En 1942, dans son essai « Miracles », C.S. Lewis écrit au sujet de ceux qui nient l’existence des miracles :
« Que des miracles se produisent encore de nos jours ou non, là n’est pas la question. L’Europe occidentale a été si profondément marquée par le matérialisme en ce vingtième siècle qu’on a du moins l’impression qu’il ne s’en produit plus. En effet, ne nous méprenons pas. Si la fin du monde nous surprenait littéralement telle qu’elle est décrite dans l’Apocalypse – si le matérialiste moderne voyait de ses propres yeux le ciel s’ouvrir et le grand trône blanc apparaître, s’il se sentait précipité dans l’étang de feu, il ne cesserait durant toute l’éternité, au fond de cet étant de feu, de considérer son expérience comme une hallucination et d’y voir le symptôme d’une maladie mentale ou d’une lésion de son cerveau. »1
Pourquoi Lewis écrit-il cela ?
Pour montrer que, bien souvent, nous nous méprenons sur la force de nos préjugés. L’expérience est toujours interprétée en fonction d’un certain nombre de croyances. Nous ne sommes pas neutres quand il s’agit d’expliquer un événement.
Pour un matérialiste (ou naturaliste), toute la réalité peut être réduite à des données physiques. La foi est une simple fonction du cerveau, Dieu est une projection des désirs humains, etc. … Par définition, le surnaturel est exclu. Si un phénomène extraordinaire se produit, cette personne va refuser a priori l’explication surnaturelle. D’où le scepticisme radical que C.S. Lewis décrit dans les lignes ci-dessus.
Par conséquent, avant de rejeter l’existence des miracles ou de Dieu, avant de crier : « il n’y a pas de preuves », nous devons nous poser cette question : sommes-nous prêt à revoir et à corriger nos préjugés ?
1- C.S. Lewis, Dieu au banc des accusés, Paris, ebv Sator, 1982, p. 13


Aujourd’hui, je blogue en anglais sur
Le théologien Gregg Allison offre 8 raisons d’étudier l’histoire de la théologie.

En cette rentrée, il est bon de revenir aux sources de nos institutions. Aujourd’hui si chacun a accès à l’éducation, c’est en grande partie grâce aux Réformateurs. L’école pour tous était un principe-clé pour ces derniers comme le raconte l’historien Gabriel Mützenberg :


