hui ne vivent pas dans une théocratie. Nous sommes des étrangers et des exilés (1 Pi 2.11) sans terre sacrée dans cette période. Nous attendons la nouvelle terre et les nouveaux cieux permanents et définitifs. En attendant, les chrétiens doivent obéir aux autorités placées par Dieu au dessus d’eux (Rom 13.1-15), mais ces autorités instituées par Dieu ne font pas et ne doivent pas faire partie de l’Église. De plus, la révélation spéciale à l’Église entière est maintenant finie (Hb 1.1-2, Jude 3). L’Église ne reçoit plus de nouvelles révélations. Ces facteurs mis ensemble assurent que rien comme la destruction des Canaanéens n’est commandée par Dieu ou n’est permise par son peuple aujourd’hui.

7. La destruction des Cananéens est une image du jugement final

À la fin des temps, Christ reviendra pour juger les morts et les vivants (Actes 10.42, 2 Tim 4.1, 1 Pi 4.5), rejetant définitivement ses ennemis du pays attendu et espéré par les chrétiens. Ce jugement sera juste, complet et définitif. C’est le jour où Christ paraîtra avec les anges puissants, « au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour juste châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force » (2 Thess 1.8-9).
L’ordre de détruire les peuples Cananéens est une préfiguration du jugement final.

Si on lit les pages de Josué dans cette perspective, elles ne deviennent plus « une objection à laquelle il faut répondre » mais un appel puissant lancé aux hommes à se détourner de leurs fautes et à se tourner pour servir le Dieu vivant et vrai en acceptant Christ comme substitut (1 Thess 1.9-10). En effet, Jésus a déjà souffert le jugement que nous devrions subir. Du point de vue de Dieu, nous sommes comme les Cananéens rebelles méritant la colère omnipotente de Dieu. Mais il y a 2000 ans, alors qu’il était innocent, Jésus a été moqué, humilié, torturé et tué sur une immonde croix. La colère de Dieu est tombée sur lui. L’innocent est devenu le Cananéen rebelle pour que nous puissions obtenir le pardon de Dieu et ne pas tomber sous sa condamnation lors du jugement final (Jn 3.36).

Cet article est une adaptation libre et partielle de How Could God Command Genocide in The Old Testament de Justin Taylor.

Prochaine série : à vous de jouer !

Jonathan Kitt

Pour la prochaine série d’articles, qui aura pour thème Objections à la foi chrétienne, nous allons vous mettre à contribution !

Que vous soyez croyants ou non, vous avez sans doute des « questions qui tuent » concernant la foi chrétienne. Que vous vous soyez posé ces questions, que vous vous les posiez actuellement, ou que vous ayez entendu ces questions lors de discussions, faites-nous en part dans un commentaire.

Nous laisserons ce sondage ouvert jusqu’au lundi 28 mars, et aborderons le Top 10 des questions posées.

Les auteurs.

Comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? (3)

Aurelien Lang

Voici la suite de notre réponse à la question: « comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? » Nous avons vu qu’en tant que Créateur de l’univers, Dieu a des droits absolus sur toute sa création (Partie 1), qu’il est aussi juste dans tout ce qu’il fait et que nous méritons tous d’être jugés par Dieu et aucun de nous ne mérite sa grâce (Partie 2).

4. Les Cananéens étaient ennemis de Dieu et méritaient d’être punis.

« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » – « Aucun n’est juste, pas même un seul » – « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 3.23, 3.10, 6.23). Par conséquent, si Dieu avait détruit Adam et Eve après la rupture (cf. Genèse 2-3), cela aurait été parfaitement juste. Quand il a nettoyé la terre de plus de 99,99% des êtres humains, c’était parfaitement juste. Quand bien même Dieu détruirait toute l’humanité en un instant, il serait juste. C’est extrêmement dur, mais c’est la réalité. Aucun de nous ne mérite le paradis.
Quelquefois, on peut se tromper en pensant que Dieu voulait juste donner à son peuple un pays, et mettre dehors un peuple innocent qui était d’ores et déjà là. En réalité, les Cananéens étaient pleins d’iniquités et vraiment pourris. Au point qu’il est dit: c’est le pays qui les vomit (Lév. 18.25, Dt 9.5).
Tout ceci est consistent avec le fait que Dieu « venge le sang de ses serviteurs, Il se venge de ses adversaires, Et il fait l’expiation pour son pays, pour son peuple. » (Dt 32.43).

Il est aussi important de noter Dt 9.5 : « Non, ce n’est point à cause de ta justice et de la droiture de ton coeur que tu entres en possession de leur pays; mais c’est à cause de la méchanceté de ces nations que l’Éternel, ton Dieu, les chasse devant toi, … ». Et Dieu dit très précisément à Israël que s’il ne respecte pas sa loi, alors ils subiront le même destin (cf. Lv 18.28, Dt 28.25-68, Ex 22.20, Js 7.11-12, Ml 4.6). Dieu a fait une faveur à Israël en le choisissant (cf. Dt 7.6-9), mais ces menaces et promesses de punitions pour infidélité montrent qu’il est entièrement juste et cohérent.

5. Les actions de Dieu n’étaient pas un exemple d’éradication ethnique

Le Pentateuque (Genèse – Deutéronome) fournit des lois pour deux types de guerres : 1) Les batailles contre les villes hors de la Terre Promise (cf. Dt 20.10-15), et 2) les batailles contre les villes à l’intérieur de la Terre Promise (Dt 20.16-18).
Le premier type permet à Israël d’épargner les personnes ; le second type ne le permet pas. Cette pratique a pour signification la « dévotion / consécration à la destruction ». En tant qu’acte sacré remplissant la fonction de jugement divin, il est hors de notre propre catégorie de pensée au sujet des guerres. Bien que la destruction soit commandée en terme de totalité, il semble qu’il y ait eu une exception pour ceux qui se repentirent, et se tournèrent pour servir le Dieu vrai et vivant comme Rahab et sa famille (Jo 2.9) et les Gabaonites (Jo 11.19). La raison de la destruction des ennemis de Dieu était précisément la rébellion et l’accomplissement de son plan. C’est très important : il ne s’agit pas d’un nettoyage ethnique ! En effet, s’il s’agissait d’un génocide ethnique, ce serait une catégorie inappropriée pour la destruction des Cananéens.

à suivre …


Cet article est une adaptation libre et partielle de How Could God Command Genocide in The Old Testament de Justin Taylor.

Comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? (2)

Aurelien Lang

La dernière fois, nous avons vu qu’en tant que Créateur de l’univers, Dieu a des droits absolus sur toute sa création (Partie 1).

2. Dieu n’est pas seulement le Créateur, maître, et propriétaire de toutes choses, il est aussi juste dans tout ce qu’il fait.

Un jour, le patriarche Abraham posa à Dieu la même question que nous nous posons : « Celui qui juge toute la terre n’appliquera-t-il pas le droit ? » (Gen 18.25). La réponse évidente est : « Biensûr ! » De même, l’apôtre Paul demande : « Dieu est-il injuste ? » et s’empresse de répondre : « Certainement pas ! » La Bible met l’accent sur la justice de Dieu (Dt 32.4). D’un point de vue biblique, Dieu est juste !
Cependant, dans notre culture, il est courant de demander si ce que Dieu fait est juste ou non. De nos jours, on aimerait que Dieu aille sur le banc des accusés. Mais si on réfléchit un instant, le simple fait de se poser la question présuppose que nous sommes les juges : nous jugeons Dieu. Dieu doit se conformer à notre sens de la justice. S’il passe le test, alors il est bon, mais s’il ne passe pas, nous serons déçus par lui et commencerons à l’accuser. Fadaise !
Deutéronome 32.4 affirme : « toutes ses voies sont justes » par définition. Dans toutes ses actions, Dieu est juste. Penser l’inverse est pure arrogance. L’homme n’est pas la mesure de toutes choses.
Cependant, cela n’empêche pas un questionnement humble et une recherche qui a pour but une meilleure compréhension du plan de Dieu. S’il n’est pas légitime de se demander si les voies de Dieu sont justes, il est tout à fait approprié et édifiant de chercher à comprendre en quoi ses voies sont justes.

3. Nous méritons tous d’être jugés par Dieu et aucun de nous ne mérite sa grâce.

Comme noté ci-dessus, Dieu est absolument juste dans tout ce qu’il fait. La seule chose que nous méritions de Dieu, c’est la condamnation. Nous avons tous enfreint sa loi, nous nous sommes rebellés contre lui et ses voies. Sa justice divine requiert que nous recevions une punition divine en proportion de notre infraction. Si Dieu fait grâce, c’est son plaisir, mais il n’est pas nécessaire qu’il nous fasse grâce.
Il faut aussi noter que dans l’histoire biblique, quand Dieu exerce sa justice sur quelqu’un, c’est souvent pour faire grâce à quelqu’un d’autre. Par exemple, le déluge était le jugement exercé sur le monde mais Dieu a fait grâce à Noé, les dix plaies d’Égypte étaient un jugement de Dieu contre Pharaon mais une grâce pour le peuple hébreu… De même, la destruction des Cananéens était un acte de grâce en faveur d’Israël.

à suivre …

Cet article est une adaptation libre et partielle de How Could God Command Genocide in The Old Testament de Justin Taylor.

Comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? (1)

Aurelien Lang

La question est lâchée…
Elle se rapporte au génocide du livre de Josué quand Dieu commande la destruction des Cananéens pour occuper la Terre Promise. La question ne peut laisser personne indifférent. Que l’on soit chrétien ou non chrétien, il est difficile d’y répondre simplement. La réponse que nous y apporterons informera notre compréhension de la justice et de la grâce de Dieu.

Pendant un instant, supposons que Dieu soit effectivement immoral en ordonnant le massacre des Cananéens dans la Bible. Les conséquences doivent être explicitées. La personne qui condamne moralement Dieu reconnaît par conséquent l’existence d’actions morales (ou bonnes) et d’actions immorales (ou mauvaises). En d’autres termes, cette personne reconnaît l’existence d’un bien et d’un mal absolus. Sans cela, elle ne pourrait pas condamner moralement Dieu.
Or, si cette personne affirme qu’il existe des actes jugés moraux et immoraux, elle affirme par la même occasion l’existence d’une loi morale qui permet de distinguer entre ces deux catégories. Sans loi morale, il est impossible de distinguer entre le bien et le mal. Et qui dit loi morale, dit législateur moral. Aussi, ce législateur doit lui-même être absolu. Ce législateur est autrement appelé Dieu.
En résumé, toute personne qui questionne le caractère moral de Dieu affirme par la même occasion son existence. Ainsi, les atrocités commises par le peuple de Dieu dans l’Ancien Testament ne sont pas des arguments contre l’existence de Dieu. En clair, cette question ne peut pas être une objection à l’existence de Dieu.

Ça c’est pour l’aspect un peu philosophique de la question. Voyons maintenant l’aspect biblique.

Nous supposons que la question est en relation aux événements qui se déroulent dans le livre de Josué quand Dieu commande à Israël de détruire les Cananéens dans le but d’occuper la Terre Promise. Dieu ordonne la destruction totale de ce peuple. Il demande à son peuple d’exercer un jugement contre ses ennemis (Dt 7.1-2, 16, 23).1
Avant de répondre à la question, il nous faut explorer ce que dit la Bible dans son ensemble au sujet de la justice et de la grâce de Dieu.


1. En tant que Créateur de l’univers, Dieu a des droits absolus sur toute sa création.

« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Gen 1.1) « et la mer et tout ce qui s’y trouve » (Act 14.15). Pour la Bible, « C’est à l’Éternel qu’appartient la terre avec tout ce qu’elle contient, le monde avec tous ceux qui l’habitent. » (Ps 24.1). Dieu dit : « toute la terre m’appartient » (Ex 19.5) et « tous les animaux des forêts sont à moi, … ». Le fait que toutes choses appartiennent à Dieu signifie qu’il est libre d’en faire ce qu’il veut : « Notre Dieu est dans les cieux, et il fait ce qu’il veut. » (Psaume 115.3). Dans sa divine providence, Dieu « a fait en sorte que tous les peuples, issus d’un seul homme, habitent sur toute la surface de la terre, et il a déterminé la durée des temps et les limites de leur habitation. » (Actes 17.26) et il possède un droit sur toutes les vies humaines (Ezéchiel 18.4). Dieu a des prérogatives divines et personne ne peut lui dire « Que fais-tu ? » (Job 9.12 cf Rom 9.19-20).

à suivre …

Cet article est une adaptation libre et partielle de How Could God Command Genocide in The Old Testament de Justin Taylor.


1- Par ailleurs, dans un souci de clarté et d’accessibilité, nous excluons a priori la perspective libérale qui défend la thèse de la non-historicité des événements.

Une tolérance intolérante ?

Jonathan Kitt

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« Nous vivons au XXIème siècle, il faut être tolérant ! »

Selon la conception actuelle de la tolérance, aucun point de vue ne devrait être considéré comme ayant plus de valeur qu’un autre.

Le Petit Larousse définit la tolérance de la manière suivante : « Respect de la liberté d’autrui, de ses manières de penser, d’agir, de ses opinions politiques et religieuses. » Selon ce même dictionnaire, tolérer, c’est « admettre à contrecoeur la présence de quelqu’un; supporter avec plus ou moins de patience quelquechose de désagréable; endurer. » On ne tolère que ce avec quoi on n’est pas d’accord ! On ne « tolère » pas des personnes qui partagent notre point de vue. Cette notion de désaccord a complètement disparu de la conception moderne de la tolérance. Aujourd’hui, être tolérant c’est rester neutre, impartial et croire que chacun est libre de décider pour lui-même. Ne pas juger. Ne pas vouloir imposer ses convictions. On retrouve ici la marque du relativisme qui imprègne notre société: « Il n’existe pas de vérité absolue » … Si ce n’est la vérité absolue qu’il n’existe pas de vérité absolue.
Aujourd’hui, le simple fait de penser que quelqu’un a tort est qualifié d’intolérance. Pour être tolérant, il faut être en désaccord … ce qui est intolérant ! Etrange paradoxe …

L’idée selon laquelle tous les points de vue ont la même valeur se contredit d’elle-même. Il faudrait alors en effet admettre que le point de vue selon lequel certains points de vue sont faux a la même valeur que le point de vue selon lequel tous les points de vue se valent … Encore un paradoxe ! Le simple fait de prétendre que les chrétiens sont intolérants est faire preuve d’intolérance.
On peut « tolérer » une personne sans être d’accord avec ses convictions ou son comportement. Rejetter les idées ou le comportement d’une personne ne revient pas à rejetter cette personne.

On pourrait décrire la « tolérance » selon la pensée post-moderne de la manière suivante : tolérez la majorité des comportements ou convictions, mais ne tolérez pas que quelqu’un ne tolère pas ces comportements ou ces convictions. Qui impose son point de vue aux autres ?

Une grande partie de ce qui passe pour être de la tolérance n’est en fait que de l’indifférence. Il est souvent plus facile de se cacher derrière le mythe de la tolérance et d’accuser quelqu’un d’intolérance que de réfléchir à des convictions contraires aux notres.

Que penser de l’accusation si souvent lancée contre le christianisme, à savoir qu’il s’agit d’une religion intolérante ? J’ai envie de répondre que le christianisme est très intolérant. Dans un contexte post-moderne, qu’y a-t-il de plus intolérant que d’affirmer que Jésus est le chemin, la vérité et la vie, et que nul ne peut venir à Dieu si ce n’est par lui ?
Jésus lui-même était très intolérant : intolérant de l’hypocrisie religieuse, du comportement des marchands du Temple, de la haine. Mais ce même Jésus enseignait l’amour du prochain, la patience, le pardon. Ce même Jésus qui ne tolérait pas certains comportements, est allé jusqu’à mourir pour ceux qui adoptaient ces comportements. Quelle plus grande preuve de «tolérance » pourrait-on demander ?

Lire un article sur le même sujet ici.

Librement inspiré de When tolerance is intolerant, de Greg Koukl.