Archives de la catégorie : Théologie

Pourquoi Dieu a-t-il mis un arbre dans la jardin d’Eden qui a fait chuter Adam et Eve ?

CP: Tree of Light par JoePhilipson

« Le SEIGNEUR Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. Le SEIGNEUR Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

La Bible, Genèse, 2, 15-17

Beaucoup de personnes se demandent : finalement si Dieu savait que l’homme et la femme allaient manger de l’arbre interdit, pourquoi l’a-t-il placé dans ce jardin d’Eden ?

Voici la réponse de Tim Keller donnée dans un entretien :

« Ce qui est intéressant au sujet de l’arbre, c’est qu’il n’y a pas de raison particulière de l’interdire, n’est-ce pas ? (Dieu) dit : « Tu peux manger tous les arbres du jardin sauf un. » Et il ne leur dit pas pourquoi.

Il était très difficile de faire obéir mon deuxième enfant de 10 ans. Je lui disais : « Obéis moi. Je suis ton père, je t’ai dit de faire ça, fais-le parce que je te dis de le faire. » Voilà ce qu’il répondait : « Papa, je serais heureux d’obéir si tu pouvais juste m’expliquer la raison. Dis-moi juste en quoi ça m’aide, ou les humaines ou peu importe… »

Et je lui disais : « Si tu m’obéis seulement si je te l’explique, alors tu ne m’obéis pas, tu es juste d’accord avec moi. Je veux que tu obéisses parce que j’ai quarante cinq ans et que tu as dix ans. J’en sais un peu plus que toi sur la vie, et je n’ai pas à t’expliquer ça parce que je ne pourrais pas entrer dans ton cerveau de dix ans. »

Donc Dieu dit : « Ne mange pas de l’arbre » et ne donne aucune explication. Voici le but : « je veux que tu obéisses parce que tu m’aimes. Juste parce que je suis Dieu et que tu ne l’es pas. Je veux que tu fasses quelque chose non parce que cela te profite, non parce que tu connais la raison, mais juste parce que je suis Seigneur et Sauveur et tu ne l’es pas. Fais-le juste parce que tu m’aimes moi seul. » Et ils ne l’ont pas fait… »

HT : What You Think Matters

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La « Revue Réformée » sur le oueb

Depuis 1997, l’équipe du site Un poisson dans le net publie la Revue réformée en version numérique.

La totalité des articles de cette revue est disponible sur le nouveau site : http://larevuereformee.net.

Pour information, la Revue réformée a été fondée en 1950 par le pasteur Pierre MARCEL. Depuis 1980, la publication est assurée par la Faculté Jean Calvin, Institut de théologie protestante et évangélique d’Aix-en-Provence (ex Faculté libre de théologie réformée), avec le concours des pasteurs, docteurs et professeurs des Eglises et des Facultés de théologie françaises et étrangères.

La Revue réformée se veut « théologique et pratique » ; elle est destinée à tous ceux qui ont le souci de fonder leur témoignage, en paroles et en actes, sur la vérité biblique.

Le nouveau numéro de cette revue de qualité est consacré au Réformateur Jean Calvin.

MA : Un poisson dans le net

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Quel est le but de la vie ?

Le Réformateur protestant Jean Calvin répond à cette question dans son catéchisme :

« Le but de la vie, c’est de connaître Dieu. »

Confessions et catéchismes de la foi réformée, Genève, 1986, « Le catéchisme de l’église de Genève », 1545, p. 30

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Nécrologies, théologie protestante et Dieu

Deux théologiens protestants sont décédés cette année : l’auteur évangélique prolifique de renom John Stott et le professeur de l’université de Harvard Gordon Kaufman.

Tandis que Stott est resté attaché à la vision biblique de Dieu, Kaufman a redéfini Dieu en termes naturalistes. Pour ce dernier, Dieu est seulement un symbole.

Albert Mohler réfléchit sur la juxtaposition des deux nécrologies rédigées dans le journal The Christian Century.

Il écrit dans sa conclusion :

« Gordon Kaufman et John Stott représentent les alternatives saisissantes auxquelles font face les théologiens chrétiens de nos jours. Soit, nous ferons nôtre la théologie établie d’après la connaissance du Dieu qui se dévoile dans la Bible; soit, nous verrons la théologie comme un projet à développer par l’imagination humaine. Nous choisirons entre l’affirmation du Dieu Trinitaire de la Bible et l’affirmation que Dieu est simplement un symbole.

En d’autres termes, les nécrologies de Gordon Kaufman et John Stott représentent plus qu’une note de bas de page dans l’histoire chrétienne. Ces hommes représentaient deux compréhensions très différentes et irréconciliables de Dieu, de la théologie et de la foi chrétienne.

Leurs nécrologies ont pu être publiées côte-à-côte, mais à vrai dire Gordon Kaufman et John Stott n’étaient pas à la même page. »

Lire l’article en anglais.

Lire aussi dans le Figaro: Décès du théologien anglican John Stott.

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Pas de verset avec la mention « Trinité » – et c’est une bonne chose !

Fred Sanders, auteur d’un ouvrage en anglais sur la Trinité, écrit :

La Trinité est une doctrine biblique, mais admettons-le, il y a quelque chose d’embêtant : il est difficile de mettre le doigt sur un verset qui établit toute la doctrine.

La Bible présente les éléments de la doctrine en plusieurs passages, bien sûr : il y a un seul Dieu, le Père est Dieu, Le Fils est Dieu et le Saint Esprit est Dieu. Nous pouvons aussi dire assez facilement que le Père, le Fils et le Saint Esprit sont distincts, et, ne sont pas juste trois noms d’une même personne. Si vous tenez tous ces clairs enseignements bibliques dans votre esprit en même temps et pensez à eux ensemble, la doctrine de la Trinité est inévitable. La Trinité est une doctrine biblique et tous les ingrédients nous sont donnés. Ajoutez juste un peu de pensée et vous avez la doctrine classique.

Comme la plupart des évangéliques, toutefois, je préférerai avoir une doctrine clairement et de manière concise établit à un seul endroit. J’aime mes doctrines tailles « verset ». Je souhaite des fois qu’il y ait un verset affirmant : « Dieu est un être en trois personne, Père, Fils et Saint Esprit. » La doctrine de la Trinité, toutefois, n’est pas simplement de la taille d’un verset. Des fois, cela paraît être un désavantage mais en fait c’est un avantage.La doctrine de la Trinité est une doctrine massive, compréhensive, taille « Bible » qui sert le développement de nos esprits en tant que lecteurs de la Bible. Dans les Ecritures, Dieu dirige son peuple vers la compréhension de qui il est vraiment : Père, Fils et Saint Esprit.

Après avoir établit bibliquement la doctrine, il conclut : « La Trinité est une doctrine biblique, par conséquent, dans un sens spécial : pas dans un seul verset mais en tant que clé du livre entier. »

Vous pouvez trouver l’article en entier ici.

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3 visions du monde dominantes en Occident

© Copyright Philip A. Pecorino 2000

Tout le monde possède une vision du monde. Tout le monde.

 

Qu’est-ce qu’une vision du monde ? C’est l’ensemble des croyances d’une personne au sujet de la réalité.

Une vision du monde est un ensemble de présupposés admis par une personne (consciemment ou inconsciemment) au sujet de l’origine du monde, de l’identité et du sens de la vie.

Selon le philosophe J.P. Moreland, 3 visions du monde dominent la sphère des débats dans notre culture aujourd’hui.1

Quelles sont ces trois visions du monde dominantes ?
 

1- Le christianisme historique

 
Selon cette vision du monde, un Dieu unique est réel ; il nous a créé à son image de telle sorte que nous obéissons tous à une loi morale réelle. Tous les peuples obéissent à cette loi morale : « aimer son prochain » est fondamentalement bon, tandis que le viol et le meurtre sont fondamentalement mauvais.

De plus, nous pouvons connaître personnellement ce Dieu unique par la foi en Jésus-Christ en seul.

Deux autres visions entrent en conflit avec le christianisme historique :
 

2- Le naturalisme scientifique

 
Selon cette vision du monde, toutes choses peuvent être expliquées par un processus physique. Seul le monde physique est réel. Il n’y a rien au-delà. Nous sommes juste un cerveau et tout ce que nous faisons est le fruit de notre code génétique et de notre environnement.

De plus, la science est le seul moyen de connaître la vérité. Si on ne peut pas mesurer quelque chose dans un laboratoire ou utiliser la science pour prouver quelque chose, on ne peut être sûr de rien. Ainsi, on peut être sûr que le paracétamol soignera tes maux de tête. Mais on ne peut pas prouver que Dieu existe.
 

3- Le relativisme postmoderne

 
« Il n’y a pas de vérité absolue, l’important c’est que ça marche pour toi ! » Selon cette vue, la vérité et la réalité sont relatives à soi-même ou la communauté à laquelle on appartient. Aucune perspective n’est meilleure qu’une autre. C’est même mauvais quand une perspective déclare être meilleure que les autres.

De plus, les mots ne signifient rien. Chacun décide de la signification d’un mot. Cet article parle de « vision du monde » mais peut-être pour quelqu’un cela parle de « comment gagner à la loterie » …

Ces trois visions du monde dominent les débats en Occident. De quelle vision du monde vous sentez-vous proche ou quelle est votre « vision du monde » ? Pourquoi ?


1- à la base, son étude se réfère au contexte américain. Pour l’Europe, j’aurai probablement ajouté l’Islam.

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La foi chrétienne repose-t-elle sur du vide ?

C’est le désir avoué de certaines personnes (lire ici).

Malheureusement, la foi qui repose sur du vide n’est pas la foi chrétienne mais un mythe. La foi chrétienne n’est pas une opinion, un suicide intellectuel; ce n’est pas croire en ce que nous savons pertinemment faux. Non, la foi chrétienne repose sur des preuves historiques qui sont vérifiables par tous. C’est pour cela que l’apôtre affirme que sans résurrection historique, il n’y a pas de christianisme (1 Corinthiens 15.12). Si Jésus-Christ n’a pas existé, s’il n’est pas ressuscité alors il n’y a pas de foi chrétienne.

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Top 10: La fiabilité historique de l’évangile de Marc

La deuxième question de notre Top 10 était « Comment les évangélistes ont-ils constitué leurs évangiles ? ». Au lieu de répondre directement à la question de manière exhaustive, nous avons demandé à un spécialiste: Peter Williams, directeur de Tyndale House à Cambridge et spécialiste du Nouveau Testament, de publier son article sur « La fiabilité historique de l’évangile de Marc »; ce qui est finalement la question derrière la question numéro 2: « Est-ce que les évangiles sont fiables historiquement ? »

Réponse de Peter Williams:

Il est impossible de prouver qu’un compte-rendu ancien est pleinement fiable. Le fait que l’évangile de Marc rapporte des miracles est suffisant pour que certaines personnes le rejettent en tant que récit objectif des événements. Cependant, pour celui qui n’est pas fermé à la possibilité de l’existence des miracles, il y a un nombre d’arguments qui, je crois, indiquent la fiabilité historique de l’évangile de Marc.

Le nom Marc

Si ce n’était pas pour l’évangile de Marc, Marc serait une très petite figure au commencement du christianisme. Il n’est certainement pas quelqu’un à qui vous voudriez dicter l’évangile de Marc pour lui donner plus d’autorité, car selon le livre des Actes (13.13 et 15.37), il a abandonné Paul, un des leaders chrétiens de la première heure, durant une mission. Nous pouvons donc considérer que l’évangile lui est dicté parce qu’il en est réellement l’auteur. S’il est vraiment de lui, alors il doit avoir été écrit à l’intérieur de la vie de quelqu’un qui était un adulte en activité dans les années 50 et 60 du premier siècle après J-C.

L’évangile de Marc est considéré par la plupart des experts comme le premier évangile écrit. Selon Papias, auteur du début du second siècle, il a été écrit à Rome, basé sur les informations fournies par l’apôtre Pierre. En d’autres termes, il n’a pas été écrit par un témoin oculaire direct, mais son matériel a été fourni par un témoin oculaire direct. Il a probablement écrit quelques temps durant les années 60 du premier siècle.

Le style de Marc

L’évangile de Marc est écrit en grec. Cependant, son style s’accorde avec l’idée qu’il a été écrit à Rome. Le mot latin « speculator » est utilisé pour le mot garde (6.27) et le mot latin « centurio » est préféré au mot grec « centurion » (15:39, 44, 45). Un nom latin est aussi donné pour une pièce, le quadran (12.42).
L’auteur connaît suffisamment la Palestine au point qu’il peut citer un certain nombre de mot en Araméen, qui était parlé là-bas. Cela apparaît en 5:41; 7:11, 34; 14:36; 15:22, 34. Il sait même que ce dialecte est différent dans différentes parties de ce pays. Le latin était à peine utilisé en Palestine (sauf par les militaires romains) et l’araméen était à peine utilisé à Rome. L’étendu de la connaissance du langage montré par l’auteur s’accorde pleinement avec le compte-rendu de la tradition selon lequel l’évangile a été écrit à Rome sur la base d’informations transmises par un natif de la Palestine. Il aurait été très difficile pour quelqu’un qui n’avait pas passé de temps en Palestine ou au moins avait été avec quelqu’un de la Palestine de composer son récit.

Aucune tentative de cacher des choses embarrassantes

Bien que l’évangile fasse des affirmations extraordinaires à propos de l’activité miraculeuses de Jésus, il semble ne faire aucune tentative pour cacher les échecs des premiers leaders chrétiens. Les disciples ont dû mal à comprendre (8 :14-21), argumentent au sujet de qui est le meilleur (9 :34), sont en colère avec deux des meneurs parmi les disciples (10 :41), et finalement abandonnent Jésus (14 :50). Le leader parmi les disciples, Pierre, renie Jésus trois fois (14 :66-72). L’affirmation la plus inhabituelle est la suivante : la personne qui subit une exécution honteuse créée par les Romains pour montrer qu’il était un « loser », était en fait le Fils de Dieu.

Ce n’est pas juste le texte qui raconte des histoires embarrassantes, les choses dites par Jésus pourraient être aussi profondément embarrassantes. Selon Marc 15 :34, Jésus mourut demandant pourquoi Dieu l’avait abandonné. Il est improbable que des personnes aient écrit une telle affirmation si elle n’avait pas été réellement dite. Selon 7.27, Jésus utilise le terme « chiens » en parlant des non-juifs.. Ce n’est pas quelque chose que vous voudriez écrire si vous étiez entrain d’écrire un évangile pour que les païens deviennent chrétiens.

Manque d’embellissement

L’évangile est écrit dans un style simple. Même quand les événements miraculeux sont reportés, les comptes-rendus sont généralement brefs et sans ajout de merveilleux. En fait, les événements miraculeux ne sont pas l’objet d’attention en eux-mêmes, mais sont utilisés pour mettre en avant la question de l’identité de Jésus.

Les caractéristiques de l’enseignement

Marc contient trois sections majeures d’enseignement de Jésus (Chapitres 4, 7 et 13) qui sont de court compte rendu d’enseignement. Plusieurs formes de discours attribués à Jésus suggèrent que ses enseignements n’ont pas été inventés par les chrétiens, puisqu’ils utilisent des formes de discours et des expressions qui sont soit introuvables, soit rarement utilisés parmi les premiers chrétiens. Par exemple, positivement, Jésus utilise l’expression Fils de l’Homme en parlant de lui-même, alors que les premiers chrétiens utilisent les expressions Seigneur, Fils de Dieu, le Christ. Aussi, Jésus utilise des paraboles, ce qui n’est pas commun parmi les premiers chrétiens. De plus, négativement, les enseignements de Jésus n’utilisent pas les titres qui étaient plus tard utilisés pour Jésus. Enfin, les enseignements de Jésus ne traitent pas des problématiques qui seront au cœur des débats entre les premiers chrétiens comme les relations entre les juifs et les grecs, si oui ou non les chrétiens peuvent manger de la nourriture sacrifiée aux idoles ou comment les églises doivent être organisées.

Les preuves manuscrites

Les preuves manuscrites pour l’évangile de Marc sont de loin meilleures que la plupart des travaux classiques, quoiqu’il y ait peu de copies récentes de l’évangile de Marc par rapport aux autres évangiles (Matthieu, Luc et Jean). La copie extensive la plus récente de l’évangile de Marc date des environs de 225 après J-C. Le trou entre le temps de composition d’une pièce de littérature classique latine ou grecque et la plus récente copie extensive est d’habitude meilleure que pour Marc, quoique les universitaires acceptent généralement la fiabilité du texte transmis dans les manuscrits plus tardifs. Cependant, il y a aussi des indications que l’évangile de Marc était en utilisation continue parmi les chrétiens du temps où il fut écrit jusqu’au temps de la plus récente copie.

Conclusion

Nous avons juste passé en revue quelques arguments supportant l’idée qu’il est raisonnable de croire que l’évangile de Marc est un récit historique. Les preuves sont effectivement plus importantes que pour plusieurs autres travaux grecs ou romains découverts. S’il n’y avait pas le problème du miraculeux au sein de l’évangile de Marc, il est presque certain que la fiabilité ne serait même pas débattue parmi les historiens.

© Peter J. Williams 2008

Cet article a été publié sur www.theologynetwork.org

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Croire en la Trinité, n’est-ce pas croire en une contradiction logique ?

Le mot « Trinité » ou « Tri-unité » n’apparaît nulle part dans la Bible. « Trinité » est simplement le terme employé par les théologiens pour décrire le Dieu qui se révèle dans la Bible. Dans le livre Et l’homme créa les dieux (1) sur l’origine du phénomène religieux, l’auteur explique que les chrétiens croient en « (…) trois personnes [qui sont] en réalité une seule personne en étant trois personnes (…). » Ce qui serait en fait, mis dans ces termes, une contradiction logique : Dieu ne peut pas être à la fois une personne et trois personnes à la fois. Cependant, la formulation ci-dessus témoigne d’un manque d’information sur la formulation exacte de la doctrine de la Trinité élaborée par l’Eglise au cours des siècles.

La doctrine de la Trinité se résume par l’affirmation (a) de l’unicité de la Divinité (il n’y a qu’un seul Dieu) ; (b) de l’existence de trois personnes au sein de l’unique Divinité ; (c) de l’égalité de ces trois personnes au sein de la Divinité. Cette affirmation n’est pas contradictoire.
En effet, pour qu’il y ait contradiction, nous devons affirmer que « X est non-X ». Dans notre cas, ceci se traduirait par l’affirmation suivante : « Dieu est unique en une personne et en trois personnes ». Affirmer que Dieu est un ou trois (c’est-à-dire non un) en même temps et dans le même sens est contradictoire en soi. Cependant, notre formulation de la doctrine dit que Dieu est unique en un sens et trois dans un autre sens : « Dieu est unique dans son essence et trois personnes égales et distinctes. » De plus, bien que chacune de ces trois personnes participent entièrement à la nature divine, la doctrine ne devient pas un tri-théisme puisqu’il y a encore un Dieu unique et non trois dieux indépendants.

Chaque personne reconnaîtra qu’il y a là un mystère qui en révèle un moins grand : Dieu n’est pas à « portée de main ». Nous ne connaissons de Dieu que ce qu’Il a bien voulu nous révéler de Lui. Le génial Créateur de l’univers quand Il se révèle est comme un père qui babille avec son enfant. Du fait de notre statut de créature, nous n’avons pas la capacité de comprendre entièrement qui est Dieu. Dans un sens, Dieu est incompréhensible. Mais, ce qui est génial, c’est qu’il nous offre la possibilité de le connaître tel qu’il est vraiment par son Fils Jésus-Christ : Dieu venu habiter parmi les hommes (Jean 1:18).

(1) Et l’homme créa les dieux : Comment expliquer la religion, Paris, Éditions Robert Laffont, 2001, p. 293

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