Archives du tag : foi

Avoir la foi en France…

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Thierry Bizot, un producteur d’émission télé, raconte son parcours spirituel sur Europe 1.

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Citation du dimanche : Robert Jastrow sur « science et foi »

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« Il semble actuellement que la science ne sera jamais en mesure de lever le voile sur le mystère de la création. Pour le scientifique qui a vécu avec sa foi dans le pouvoir de la raison, l’histoire se termine comme dans un cauchemar. Il a escaladé les montagnes de l’ignorance, il est sur le point de conquérir le plus haut sommet, et alors qu’il se hisse sur le dernier rocher, il est accueilli par une bande de théologiens qui sont là depuis des siècles. »

Robert Jastrow, God and the Astronomers, W. W. Norton, 1992, p. 107

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Les arguments théistes – Introduction

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La foi religieuse sous toutes ses formes – en particulier les trois monothéismes – est devenue le cheval de bataille d’un athéisme militant (comme le mouvement du Nouvel Athéisme).

L’espèce humaine a évolué : la croyance religieuse devrait depuis longtemps avoir été mise au placard. Grâce aux découvertes scientifiques, « l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’univers d’où il a émergé par hasard. »1 Copernic a montré que l’homme n’était pas au centre de l’univers, Darwin a montré que l’homme n’était pas au centre de la « création », et Freud a montré que l’homme n’était même pas maître dans son propre esprit. Croire en Dieu est une béquille pour ceux qui ne peuvent faire face à la dure réalité.

On peut résumer l’approche athée de la manière suivante : d’une part, il n’y a aucune raison valable de croire que Dieu (ou un dieu) existe, et d’autre part, trop d’éléments nous poussent à croire qu’il n’existe pas.

Les philosophes et théologiens ont depuis longtemps proposé, développé, critiqué, reformulé ce qu’on appelle des « arguments théistes ». Nous n’envisageons pas ces arguments comme des preuves de l’existence de Dieu, et nous sommes tout à fait conscient du gouffre qui sépare la conclusion à laquelle ces arguments permettent d’arriver – la possibilité de l’existence de Dieu – de la foi en Jésus-Christ. Le théologien Alister McGrath exprime cette idée de façon remarquable : « La vraie connaissance de Dieu (Calvin) ne peut procéder que d’une révélation; mais Dieu, dans sa miséricorde, a envoyé des signes annonciateurs et laissé entrevoir des ombres de cette connaissance salvatrice dans le monde. La connaissance naturelle de Dieu accomplit son dessein lorsqu’elle indique à la fois la nécessité et la possibilité d’une connaissance divine plus complète que celle entrevue par les traces de Dieu dans l’ordre naturel. En revanche, cette connaissance naturelle se comporte en traître si elle se présente comme la connaissance de Dieu dans sa plénitude. »2

Nous allons dans les articles qui suivent explorer les quatre principaux arguments théistes, en présentant leur arrière-plan historique, leurs principales formulations et les objections les plus répandues.

Pour des questions de brièveté et de clarté, ces articles ne seront qu’une synthèse des arguments. Nous n’avons pas ici la place d’étudier les différentes versions des arguments développées au cours des siècles. Nous mettrons en ligne un dossier plus développé que vous pourrez consulter.

A suivre …

1- MONOD Jacques, Le hasard et la nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Editions du Seuil, 1970, p. 224-225.

2- McGRATH Alister, Jeter des ponts, l’art de défendre la foi chrétienne, Editions La Clairière, 1999, p. 21.

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Une tolérance intolérante ?

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« Nous vivons au XXIème siècle, il faut être tolérant ! »

Selon la conception actuelle de la tolérance, aucun point de vue ne devrait être considéré comme ayant plus de valeur qu’un autre.

Le Petit Larousse définit la tolérance de la manière suivante : « Respect de la liberté d’autrui, de ses manières de penser, d’agir, de ses opinions politiques et religieuses. » Selon ce même dictionnaire, tolérer, c’est « admettre à contrecoeur la présence de quelqu’un; supporter avec plus ou moins de patience quelquechose de désagréable; endurer. » On ne tolère que ce avec quoi on n’est pas d’accord ! On ne « tolère » pas des personnes qui partagent notre point de vue. Cette notion de désaccord a complètement disparu de la conception moderne de la tolérance. Aujourd’hui, être tolérant c’est rester neutre, impartial et croire que chacun est libre de décider pour lui-même. Ne pas juger. Ne pas vouloir imposer ses convictions. On retrouve ici la marque du relativisme qui imprègne notre société: « Il n’existe pas de vérité absolue » … Si ce n’est la vérité absolue qu’il n’existe pas de vérité absolue.
Aujourd’hui, le simple fait de penser que quelqu’un a tort est qualifié d’intolérance. Pour être tolérant, il faut être en désaccord … ce qui est intolérant ! Etrange paradoxe …

L’idée selon laquelle tous les points de vue ont la même valeur se contredit d’elle-même. Il faudrait alors en effet admettre que le point de vue selon lequel certains points de vue sont faux a la même valeur que le point de vue selon lequel tous les points de vue se valent … Encore un paradoxe ! Le simple fait de prétendre que les chrétiens sont intolérants est faire preuve d’intolérance.
On peut « tolérer » une personne sans être d’accord avec ses convictions ou son comportement. Rejetter les idées ou le comportement d’une personne ne revient pas à rejetter cette personne.

On pourrait décrire la « tolérance » selon la pensée post-moderne de la manière suivante : tolérez la majorité des comportements ou convictions, mais ne tolérez pas que quelqu’un ne tolère pas ces comportements ou ces convictions. Qui impose son point de vue aux autres ?

Une grande partie de ce qui passe pour être de la tolérance n’est en fait que de l’indifférence. Il est souvent plus facile de se cacher derrière le mythe de la tolérance et d’accuser quelqu’un d’intolérance que de réfléchir à des convictions contraires aux notres.

Que penser de l’accusation si souvent lancée contre le christianisme, à savoir qu’il s’agit d’une religion intolérante ? J’ai envie de répondre que le christianisme est très intolérant. Dans un contexte post-moderne, qu’y a-t-il de plus intolérant que d’affirmer que Jésus est le chemin, la vérité et la vie, et que nul ne peut venir à Dieu si ce n’est par lui ?
Jésus lui-même était très intolérant : intolérant de l’hypocrisie religieuse, du comportement des marchands du Temple, de la haine. Mais ce même Jésus enseignait l’amour du prochain, la patience, le pardon. Ce même Jésus qui ne tolérait pas certains comportements, est allé jusqu’à mourir pour ceux qui adoptaient ces comportements. Quelle plus grande preuve de «tolérance » pourrait-on demander ?

Lire un article sur le même sujet ici.

Librement inspiré de When tolerance is intolerant, de Greg Koukl.

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Richard Dawkins fait une concession

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Le 21 octobre 2008, John Lennox et Richard Dawkins débattaient au Musée d’Histoire Naturelle d’Oxford. Après cet échange, Justin Brierley, de la Premier Christian Radio, fit un rapport de ce débat et de son interview avec Richard Dawkins. On trouve dans son programme radio de plus amples détails sur ce débat (disponible ici en anglais), ainsi que sur la conférence de presse qui suivit le débat et son interview avec John Lennox.

Richard Dawkins fit une affirmation surprenante:

Un plaidoyer sérieux peut être fait en faveur d’un dieu déiste ».

Cela semble être une concession majeure de la part de Dawkins, qui semble admettre que des arguments et preuves sérieux peuvent être donnés en faveur d’un dieu qui a créé l’univers (mais qui le laissa ensuite prendre soin de lui-même). S’il s’agit d’un « plaidoyer sérieux », alors Dawkins semble reconnaître que les preuves et les arguments de ce plaidoyer doivent être examinés soigneusement et ne peuvent être (et ne devraient pas, en tant que bon scientifique) être immédiatement rejetés.

Melanie Phillips pose dans le Spectator la question suivante : Richard Dawkins est-il toujours en train d’évoluer ? Elle poursuit en écrivant que Dawkins reconnaissait être ouvert à la croyance que la vie sur terre serait apparue suite à une intervention extraterrestre.

A quel point les concessions de Dawkins sont-elles sérieuses ? Où le mèneront-elles ? Nous devons au moins applaudir l’honnêteté intellectuelle dont Dawkins fait preuve dans un tel aveu. Il semblerait qu’une suite du livre Pour en finir avec Dieu soit prévue. Se pourrait-il qu’après les livres pour enfants qu’il compte écrire la suite de Pour en finir avec Dieu expose ce « plaidoyer sérieux…pour un dieu déiste » ?

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La science a-t-elle mis Dieu au placard ? (2)

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Selon certains, la foi est irrationnelle car elle ne requiert aucune justification rationnelle : « je crois parce que j’ai la foi ! »

Tout le monde est d’accord pour dire que la science est la forme la plus sûre de connaissance que nous possédions. Comment savons-nous que la formule chimique pour l’eau est H2O ? Comment connaissons-nous la structure de l’ADN ? La réponse est simple : c’est parce que les preuves scientifiques sont là pour nous le montrer.

La science permet effectivement de répondre à des questions essentielles comme celles à propos de la transmission de l’information génétique par exemple. Mais posons-nous la question suivante : « quel est le sens de la vie ? » qui est clairement une question essentielle que chacun se pose. Que répond la science ? Rien. Car elle ne divulgue aucun sens à la vie. Devrions-nous en conclure que la vie n’a pas de sens ?

Les limites de la science.

On distingue généralement les questions métaphysiques – qui traitent de ce qu’il y au-delà la nature – des questions physiques – ce qu’est la matière. La science possède un domaine immense où elle peut s’exercer mais elle est limitée au champ de la matière (de ce qui est du domaine du sensible).

C’est un point très important. La science ne peut pas prouver si Dieu existe ou non. Et pourtant, quand les non-croyants demandent une preuve de l’existence de Dieu, quelle sortes de preuves attendent-ils ? Croient-ils que toute affirmation n’est vraie que si elle est prouvée scientifiquement ? Si oui, alors la « preuve rationnelle » est la preuve scientifique dans cette logique. Or, Dieu, qui est transcendant, n’entre pas dans le champ de la science, la personne athée ne peut donc pas recevoir la réponse appropriée. Donc jusqu’ici Dieu n’existe pas.

Cependant, que remarque-t-on ? Le présupposé : « tout affirmation n’est vraie que si elle est prouvée scientifiquement » est contradictoire, car il ne peut pas être démontré scientifiquement. En d’autres termes, sa véracité ne peut être démontrée dans son propre système. C’est donc une position insoutenable pour quelqu’un de rationnel car le présupposé s’autodétruit.

Or, si nous pensons que Dieu a parlé et qu’Il s’est révélé dans la Bible, comme tout axiome nous ne pouvons le justifier, mais il est très logiquement valable. Ainsi, notre proposition pour sortir du scepticisme est de commencer avec la Bible, de commencer réellement avec la portion de l’esprit incorporel de Dieu qui a été verbalement révélé dans l’Ecriture.

Conclusion:

La science ne peut nous dire pourquoi nous sommes sur Terre. Quand viennent les questions du sens, du but, de l’éthique, la science est aveugle. Ce n’est pas une critique de la science, c’est simplement reconnaître et respecter ses limites.
Certains très bons scientifiques sont chrétiens parce qu’ils sont persuadés que leur foi chrétienne donne un sens au monde et qu’elle n’entre jamais en conflit avec leurs travaux scientifiques. La foi chrétienne est profondément satisfaisante intellectuellement.

Croire en Dieu n’est pas irrationnel, mais la foi possède sa propre et robuste rationalité. Elle représente un superbe chemin pour donner un sens au monde qui nous entoure. Dieu en est la meilleure explication. Nous ne pouvons prouver l’existence de Dieu, pas plus que les athées ne peuvent démontrer qu’Il n’existe pas. Mais, chrétiens ou athées, nous basons nos vies sur des croyances positives qui, nous le savons, ne peuvent pas être prouvées.


D’après une traduction libre et partielle de Is not science more rational than faith? de Alister McGrath

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