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Pourquoi le débat Création/Evolution est un terrain miné

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Certains sujets de conversation semblent être à éviter si on souhaite avoir une discussion paisible. Qui n’a pas assisté ou pris part à un débat passionné sur des sujets comme « Si Dieu existe, pourquoi le mal? », « La science n’a-t-elle pas mis Dieu au placard? »… Le débat entre Création et Evolution fait partie de ces sujets brûlants. Il suffit de voir les couvertures de livres ou de magazines qui sortent fréquemment sur ce thème pour se rendre compte que 150 ans après la publication de l’Origine des espèces de Charles Darwin, la question fait encore couler énormément d’encre. Le Nouvel Observateur daté du Jeudi 22 janvier 2009 titrait sa Une « Dieu contre la science », et le Hors-Série de Scientific American de janvier 2009, « The Evolution of evolution », consacre un article aux «derniers tours des créationnistes ».

Comme c’est souvent le cas dans ce genre de débat, ce sont les positions les plus extrêmes qui parlent le plus fort et qu’on entend le plus. On a d’un côté le militantisme athée (avec comme chef de file Richard Dawkins dont nous avons longuement parlé dans la série Pour en finir avec Dieu) qui se sert de la théorie de l’évolution comme argument contre l’existence de Dieu en affirmant que la théorie est intrinsèquement athée. De l’autre côté, les croyants fervents pour qui la théorie de l’évolution est incompatible avec leur foi car elle ne laisse pas la place à leur croyance en un Dieu Créateur.

Afin d’éviter des incompréhensions, il nous semble primordial de définir les termes « Création » et « Evolution ». Combien de fois, lorsque le sujet est soulevé, nous entendons dire, d’un côté comme de l’autre, « Mais la question ne se pose même pas! ». Essayons de comprendre ce que les biologistes veulent dire quand ils parlent d’évolution et ce que les croyants entendent par création, ainsi le débat sera peut-être plus constructif.
Par l’utilisation contemporaine du terme « évolution », les biologistes font référence à un processus résultant en des changements héritables dans une population, répartis sur de nombreuses générations. Ces changements surviennent par l’intermédiaire des mutations génétiques.
Dans le cadre biblique, le terme « création » ne se réfère pas à un mécanisme particulier d’explication des origines de la diversité biologique, mais à la relation entre Dieu et tout ce qui existe.
Si on s’en tient à ces définitions, Création – en tant que terme théologique exprimant la relation créative immanente et continue de Dieu avec l’univers tout entier – et Evolution – en tant que théorie scientifique expliquant la diversité biologique – ne sont pas incompatibles.
Si on accepte ces définitions, on se rend compte que le fait de formuler le débat par la question « Création ou Evolution » constitue ce qu’on appelle en philosophie une erreur de catégorie. On ne peut débattre correctement si dès la formulation de la question, on mélange deux « niveaux », à savoir une théorie scientifique et une croyance.

Malheureusement, ces deux termes traînent derrière eux un très lourd bagage idéologique.
Les mots étant définis par l’usage qu’on en fait, les termes « création » et « créationniste » sont aujourd’hui devenus attachés aux personnes qui rejettent en bloc la théorie de l’évolution, conception largement véhiculée par les médias.
Certains croyants rejettent la théorie de l’évolution en l’accusant d’être à l’origine d’idéologies telles le capitalisme, le communisme et le racisme, en particulier à travers la notion de « survie du plus apte ». Il est important de souligner que ce concept a été développé par Herbert Spencer qui a popularisé la théorie à la fin du XIXème en affirmant qu’elle représentait non seulement une théorie scientifique mais également une grande philosophie pour l’ensemble de la vie, de l’histoire et du progrès humain.

Il est intéressant de noter que la théorie fut assez facilement adoptée par les penseurs chrétiens lors de la publication de l’Origine des espèces. Asa Gray par exemple, Professeur d’Histoire Naturelle à Harvard et presbytérien orthodoxe, confident de longue date de Darwin, fit une critique très positive du livre et arrangea sa publication aux Etats-Unis en 1860. En contraste, un récent sondage révèle que presque la moitié des américains ne croit pas en la théorie de l’évolution.

Certains scientifiques considèrent qu’il est irrationnel de croire en l’existence d’un Dieu Créateur, et que les découvertes scientifiques sont incompatibles avec le récit de la Création biblique. Mais la Bible n’est pas un manuel scientifique. La littérature scientifique telle qu’on la trouve actuellement dans les revues scientifiques spécialisées est relativement récente. La Bible a beaucoup à nous dire sur le sens de la Création, pas sur les mécanismes de la création. Le livre de la Genèse apporte des réponses à des questions sur le « pour-quoi », non sur le « comment ». Il nous présente un Dieu puissant, Créateur et plein de grâce. Il nous dévoile aussi dans quel monde nous vivons, ce que signifie être humain. Surtout, il nous révèle que toute la création a besoin d’un Rédempteur. Le message essentiel de la Bible est en effet que Jésus-Christ a accompli le sacrifice parfait qui seul pouvait renouer notre relation avec DIeu, relation ternie par le choix délibéré de l’Homme de vivre sans Dieu.

Certains croyants rejettent la théorie de l’évolution parce qu’ils la considèrent trop matérialiste. Ils pensent qu’un chrétien honnête ne peut adopter la théorie sans remettre en question sa foi. Comme nous l’avons déjà mentionné, la théorie en elle-même n’est pas matérialiste, ce sont les extrapolations métaphysiques qui en ont été faites qui les sont. Le fait que les athées militants se servent de la théorie de l’évolution comme d’un argument contre l’existence de Dieu n’a fait que renforcer cette idée. Ces chrétiens ont du mal à comprendre comment un scientifique chrétien peut par exemple mener de la recherche en biologie sans laisser sa foi à l’entrée du laboratoire.
Un chrétien et un athée travaillant dans un laboratoire tenteront de comprendre le fonctionnement de leur objet de recherche. Le fait qu’ils soient athée ou croyant n’empêchera nullement qu’ils parviennent aux mêmes conclusions. Ce seront leurs interprétations métaphysiques qui seront différentes. Les deux pourront s’émerveiller à travers leurs recherches de la complexité de l’univers, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Le croyant peut s’émerveiller tout autant que l’athée (Dawkins par exemple prétend que la foi rend cet émerveillement impossible). A la différence du dernier, il croit que Dieu est à l’origine de ce qu’il observe. La foi en un Dieu Créateur ne rend pas moins intéressante la tâche de chercheur ! La science nous permet d’étudier et de comprendre comment fonctionne le monde que Dieu a créé.

En réponse à l’affirmation de certains scientifiques que la théorie de l’évolution élimine la possibilité d’un Dieu Créateur, des croyants ont voulu justement montrer que des processus particuliers ne peuvent s’expliquer par des mécanismes darwiniens, et qu’il faut alors invoquer un « Concepteur intelligent » pour expliquer ces mécanismes. C’est l’argument du « Dieu-des-trous » que l’on a pu rencontrer au cours des années sous différentes formes. Le problème de vouloir mettre Dieu là où la science ne peut (pas encore) expliquer certains phénomènes est que ces trous risquent tôt ou tard d’être comblés. En science, quand on parle des manques actuels dans les connaissances, l’attitude à avoir serait de « ne jamais dire jamais ». Cette idée est bien illustrée par le discours de Lord Kelvin à la British Association for the Advancement of Science en 1900, lorsqu’il affirma qu’ « il ne reste plus rien à découvrir en physique maintenant. Tout ce qu’il nous reste sont des mesures de plus en plus précises ». Quelques années plus tard, Albert Einstein révolutionnait le monde de la physique.
Nous croyons que Dieu est le Créateur de toutes choses, pas seulement de ce qu’on ne peut à priori pas expliquer scientifiquement.
Une autre phrase qu’on peut souvent entendre prononcée par des chrétiens est que « l’évolution n’est qu’une théorie ». Ici encore, il s’agit d’une mauvaise compréhension de la signification du terme « théorie ». Une théorie scientifique constitue au moment où elle est utilisée la meilleure explication des phénomènes naturels observés. Il ne s’agit pas d’une hypothèse farfelue, mais d’un cadre de travail au sein duquel les scientifiques peuvent mener leurs recherches.

Dans les milieux chrétiens, on entend souvent dire que le débat Création/Evolution est d’importance secondaire. Dans un sens c’est vrai, mais il faut savoir ce qu’on entend par Création/Evolution. S’il ne s’agit que d’un débat scientifique sur la manière dont la diversité biologique s’est développée au cours du temps, alors oui c’est un débat d’importance secondaire.
Mais nous pensons que le fond du débat se situe autre part. Si les athées et les croyants débattent aussi souvent sur le sujet, et que les athées se servent de la théorie pour montrer que Dieu n’existe pas, alors que les croyants refusent d’accepter la théorie parce qu’elle est trop matérialiste, il nous semble judicieux d’essayer de resituer le débat là ou il se situe vraiment.
Si le but du débat est de montrer que Dieu existe ou pas, pourquoi ne pas sortir du débat pseudo-scientifique, qui nous semble de toute façon sans fin, et le reformuler en débat entre théisme et matérialisme? Il nous semble que la vraie question qui repose au fond des discussions est plutôt « Dieu ou pas Dieu? » Cette question est, elle, d’importance primordiale. Si on croit que Dieu existe, ou même si on ne fait qu’envisager la possibilité de son existence, alors on peut croire qu’Il a créé l’univers. Et si c’est le cas, il peut l’avoir créé de la manière qu’Il voulait, que ce soit en six jours de vingt-quatres heures ou sur des périodes de temps beaucoup plus longues par des mécanismes évolutifs.

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L’évolution sociobiologique peut-elle expliquer le sens moral ?

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Extrait d’un commentaire sur l’article : L’existence de Dieu est la meilleure explication du sens inné du bien et du mal.

Je crois par exemple qu’on a tendance à éternuer à peu près tous de la même manière à travers les cultures dans le monde, pour la simple raison que l’on est issue de la même espèce, avec des systèmes respiratoires fatalement ressemblants … qu’on a besoin, comme pas mal de choses grouillantes également sur Terre, de manger, dormir, se reproduire, exister le plus longtemps possible … Les hommes, comme les fourmis, les loups, etc … vivent en groupes. Par nécessité, le corps amène à une forme d’existence. Avant d’écrire en lettre d’or la « Loi », je crois qu’il tombe un peu sous le coup du bon sens le plus crétin qu’on vis tout de même mieux ensemble si on évite de s’arracher les boyaux à longueur de journée en forniquant. Et les codes institués, les règles du groupe apparaissent, pour formaliser des évidences produites par l’expérience, plutôt qu’une conscience innée. »

L’argument ici exposé est que le sens moral n’est pas inné mais il est le fruit de l’évolution : « Cela ne peut pas vous venir à l’esprit que le bon sens, la logique, aussi bête qu’une pomme qui tombe au sol, des contraintes concrètes font qu’à travers les âges, on a tendance à converger vers les solutions les plus logiques ? » Le sens moral de quelqu’un n’est pas quelque chose que chaque être humain possède intrinsèquement à la naissance mais quelque chose qui s’acquièrent au fur et à mesure.

A mon sens, il y a un problème fondamental à cette explication, c’est qu’elle n’explique pas ce que nous appelons le sens moral. En disant cela, ce que le naturaliste (ou évolutionniste ou empiriste) explique quand il cherche à expliquer le sens moral en terme naturaliste, n’est pas la moralité du tout. Il est entrain d’expliquer quelque chose de différent.

La question à laquelle nous tentons de répondre est : « Pourquoi quelqu’un devrait être altruiste et non égoïste ? » Nous cherchons à connaître la raison pour laquelle nous nous sentons poussés à être tourné vers l’autre et non sur nous-mêmes.

La réponse donnée par les naturalistes est la suivante : quand nous sommes égoïstes, cela handicape le groupe. En d’autres termes, peut-être plus explicite, « je crois qu’il tombe un peu sous le coup du bon sens le plus crétin qu’on vit tout de même mieux ensemble si on évite de s’arracher les boyaux à longueur de journée en forniquant. » Mais voyez-vous, la réponse donnée n’en est pas une parce qu’elle présuppose une autre valeur morale : celle de nous sentir concernés par la bonne santé du groupe.
D’où la question : « pourquoi devrions-nous sentir concernés par la bonne santé du groupe ? » la réponse « tombe là aussi sous le coup du bon sens » : parce que sinon les groupes ne survivront pas, et si les groupes ne survivent pas alors l’espèce ne survivra pas. Ensuite, vous pouvez imaginer la prochaine question : « pourquoi devrions-nous prendre soin de la santé de l’espèce et de si l’espèce survit ou pas ? » Comprenez-vous où je veux en venir ? Le problème avec toutes ces réponses qui tentent d’être des justifications ou des explications des règles morales, est que celles-ci dépendent elles-mêmes d’une règle morale admise au préalable. Par conséquent, elles ne peuvent véritablement expliquer le sens moral. Toutefois, quand nous posons la question : « pourquoi devrions-nous être concernés par l’espèce vivante ? » la prochaine réponse mettra fin à la série de question, et nous connaîtrons l’origine de la moralité. La réponse est que nous devrions être concernés par l’espèce parce que si l’espèce disparaît, alors nous ne survivrons pas nous-mêmes. Autrement dit, si l’espèce est en voie de disparition, alors mes propres intérêts vont être en voie de disparition.

Par conséquent, pour être bref, le raisonnement est le suivant : je ne devrais pas être égoïste parce que c’est mieux pour le groupe, ce qui est mieux pour l’espèce, ce qui est mieux pour moi. D’où, pourquoi ne devrais-je pas être égoïste ? Parce que c’est mieux pour moi. Mais regarder à ce qui est mieux pour moi, est à proprement parler de l’égoïsme. Ainsi, tout ce qui est appelé description de l’origine du sens moral en est réduit à cette proposition absurde : je devrais moralement ne pas être égoïste de sorte que je puisse être totalement égoïste.
Cela n’a aucun sens parce que nous savons que le sens moral ne peut être simplement réduit à de l’égoïsme. Nos règles morales sont toujours faîtes contre l’égoïsme et pour l’altruisme. Elles sont contre l’égoïsme et pour l’opposé. Il est absurde de définir quelque chose en disant que c’est son opposé. Quand vous pensez à ce qu’être moral implique, vous ne pensez pas que la moralité est vraiment de l’égoïsme purement et simplement.

Le sens moral est tout à fait différent. Quand nous cherchons une définition du sens moral, nous savons que cela ne traite pas de l’égoïsme, puisque nous cherchons à expliquer pourquoi nous ne sommes pas égoïstes. D’une part, les naturalistes font passer le sens moral en douce dans l’équation en décrivant le comportement qui est sensé être expliqué par l’évolution, donc leur définition dépend de la moralité pour faire leur explication. D’autre part, les descriptions et explications finissent en étant réduit à de l’égoïsme, ce qui n’est pas ce qu’ils essayaient d’expliquer. Ils essayaient d’expliquer pourquoi quelqu’un ne devrait pas être égoïste et non pourquoi quelqu’un devrait être égoïste.

D’après une traduction libre et partielle de Evolution can’t explain morality de Greg Koukl.

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La théorie de l’évolution annule-t-elle Dieu ?

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« Comment les chrétiens peuvent-ils encore croire que Dieu a créé l’homme alors que l’évolution montre très bien qu’on peut se passer de l’hypothèse d’un Dieu Créateur ? »

De nombreux scientifiques (parmi les plus célèbres Jacques Monod et Richard Dawkins) ont utilisé leur « autorité » pour répandre une vision du monde nihiliste, affirmant que l’Univers est sans but ni raison. Pour la plupart des personnes, la Science est devenue la « vérité », une « vérité » considérée comme étant la seule digne d’être réellement prise au sérieux. Cependant une étude plus poussée nous permet de comprendre que la « vérité scientifique » n’est rien de définitivement sûr.
Les personnes qui ont fait des études scientifiques emploient souvent leur connaissance de la théorie de l’évolution pour écarter l’hypothèse d’un Dieu Créateur tel qu’il est décrit dans la Genèse (le premier livre de la Bible). A côté l’athéisme, ou l’agnosticisme, semble plus raisonnable et plus logique. En revanche, les chrétiens sont évidemment tous des membres de l’ « Association des gens qui croient encore que la terre est plate », convaincus que Dieu a fait l’homme tel un enfant qui crée des petits personnages en pâte à modeler.
Cette description est-elle fondée ?

Portons un regard critique sur la théorie de l’évolution, sur ce qu’elle offre réellement. Les preuves en faveur d’une évolution de la faune et de la flore sont, à un certain degré seulement, plausibles ; on peut notamment penser à la sélection naturelle et son rôle d’éliminer les organismes qui sont mal adaptés pour un écosystème donné (micro-évolution).

Qu’en est-il de l’apparition de la vie sur Terre ?

Les scientifiques ont spéculé à ce sujet sur la base de la théorie de l’évolution et les hypothèses qui en résultent sont souvent présentées comme des faits ; mais de telles spéculations demeurent des conjectures et non des faits.

Un honnête homme armé de tout le savoir à notre portée aujourd’hui se devrait d’affirmer que l’origine de la vie paraît actuellement tenir du miracle, tant il y a de conditions à réunir pour la mettre en œuvre. »

Sir Francis Crick, découvreur de l’ADN 1953, Nobel de chimie 1962, darwinien pendant de nombreuses années

Ainsi supposer qu’il n’y a pas de Dieu parce que nous pouvons ou nous pourrons tout expliquer sans Lui, c’est faire un grand saut dans le vide, un saut dans le vide injustifié ; c’est-à-dire que le choix de croire que Dieu n’existe pas ne repose pas sur des faits tangibles et avérés. En d’autres termes, le choix du paradigme sans Dieu est un choix purement irrationnel. Nous pouvons dire ici que les personnes qui ont fait le choix de ne pas croire en Dieu ont fait grand cas d’une théorie qui n’explique pas tout. Leur attitude relève du dogmatisme pur et simple.

Le but de Genèse 1

Le but de Genèse 1 n’est pas de faire un exposé scientifique de la création, loin de là ! Le premier livre de la Bible expose des vérités théologiques et vous ne pouvez guère exiger de lui qu’il vous expose de manière exhaustive des vérités scientifiques.
Ceci étant dit, quelles vérités cherchent à nous exposer le premier chapitre de la Genèse ? Nous pouvons mentionner trois choses essentielles qui ressortent de ce chapitre.

- Dieu est à l’initiative de toute la création et Dieu est la source de la vie : cette affirmation va en opposition des conceptions de beaucoup de scientifiques et de philosophes héritiers du scepticisme.

- La création est ordonnée : chaque espèce est distincte et il y avait un ordre dans le développement de la création.

- Le cas unique de la race humaine : La Bible explique que l’homme est unique, que vous êtes unique. Les êtres humains sont beaucoup plus que des animaux, ils sont faits à l’image de Dieu.

Pour un naturaliste l’Homme demeure un primate, et ce n’est pas faux. Mais les déclarations intempestives du genre  » l’Homme est un Singe  » ou  » le Singe est un Homme  » ne sont évidemment que très partiellement justes, c’est le moins que l’on puisse dire ; c’est encore une question de simple bon sens. Avec l’homme que j’appellerais, faute de mieux, philosophique, car celui-ci ne recouvre peut-être pas seulement le genre Homo, apparaît la conscience – définie tant bien que mal par  » savoir que l’on sait  » – conscience révélée à nous concrètement par les premiers objets fabriquées … Aucune autre espèce n’a, pour le moment, partagé cette audace. Après 12 ou 13 milliards d’années d’histoire naturelle, c’est le premier signe d’une histoire culturelle, le terme de culture recouvrant pour un préhistorien tout ce qui n’est pas nature, c’est-à-dire technologie bien sûr mais aussi les facettes intellectuelle, spirituelle, morale, esthétique, etc. … de l’être qui en est doté.

Yves Coppens,
Histoire de l’homme et des changements climatiques, éditions Fayard, p. 36

Aujourd’hui, les modèles évolutionnistes ont la lourde tâche d’expliquer -en plus de l’apparition de la vie ou comment est-on passé de la matière inerte à la matière vivante- l’apparition de la conscience, ce qui caractérise tant l’homme. D’où, ceux qui nient que l’homme a été créé à l’image de Dieu doivent démontrer comment le temps et le hasard transforment l’impersonnel en personnel.

Si vous penchez du côté de la théorie de l’évolution pour expliquer l’Univers, il reste encore beaucoup d’incertitudes, il vous faut donc rester humble. Le créationnisme biblique répond aux questions existentielles et nous restons convaincus qu’opposer systématiquement religion et science est absurde car elles ne traitent pas des même champs.
En effet, la théorie de l’évolution ne réfute pas Dieu. L’athéisme ou l’agnosticisme ne sont donc pas plus « raisonnable » que la foi chrétienne. Une honnête analyse de la théorie de l’évolution montre que les scientifiques sont loin d’expliquer l’origine de l’univers ou l’origine de la vie. Au final cependant, une honnête analyse de la Genèse donne une explication de la raison pour laquelle vous êtes assis devant votre ordinateur à lire cet article et non comme d’autres primates, accrochés à une branche, perdus aux fins fonds de la jungle.

C’est le but de la Genèse, une révélation des origines.

Cet article est inspiré de Doesn’t Evolution Disprove God ?

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