Les arguments théistes – Introduction

La foi religieuse sous toutes ses formes – en particulier les trois monothéismes – est devenue le cheval de bataille d’un athéisme militant (comme le mouvement du Nouvel Athéisme).

L’espèce humaine a évolué : la croyance religieuse devrait depuis longtemps avoir été mise au placard. Grâce aux découvertes scientifiques, « l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’univers d’où il a émergé par hasard. »1 Copernic a montré que l’homme n’était pas au centre de l’univers, Darwin a montré que l’homme n’était pas au centre de la « création », et Freud a montré que l’homme n’était même pas maître dans son propre esprit. Croire en Dieu est une béquille pour ceux qui ne peuvent faire face à la dure réalité.

On peut résumer l’approche athée de la manière suivante : d’une part, il n’y a aucune raison valable de croire que Dieu (ou un dieu) existe, et d’autre part, trop d’éléments nous poussent à croire qu’il n’existe pas.

Les philosophes et théologiens ont depuis longtemps proposé, développé, critiqué, reformulé ce qu’on appelle des « arguments théistes ». Nous n’envisageons pas ces arguments comme des preuves de l’existence de Dieu, et nous sommes tout à fait conscient du gouffre qui sépare la conclusion à laquelle ces arguments permettent d’arriver – la possibilité de l’existence de Dieu – de la foi en Jésus-Christ. Le théologien Alister McGrath exprime cette idée de façon remarquable : « La vraie connaissance de Dieu (Calvin) ne peut procéder que d’une révélation; mais Dieu, dans sa miséricorde, a envoyé des signes annonciateurs et laissé entrevoir des ombres de cette connaissance salvatrice dans le monde. La connaissance naturelle de Dieu accomplit son dessein lorsqu’elle indique à la fois la nécessité et la possibilité d’une connaissance divine plus complète que celle entrevue par les traces de Dieu dans l’ordre naturel. En revanche, cette connaissance naturelle se comporte en traître si elle se présente comme la connaissance de Dieu dans sa plénitude. »2

Nous allons dans les articles qui suivent explorer les quatre principaux arguments théistes, en présentant leur arrière-plan historique, leurs principales formulations et les objections les plus répandues.

Pour des questions de brièveté et de clarté, ces articles ne seront qu’une synthèse des arguments. Nous n’avons pas ici la place d’étudier les différentes versions des arguments développées au cours des siècles. Nous mettrons en ligne un dossier plus développé que vous pourrez consulter.

A suivre …

1- MONOD Jacques, Le hasard et la nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Editions du Seuil, 1970, p. 224-225.

2- McGRATH Alister, Jeter des ponts, l’art de défendre la foi chrétienne, Editions La Clairière, 1999, p. 21.

Implications pratiques de Noël

Incarnation

À Noël, on fête la venue de Jésus sur terre. Dieu s’est incarné (Jean 1.14). Dieu est venu dans le monde sous l’apparence d’un homme. Plusieurs prophéties dans l’Ancien Testament avaient annoncé ce jour où Dieu viendrait visiter la terre (parmi lesquelles Esaïe 7.14).
De nombreuses personnes aujourd’hui ne croient pas en la doctrine de l’incarnation. Pour les musulmans, Dieu ne peut pas devenir un homme. Mais qui sommes-nous pour dire ce que Dieu peut ou ne peut pas faire ? Pour les sceptiques, il n’y a tout simplement pas assez de preuves. Chez les sceptiques, pas question de parler de miracle ! Mais ce rejet n’est que le reflet de préjugés anti-miraculeux : préjugés imposant une vision séculière du monde. Cette attitude est dénoncée dans les milieux académiques par des spécialistes comme Walter Wink, exégète du Nouveau Testament :

Les historiens peuvent exiger que des garanties ou preuves appropriées soient présentées avant de croire que quelque chose d’inhabituel s’est produit … Ils peuvent mettre de précieux coups d’arrêt à la superstition en jetant un regard critique sur des affirmations extraordinaires d’orientation tendancieuses. Mais aller au-delà, en affirmant avec dogmatisme l’impossibilité de toute guérison de foi, ou prescience, ou résurrection des morts, c’est dépasser ses compétences d’historien pour affirmer une foi prisonnière d’une vision du monde particulière – ou de ce que Paul Ricoeur a appelé « le croyable disponible ».1

Dans certains milieux chrétiens, l’incarnation est de plus en plus questionnée voire rejetée. Pourtant, nous ne devons pas perdre de vue que si on rejette le miracle de l’incarnation, les conséquences sont importantes pour la foi chrétienne. Car, les implications de l’incarnation de Jésus sont très concrètes. J’en citerais trois :

- Dieu se fait pleinement connaître à nous. Selon la Bible, « Personne n’a jamais vu Dieu » (Jean 1.18a). Constat sans appel. La Bible affirme l’évidence. Aucun être humain n’a jamais vu Dieu. L’affirmation aurait pu s’arrêter là, et elle serait probablement passée aux oubliettes. Cependant, ce qui va suivre défie l’entendement : « Dieu le Fils unique, qui est dans l’intimité du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1.18b). Personne n’a jamais vu Dieu. Mais Dieu, le Fils unique qui est dans l’intimité du Père, c’est-à-dire Jésus, l’a fait connaître. Autrement dit, tu vois Jésus, tu vois Dieu. Si les hommes veulent connaître Dieu, ils doivent connaître Jésus. Nier que Dieu s’est fait homme implique l’impossibilité de connaître vraiment Dieu.

- Dieu connaît parfaitement ce que nous vivons. Du point de vue existentiel, Dieu sait ce que nous vivons, car Jésus a vécu la vie des hommes. Rendez-vous compte : Jésus a eu une mère, un père, des frères et des sœurs. Il a eu des amis et des ennemis. Jésus a connu la faiblesse, la soif et la faim. Il a travaillé, il a payé ses impôts. Jésus a aussi connu la trahison, l’angoisse et la souffrance physique et émotionnelle. Il a dû faire face à la mort de ses amis, et même à sa propre mort.  Si Dieu ne s’est pas incarné alors il ne peut réellement compatir à nos faiblesses. Il est un Dieu lointain qui ne se préoccupe pas réellement de ce que ses créatures vivent.

- Dieu se réconcilie définitivement avec les hommes.
Si Jésus est vraiment Dieu, alors il est tout à fait raisonnable de croire qu’il est capable de « sauver parfaitement » ceux qui veulent s’approcher de Dieu. (Hébreux 7.25). Pas besoin de suivre une religion, pas besoin d’expier ses péchés au purgatoire, il n’y a pas non plus de réincarnation. Jésus nous réconcilie pleinement avec Dieu par sa mort sur la croix et sa résurrection d’entre les morts (Colossiens 1.18-20). En revanche, si Dieu ne s’est pas incarné, alors il n’est pas évident que Jésus possède le pouvoir et l’autorité divine dont il a besoin pour racheter les hommes.


1- Transforming Bible Study, Nashville, Abingdon, 1980, p. 155

Série : Les arguments théistes

Notre prochaine série portera sur les arguments en faveur de l’existence de Dieu, en examinant tour à tour les quatre principaux arguments :

1) Argument ontologique
2) Argument téléologique
3) Argument cosmologique
4) Argument moral

Nous présenterons chacun de ces arguments en trois parties :
- Arrière-plan historique
- Exposé
- Objections les plus répandues

Sommaire: Arguments en faveur du christianisme

Désormais tous les premiers lundi du mois, nous vous proposons un sommaire d’une série déjà publiée sur RDC. Ce mois-ci, redécouvrez les « Arguments en faveur du christianisme ».

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- Arguments en faveur du christianisme : introduction (partie 1).
- Arguments en faveur du christianisme : les aspirations du coeur humain sont expliqués par l’existence d’un Créateur (partie 2).
- Arguments en faveur du christianisme : Dieu donne du sens à la vie (partie 3).
- Arguments en faveur du christianisme : le Dieu de la Bible n’est pas un dieu que nous aurions pu inventer (partie 4).
- Arguments en faveur du christianisme : l’existence de Dieu explique le mieux l’existence de valeurs morales objectives (partie 5).
- Arguments en faveur du christianisme : l’existence de Dieu explique le mieux notre désir de justice (partie 6).

Par ailleurs, Jonathan devrait commencer dans quelques temps une série détaillée sur ses arguments en faveur de l’existence de Dieu.

2012 … Fin de l’Histoire ?


« Nous étions prévenus … » nous avertit la bande-annonce du dernier film de Roland Emmerich, qui n’en est pas à son coup d’essai sur le thème de la fin du monde : invasion d’extra-terrestres dans Independance Day, bouleversements climatiques dans Le jour d’après.

Dans 2012, c’est le soleil qui s’en mêle. Une tempête solaire engendre des changements dans le noyau de la Terre, sa croûte et son atmosphère, ce qui déclenche des tremblements de terre gigantesques, le réveil de « super-volcans » et autres catastrophes. Il faut dire que les effets spéciaux sont à la hauteur du scénario ! Penchons-nous quelques instants sur la fameuse date du 21 décembre 2012.

La « 2012-phobie » a débuté avec la publication en 1975 par Frank Waters de Mexico mysthique : the coming 6th world of consciousness. Rien que ça … En 1987, Jose Arguelle révèle dans The Mayan factor le « code harmonieux » des anciens Maya. La même année, Arguelle et ses disciples initièrent la « Convergence harmonieuse » Galactique des Mayas, rassemblant sur divers sites sacrés à travers le monde des personnes désireuses de démarrer un compte à rebours de 25 ans jusqu’à une nouvelle conscience cosmique en 2012. Mais quel rapport y a-t-il entre cette conscience cosmique et l’extinction de l’humanité ?

Selon les adeptes de la théorie, les Sumériens1 auraient découvert l’existence d’une planète, baptisée Nibiru (ou planète X), se dirigeant vers la Terre. La collision, initialement prévue en mai 2003, fut ensuite reportée jusqu’en décembre 2012 – et oui, la fin du monde n’arrivant, quoi de plus logique que de la repousser à une date ultérieure ! Ce cataclysme à venir fut alors lié à la fin d’un des cycles du calendrier Maya au solstice d’hiver en 2012 – d’où la date fatidique du 21 décembre.
La NASA a publié sur son site internet des réponses à cette théorie. On peut lire dans les articles disponibles en ligne2 que les évènements supposés déclencher l’apocalypse n’ont aucun fondement valable : « Il n’y aucune preuve crédible pour soutenir les affirmations faites concernant des évènements inhabituels devant survenir en décembre 2012. »

La Bible associe la fin des temps au retour de Jésus-Christ. Précise-t-elle quand ce retour aura lieu ? Dans l’Evangile selon Marc, nous lisons que « Quant au jour ou à l’heure, personne ne sait quand cela se produira, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; seul, le Père le sait. » (Marc 13.32)
Si la Bible ne donne pas de date précise, elle nous exhorte cependant à nous tenir prêts : « Soyez vigilants, restez sur vos gardes, puisque vous ne savez pas quand viendra le moment. » (Marc 13.33)
Chacun d’entre nous devra rendre compte à son Créateur sur la façon dont nous avons vécu sur cette Terre. Sommes-nous prêts ?

1- La civilisation sumérienne a vécu en Mésopotamie (Irak actuel) entre le IVe et le IIIe millénaire avant Jésus-Christ.

2- Plusieurs articles sur le sujet sont disponibles sur le site de la NASA ici.

Pourquoi, selon toi, la Bible est la Parole de Dieu?

Un jour, on m’a posé cette question : pour toi, pourquoi la Bible est-elle la Parole de Dieu ? Voici trois raisons importantes pour lesquelles je crois que la Bible est la Parole de Dieu :

Premièrement, la Bible affirme elle-même qu’elle est la Parole de Dieu. Dans l’Ancien Testament, on trouve 3803 versets qui témoignent que l’auteur transmet les paroles de Dieu. Une des expressions vétérotestamentaires caractéristiques est « Ainsi parle le Seigneur » (Es. 7.7, Jé. 7.20, Ez. 5.7 (une quarantaine de fois dans tout le livre d’Ezéchiel), Am. 3.11, Abd. 1.1, etc. …). Cela présuppose l’inspiration divine du texte lui-même (2 Pierre 1.21). Cette expression est reprise dans le Nouveau Testament par la formule « Il est écrit ». Les auteurs de ce dernier croyaient aussi en l’inspiration divine de ces textes, mettant leurs écrits au même niveau (2 Pierre 3.16). De plus, il est écrit : « Toute Écriture est inspirée de Dieu » (2 Timothée 3.16). En clair, la Bible est la Parole de Dieu parce qu’elle le dit. Tu me diras sûrement : c’est un argument circulaire ! Je te répondrais : oui ! Mais ce n’est pas un problème du tout, car si l’Écriture est vraiment inspirée de Dieu alors elle est l’autorité suprême. Il ne peut y avoir d’autre autorité au-dessus d’elle. Je peux vivre avec cela, ça ne me pose pas de problème.

Deuxièmement, il existe des preuves1 externes et internes. En ce qui concerne les preuves externes, elles sont abondantes et percutantes. Les écrits de la Bible sont les documents les mieux attestés de l’Histoire. Quand on dit que César a envahi la Gaule, notre affirmation repose sur une dizaine de manuscrit. Quand on dit que Jésus est ressuscité des morts, elle repose sur plus de 5000 manuscrits !
En ce qui concerne les « preuves » internes, la Bible c’est 66 livres, plus de 40 auteurs, rédigé sur plus de 1500 ans et une unité à couper le souffle. Le message central de la Bible concerne une seule et unique personne : Jésus-Christ. Les prédictions faites à son sujet des années avant son apparition dans l’HIstoire se sont réalisées. Toute la Bible est centrée sur sa personne (Luc 24.44). Le christianisme c’est seulement, toujours et absolument au sujet de Jésus. Ce qui m’amène à une troisième raison.

Troisièmement, l’Écriture change des vies. En tout cas, elle a changé la mienne. La Bible a agit sur moi comme un miroir. Elle m’a montrée les raisons de mes aspirations spirituelles et mon impossibilité à mener une vie en règle devant Dieu. Plus encore, Jésus est venu sur terre pour mourir sur une croix pour subir la condamnation qui m’était réservée. Il a été mis à mort par crucifixion pour que je sois réconcilié avec Dieu. Mieux, en ressuscitant, il m’a assuré que son sacrifice était efficace et que j’étais en règle avec Dieu. Encore mieux, après son ascension au ciel, il m’a donné son Saint Esprit. Dieu est venu vivre en moi pour m’aider à vivre selon son coeur, son désir, sa volonté, son bon plaisir.
Voilà pourquoi je crois que la Bible est la Parole de Dieu !


1- J’utilise le mot preuve dans un sens classique (non scientifique).

Einstein et le problème du mal

Cette courte vidéo, réalisée pour le Gouvernement de la République de Macédoine (Ministère de l’Éducation et des Sciences) en faveur du retour de la religion à l’école, a fait le tour du Web en quelques semaines. Dans cette vidéo, un enfant (Albert Einstein) réfute son professeur sur la question de l’existence de Dieu et du mal.



Einstein et le problème du mal

Beaucoup de personnes furent déconcertées suite à la diffusion de cette vidéo. Einstein n’était-il pas athée1 ? Ou plutôt n’était-il pas panthéiste2 ?
En fait peu importe ici. Peu importe aussi que Albert Einstein ait réellement dit cela ou pas, puisque nous allons nous arrêter quelques instants sur la réponse de l’élève à son professeur.
Selon l’enseignant, puisque Dieu a créé toutes choses, alors il a aussi créé le mal. Donc Dieu ne peut être bon. Voici la réponse de l’élève:

Le mal est ce qui se passe quand les hommes n’ont pas l’amour de Dieu dans leur cœur. »

Il s’agit d’une théodicée (c’est-à-dire d’une justification du mal) dite de l’absence. Saint Augustin est le premier à l’avoir formulée. Dans cette théodicée le mal est défini comme l’absence de bien. L’argument est le suivant : Dieu est bon, tout ce qui est mauvais ou mal est l’absence de Dieu. Par conséquent, Dieu n’est pas responsable des catastrophes, tragédies, etc. …

L’illustration prise par l’élève est celle du froid qui n’a pas d’existence physique. Plutôt, le froid est l’absence de chaleur. L’activité moléculaire crée la chaleur. Le froid est l’absence d’activité moléculaire.

À mon sens, les deux syllogismes suivants qui structurent l’argument sont valides :
1- Toutes choses créées par Dieu sont bonnes, or le mal n’est pas une bonne chose. Donc Dieu n’a pas créé le mal.
2- Si Dieu a créé toutes choses, et si Dieu n’a pas créé le mal, alors le mal n’est pas une chose (il n’existe pas en tant que tel).

Mais avons-nous de bonnes raisons de croire que Dieu est bon ? Et avons-nous de bonnes raisons de croire que le mal n’existe pas en tant que tel ?


1- “Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit de la faiblesse humaine, la Bible une collection de légendes honorables, quoique purement primitives, qui sont quand même très enfantines. Aucune interprétation aussi subtile soit-elle ne peut changer cela (pour moi) … » Albert Einstein.
Source : www.lettersofnote.com
2- Lorsqu’en 1929, le Rabbin Herbert S. Goldstein lui demande « Croyez-vous en Dieu ? », Einstein répond : « Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains. » Source : wikipedia.

La divinité de Jésus – Les réactions des témoins

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Comment les témoins ont-ils réagi aux déclarations, faits et gestes de Jésus ?

Nous allons « appeler à la barre » quatre types de témoins :
1. Les témoins spirituels (Dieu, les esprits mauvais, etc …)
2. Les ennemis de Jésus
3. Le prophète Jean-Baptiste
4. Les disciples de Jésus

Quelles ont été leurs réactions à la vue et à l’écoute de Jésus ? Pour eux, qui était Jésus ?

- Les témoins spirituels

D’après le Nouveau Testament, Dieu appelle lui-même Jésus “mon Fils bien-aimé” et déclare qu’il fait toute sa joie (Matthieu 3.16-17). Aussi, Dieu demande aux disciples d’écouter Jésus (Matthieu 17.5). Les esprits mauvais savaient qu’il était le Fils de Dieu (Matthieu 8.28-29, Marc 3.11s) et le Saint de Dieu (Marc 1.23s).

- Le témoignage des ennemis

De nos jours, les personnes qui nient la divinité de Jésus cherchent à tordre ses paroles pour les faire cadrer avec leur système de pensée. Par exemple, les Témoins de Jehovah (qui ont repris les idées d’Arius) ont traduit le fameux « Je suis » par « J’ai été »1. C’est une tentative d’empêcher le lecteur d’y voir une allusion à Exode 3.14 où Dieu s’appelle lui-même « Je suis ». Ainsi, pour eux, Jésus n’a jamais prétendu être « Je suis » (Dieu). Curieusement, les ennemis de Jésus ne l’entendaient pas de la même façon. En effet, les religieux de son époque savaient très bien à quoi prétendait Jésus dans ses déclarations et l’accusaient de blasphémer. Extraits :

Alors le grand-prêtre reprit en disant:
- Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous déclarer si tu es le Messie, le Fils de Dieu.
Jésus lui répondit:
- Tu l’as dit toi-même. De plus, je vous le déclare: A partir de maintenant, vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire sur les nuées du ciel.
A ces mots, le grand-prêtre déchira ses vêtements en signe de consternation et s’écria:
- Il vient de prononcer des paroles blasphématoires! Qu’avons-nous encore besoin de témoins? Vous venez vous-mêmes d’entendre le blasphème.”

Les religieux étaient les experts bibliques de l’époque. On ne peut pas les accuser de mal interpréter les propos de Jésus quand il fait allusion au texte prophétique de Daniel 7.12. Pour eux, sans doute possible, Jésus prétendait être divin (voir aussi Matthieu 9.3, Jean 5.18 et Jean 10.33).

De plus, des écrits rabbiniques plus tardifs rappellent quelques déclarations extrêmes de Jésus (dans des termes peu élogieux bien entendu).

- Le témoignage de Jean-Baptiste

Jean-Baptiste était le prophète qui précède et annonce la venue de Jésus. Il considérait que Jésus était radicalement supérieur à lui : “Moi (Jean-Baptiste), je vous baptise dans l’eau, en signe de votre changement de vie. Mais quelqu’un vient après moi: il est bien plus puissant que moi et je ne suis même pas digne de lui enlever les sandales. C’est lui qui vous baptisera dans le Saint-Esprit et le feu. Il tient en main sa pelle à vanner il va nettoyer son aire de battage et amasser le blé dans son grenier. Quant à la bale, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteindra jamais.” (Matthieu 3.11-12 voir aussi Matthieu 3.13, Jean 1.26-30).
Jean-Baptiste témoigne aussi que Jésus est le Fils de Dieu : “Or, cela, je l’ai vu de mes yeux, et je l’atteste solennellement: cet homme est le Fils de Dieu.” (Jean 1.34)

- Le témoignage de ses disciples

Les disciples de Jésus ont plusieurs fois attesté qu’il était le Fils de Dieu et l’ont même adoré en conséquence : « Les hommes qui se trouvaient dans l’embarcation se prosternèrent devant lui en disant: ‘Tu es vraiment le Fils de Dieu’. » (Matthieu 14.33, voir aussi Matthieu 16.16, Jean 1.49, Jean 20.28 et Jean 11.27).
Les disciples ont eu le privilège de côtoyer Jésus pendant 3 ans. Ils sont les témoins oculaires les plus précis et les plus fiables. Dans la suite de notre article, nous verrons que l’identité de Jésus va changer à tout jamais leur perception de la divinité.

A suivre …


1- Jean 8.58, Traduction du Monde Nouveau, 1998

La divinité de Jésus – Jésus a-t-il affirmé sa divinité ?

Jésus

“Qui dîtes-vous que je suis ?” (Marc 8.29) est la question que Jésus pose à ses disciples dans les évangiles. Depuis l’origine du christianisme, la question de l’identité de Jésus n’a cessé de passionner ceux qui s’approchent du texte biblique. Mais qui est-il vraiment ? Pour certains, il s’agit d’un imposteur. Pour d’autres, c’est un fou qui s’est pris pour Dieu. Pour les chrétiens, il est vraiment celui qu’il prétend être le Fils unique de Dieu. Cette croyance est-elle fondée bibliquement ?

Dans cette série, j’aimerais montrer que les preuves bibliques en faveur de la divinité du Christ sont tellement accablantes qu’elles en deviennent contraignantes. Nous verrons que les affirmations de Jésus (1), les réactions des disciples et des ennemis de Jésus (2) et le témoignage des premiers chrétiens (3) montrent sans doute possible que Jésus-Christ est vraiment Dieu.

Les affirmations de Jésus à son sujet

1. Sa pré-existence

Dans l’évangile de Jean, nous trouvons la déclaration surprenante de Jésus : “Vraiment, je vous l’assure, leur répondit Jésus, avant qu’Abraham soit venu à l’existence, moi, je suis” (Jean 8.58). Jésus a la prétention d’affirmer qu’il existait avant sa naissance. Encore mieux, il existait avant qu’Abraham n’existe.

Dans plusieurs passages de l’Évangile de Jean, Jésus affirme nettement qu’il était pré-existant dans les cieux et dans la gloire avant son incarnation (Jean 3.13, Jean 6.33, Jean 6.38, Jean 6.62, Jean 8.23, Jean 8.42, Jean 10.30-39, Jean 16.28, Jean 17.5).

2. L’adoration, la glorification, l’exaltation, l’objet de foi, le titre “Dieu”

Jésus a promis de venir dans la “gloire du Père” (Marc 8.38). Il se tient lui-même comme un légitime objet de foi : “Dans le désert, Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme (i.e. Jésus) doit, lui aussi, être élevé pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui aient la vie éternelle.” (Jean 3.14-15, voir aussi Marc 9.42 et Jean 9.35s). Il se place au même niveau que le Père : “Que votre coeur ne se trouble pas. Ayez foi en Dieu: ayez aussi foi en moi.” (Jean 14.1).

De plus, il n’a jamais corrigé ceux qui l’accusent de se faire l’égal de Dieu ou ceux qui l’appellent “Dieu” : “Jésus leur répondit: Mon Père est à l’oeuvre jusqu’à présent, et moi aussi je suis à l’oeuvre. Cette remarque fut pour eux une raison de plus pour chercher à le faire mourir car, non content de violer la loi sur le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père et se faisait ainsi l’égal de Dieu.” (Jean 5.17s, voir aussi Marc 2.5s, Jean 8.58-59, Jean 10.30-39 et Jean 20.281).
Il affirme aussi que la loyauté envers lui est plus importante que toutes les autres formes de loyauté (Matthieu 10.37), qu’il devrait être honoré de la même manière que le Père (Jean 5.17s). Jésus dit aussi que le Père recherche à le glorifier : “Jésus répondit: “Si je m’attribuais moi-même ma gloire, cela n’aurait aucune valeur. Celui qui me glorifie, c’est mon Père, celui-là même que vous appelez votre Dieu.” (Jean 8.54, Jean 13.31) et que les deux sont liés (Jean 11.4). Il utilise l’épithète divin “JE SUIS” (Jean 8.58-59, 24, 28). Il accepte la louange des hommes sans réprimander : “Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Il alla le trouver et lui demanda: Crois-tu au Fils de l’homme ? Il lui répondit: Qui est-ce? Dis-le moi, Seigneur, pour que je puisse croire en lui.
Jésus lui dit: Tu le vois de tes yeux. C’est lui-même qui te parle maintenant. Je crois, Seigneur, déclara l’homme, et il se prosterna devant lui. » (Jean 9.35-38)

3. L’autorité

Plusieurs fois, Jésus affirme qu’il est capable de pardonner les péchés (Marc 2.5s, Luc 7.48s), qu’il a autorité sur le Sabbat (Marc 2.28, Matthieu 12.8), sur les élus et sur les anges (Marc 13.26s).
On peut déduire d’après la formule “mais moi je vous dis” que Jésus s’arroge le droit de renforcer la loi de Moïse (Matthieu 5). Aussi, il a l’autorité de donner autorité sur les puissances des ténèbres aux autres (Luc 10.19). Encore plus fort, il affirme qu’il possède l’autorité universelle (Jean 17.2) et qu’il dispose du Royaume de la même manière dont le Père en dispose (Luc 22.29s). Il affirme avoir l’autorité d’envoyer et de donner le Saint Esprit de Dieu (Luc 24.49, Jean 7.37-39, Jean 15.26 et Jean 16.7).

4. L’identification et l’égalité avec le Père

Les affirmations au sujet de l’égalité de Jésus avec le Père sont claires. Par exemple, Jésus dit que “celui qui a de la haine pour moi en a aussi pour mon Père.“ (Jean 15.23). Aussi, il affirme que celui qui a vu le Fils, a vu le Père (Jean 14.9) et il s’est appelé par le titre potentiellement blasphématoire : Fils de Dieu (Marc 14.62). Jésus n’a jamais corrigé ceux qui l’accusaient de se faire l’égal de Dieu ou ceux qui l’ont appelé “Dieu” (Marc 2.5s, Jean 5.17s, Jean 8.58-59, Jean 10.30-39 et Jean 20.28). Il se met au même niveau que le Père et le Saint Esprit (Matthieu 28.19). Sa venue coïncide avec la venue de Dieu (Luc 19.43-44). Enfin, il affirme qu’il agit co-extensivement avec le Saint Esprit (Luc 21.14-15 et Matthieu 10, voir aussi Marc 13) et le Père : ”Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour.” (Jean 15.9, voir aussi Jean 15.17s, Jean 10.30-39).

5. L’unique relation avec le Père

Jésus considère que sa relation filiale avec le Père est absolument unique : “Ne me retiens pas, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères et dis-leur de ma part: Je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu” (Jean 20.17, voir aussi Marc 12.1-11). De plus, il affirme avoir une connaissance exclusive du Père : “Mon Père a remis toutes choses entre mes mains. Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; et personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.” (Matthieu 11.27, voir aussi Jean 7.28-29). Et, il affirme être le seul à avoir vu Dieu le Père (Jean 6.46, Jean 8.38). Finalement, il affirme être sans péché et qu’il a toujours plu au Père (Jean 8.29, Jean 8.46).

6. Sa nature exaltée et ses pouvoirs surnaturels

Jésus est souvent lié au mot “Seigneur” (Marc 11.3, Marc 5.19-20). Il affirme qu’il est supérieur au Roi David (Marc 12.35-37), au temple (Matthieu 12.16), au prophète Jonas (Matthieu 12.41), et au Roi Salomon (Matthieu 12.42), aux anges (Marc 13.32). Certaines de ses déclarations impliquent l’attribut d’omniprésence (Matthieu 18.20 et Matthieu 28.19), et qu’il a accès à la connaissance du future (Luc 22.31s, Marc 9.31). Enfin, Jésus affirme qu’il peut rendre libre quelqu’un (Jean 8.36) et qu’il peut ressusciter des morts : “ Si le Père m’aime, c’est parce que je donne ma vie; mais ensuite, je la reprendrai. En effet, personne ne peut m’ôter la vie: je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.” (Jean 10-17-18).

7. Affirmations de Jésus qui n’ont pas de sens s’il n’est pas Dieu

- “Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront jamais.” (Marc 13.31) Jésus affirme que ses paroles sont éternelles. Personne dans l’histoire n’a eu cette prétention.
- “Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire: «Seigneur! Seigneur!» Il faut accomplir la volonté de mon Père céleste. Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront: «Seigneur! Seigneur! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom.» Je leur déclarerai alors: «Je ne vous ai jamais connus! Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal!»” (Matthieu 7.21s, voir aussi Matthieu 25.17s). Dans ce texte, nous voyons que la destinée éternelle des hommes dépend de lui.
- “Personne n’a jamais vu le Père, sauf celui qui est venu d’auprès de Dieu. Lui, il a vu le Père.” (Jean 6.46, voir aussi Jean 8.38 et Exode 33.20) Alors que personne n’a jamais vu le Père, Jésus affirme être le seul à l’avoir vu.
- “Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire.” (Jean 15.5) Jésus affirme que sans lui, l’homme ne peut pas porter du bon fruit.
- “Car tout ce qui est à moi t’appartient, comme tout ce qui est à toi m’appartient. Ma gloire rayonne en eux.” (Jean 17.10) Tout ce qui appartient au Père appartient à Jésus. Cette affirmation n’a vraiment aucun sens si Jésus n’est pas Dieu lui-même.

À suivre …

1- Un lecteur musulman a suggéré que la meilleure lecture de ce texte était que Thomas rendait gloire à Dieu le Père, et non qu’il confessait Jésus comme Seigneur et Dieu. Maintenant, il faut savoir que ce n’est pas l’interprétation majoritaire parmi les exégètes bibliques. Murray J. Harris, professeur de Nouveau Testament et d’exégèse, a brillament réfuté cette alternative en montrant le manque évident de preuves in Jesus as God: The New Testament Use of Theos in Reference to Jesus (Grand Rapids: Baker, 1992). La plus simple et meilleure façon de comprendre l’exclamation de Thomas est une adresse vocative à Jésus lui-même. De plus, la répétition du pronom grec μου fait de la confession de Thomas intensivement personnelle, qui est en complète relation avec le contexte immédiat : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » (v. 31)

Le dilemme d’Euthyphron – Suite et Fin

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Un deuxième problème

Le deuxième problème suggéré par Bertrand Russel est comme suivant : qu’est-ce que le « bien » ? En effet, cela n’aide pas de dire que Dieu est bon à moins de savoir à quoi ce terme se réfère.

Si le mot « bien » signifie « en accord avec la nature et le caractère de Dieu », nous avons un problème. Quand la Bible dit « Dieu est bon », cela veut dire « Dieu a la nature et le caractère de Dieu ». Si Dieu et la bonté sont la même chose, alors la phrase « Dieu est bon » ne veut rien dire de plus que « Dieu est Dieu », une tautologie inutile.

La réponse à ce problème dépend de la notion philosophique d’identité, exprimée symboliquement : A = A. Quand une chose est identique à une autre, il n’y a pas deux éléments mais un seul. Par exemple, l’actuel président des États Unis (Barack Obama) est identique à l’auteur du livre The Audacity of Hope. Ce qui est vrai du premier est aussi vrai de l’autre. Le président et l’auteur du livre sont la même personne. Ils ne sont pas deux, mais un.

Dans la perspective chrétienne, Dieu n’est pas bon dans le même sens qu’un célibataire est une personne qui n’est pas engagé avec une autre personne. Quand nous disons Dieu est bon, nous donnons une information additionnelle : Dieu a une certaine qualité. Dieu n’est pas exactement la même chose que la bonté (identique). C’est une caractéristique essentielle de Dieu, donc il n’y a pas de tautologie.

Connaissance morale

Une compréhension de l’enseignement chrétien sur Dieu enlève un problème, cependant nous en rencontrons un autre : comment nous pouvons connaître ce qu’est le « bien » si nous ne le définissons pas premièrement ?

La façon dont Abraham répond quand il apprend que Dieu a l’intention de détruire Sodome et Gomorrhe nous donne une clé pour répondre :

Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! Loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? (Genèse 18.25)

Sachant qu’aucun commandement n’a été transmis auparavant par Dieu, comment Abraham sait-il que la justice requiert que Dieu ne traite pas le méchant et le juste de la même façon ? La réponse est qu’Abraham connait le bien sans définition a priori ou décret de Dieu, grâce à une intuition morale. Il n’a pas besoin d’un décret divin pour définir la justice, car sa connaissance morale est en lui.

Même l’athée comprend ce que le terme moral signifie. Il n’a pas besoin de Dieu pour connaître la morale. Il a besoin de Dieu pour faire sens à ce qu’il reconnaît.

C’est précisément pourquoi l’argument moral en faveur de l’existence de Dieu est aussi bon. La reconnaissance de la morale mène à Dieu de la même façon que la chute des pommes mène à la gravité. Notre intuition morale reconnaît l’effet, mais quelle est la cause adéquate ? Si Dieu n’existe pas, alors les termes moraux sont incohérents et nos intuitions morales n’ont aucun sens.

Les chrétiens n’ont pas à craindre le dilemme d’Euthyphron, puisqu’il s’agit d’une mauvaise compréhension du Dieu révélé dans la Bible. Le bien n’est ni au dessus de Dieu ou simplement la volonté de Dieu. Plutôt, l’éthique est fondée dans son caractère saint. Les notions morales ne sont pas arbitraires et données sur un coup de tête. Elles sont fixes, absolues et fondée dans la nature immuable de Dieu.

De plus, aucune définition extérieure de la piété est nécessaire parce que la morale est connue directement grâce à notre intuition morale. Les lois de Dieu expriment son caractère et – si nos intuitions morales sont intactes – nous reconnaissons immédiatement que ces lois sont bonnes.


D’après un article de Greg Koukl : The Euthyphro’s dilemma