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Pourquoi une affaire DSK ?

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dsk

Article invité écrit par Alain Stamp, auteur et conférencier.

Tout le monde sait de quoi est accusé l’ancien directeur du FMI. La justice américaine tente d’être impartiale et de faire respecter les droits d’une inconnue. Mais au fond, pourquoi est-il juste de défendre une personne violentée ?

Ravi Zacharias écrit : « Si je suis une création de Dieu, ma vie doit être estimée sacrée. Mais si je ne suis que le produit du hasard, on peut profaner mon corps et disposer de ma vie, puisque celle-ci n’a aucune valeur intrinsèque (1) ! »

Cette seule question met l’athéisme en réelle difficulté. Vous êtes athée ? Pour vous il n’y a rien qui soit à l’origine de l’Univers, de l’homme ? Donc l’être humain n’est que le résultat d’une combinaison de molécules. Vous êtes alors 71 % d’eau claire, 18 % de carbone, 4 % d’azote, 2 % de calcium et de phosphore, 1 % ou moins de potassium, de soufre, de sodium, de chlore. Plus une bonne cuillerée à soupe d’oligo-éléments divers : magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, brome, fluor, silicium et une petite pincée de cobalt, aluminium, molybdène, vanadium, plomb, étain, titane, bore (2). Au cours actuel du prix des matières premières, vous valez à peine plus qu’une savonnette… Dans ce cas, il n’y aucune raison que les relations entre hommes et femmes aient une valeur morale défendable par une quelconque justice.

En réalité l’affaire DSK existe parce que, comme le dit Francis Schaeffer « un Être personnel non créé et infini [nous a créés] êtres personnels créés et limités (3) ». Nous sommes des créatures voulues de Dieu. C’est ce qui donne à chacune de nos vies une valeur morale, spirituelle reconnue… et défendue par toutes les législations du monde.

Alain Stamp


(1) L’Homme peut-il vivre sans Dieu ?, page 82.
(2) Bernard Werber, L’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu.
(3) Dieu ni lointain ni silencieux, page 103.

Lire aussi :

Comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? (3)

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Voici la suite de notre réponse à la question: « comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? » Nous avons vu qu’en tant que Créateur de l’univers, Dieu a des droits absolus sur toute sa création (Partie 1), qu’il est aussi juste dans tout ce qu’il fait et que nous méritons tous d’être jugés par Dieu et aucun de nous ne mérite sa grâce (Partie 2).

4. Les Cananéens étaient ennemis de Dieu et méritaient d’être punis.

« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » – « Aucun n’est juste, pas même un seul » – « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 3.23, 3.10, 6.23). Par conséquent, si Dieu avait détruit Adam et Eve après la rupture (cf. Genèse 2-3), cela aurait été parfaitement juste. Quand il a nettoyé la terre de plus de 99,99% des êtres humains, c’était parfaitement juste. Quand bien même Dieu détruirait toute l’humanité en un instant, il serait juste. C’est extrêmement dur, mais c’est la réalité. Aucun de nous ne mérite le paradis.
Quelquefois, on peut se tromper en pensant que Dieu voulait juste donner à son peuple un pays, et mettre dehors un peuple innocent qui était d’ores et déjà là. En réalité, les Cananéens étaient pleins d’iniquités et vraiment pourris. Au point qu’il est dit: c’est le pays qui les vomit (Lév. 18.25, Dt 9.5).
Tout ceci est consistent avec le fait que Dieu « venge le sang de ses serviteurs, Il se venge de ses adversaires, Et il fait l’expiation pour son pays, pour son peuple. » (Dt 32.43).

Il est aussi important de noter Dt 9.5 : « Non, ce n’est point à cause de ta justice et de la droiture de ton coeur que tu entres en possession de leur pays; mais c’est à cause de la méchanceté de ces nations que l’Éternel, ton Dieu, les chasse devant toi, … ». Et Dieu dit très précisément à Israël que s’il ne respecte pas sa loi, alors ils subiront le même destin (cf. Lv 18.28, Dt 28.25-68, Ex 22.20, Js 7.11-12, Ml 4.6). Dieu a fait une faveur à Israël en le choisissant (cf. Dt 7.6-9), mais ces menaces et promesses de punitions pour infidélité montrent qu’il est entièrement juste et cohérent.

5. Les actions de Dieu n’étaient pas un exemple d’éradication ethnique

Le Pentateuque (Genèse – Deutéronome) fournit des lois pour deux types de guerres : 1) Les batailles contre les villes hors de la Terre Promise (cf. Dt 20.10-15), et 2) les batailles contre les villes à l’intérieur de la Terre Promise (Dt 20.16-18).
Le premier type permet à Israël d’épargner les personnes ; le second type ne le permet pas. Cette pratique a pour signification la « dévotion / consécration à la destruction ». En tant qu’acte sacré remplissant la fonction de jugement divin, il est hors de notre propre catégorie de pensée au sujet des guerres. Bien que la destruction soit commandée en terme de totalité, il semble qu’il y ait eu une exception pour ceux qui se repentirent, et se tournèrent pour servir le Dieu vrai et vivant comme Rahab et sa famille (Jo 2.9) et les Gabaonites (Jo 11.19). La raison de la destruction des ennemis de Dieu était précisément la rébellion et l’accomplissement de son plan. C’est très important : il ne s’agit pas d’un nettoyage ethnique ! En effet, s’il s’agissait d’un génocide ethnique, ce serait une catégorie inappropriée pour la destruction des Cananéens.

à suivre …


Cet article est une adaptation libre et partielle de How Could God Command Genocide in The Old Testament de Justin Taylor.

Lire aussi :

Comment Dieu peut-il commander des génocides dans l’Ancien Testament ? (2)

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La dernière fois, nous avons vu qu’en tant que Créateur de l’univers, Dieu a des droits absolus sur toute sa création (Partie 1).

2. Dieu n’est pas seulement le Créateur, maître, et propriétaire de toutes choses, il est aussi juste dans tout ce qu’il fait.

Un jour, le patriarche Abraham posa à Dieu la même question que nous nous posons : « Celui qui juge toute la terre n’appliquera-t-il pas le droit ? » (Gen 18.25). La réponse évidente est : « Biensûr ! » De même, l’apôtre Paul demande : « Dieu est-il injuste ? » et s’empresse de répondre : « Certainement pas ! » La Bible met l’accent sur la justice de Dieu (Dt 32.4). D’un point de vue biblique, Dieu est juste !
Cependant, dans notre culture, il est courant de demander si ce que Dieu fait est juste ou non. De nos jours, on aimerait que Dieu aille sur le banc des accusés. Mais si on réfléchit un instant, le simple fait de se poser la question présuppose que nous sommes les juges : nous jugeons Dieu. Dieu doit se conformer à notre sens de la justice. S’il passe le test, alors il est bon, mais s’il ne passe pas, nous serons déçus par lui et commencerons à l’accuser. Fadaise !
Deutéronome 32.4 affirme : « toutes ses voies sont justes » par définition. Dans toutes ses actions, Dieu est juste. Penser l’inverse est pure arrogance. L’homme n’est pas la mesure de toutes choses.
Cependant, cela n’empêche pas un questionnement humble et une recherche qui a pour but une meilleure compréhension du plan de Dieu. S’il n’est pas légitime de se demander si les voies de Dieu sont justes, il est tout à fait approprié et édifiant de chercher à comprendre en quoi ses voies sont justes.

3. Nous méritons tous d’être jugés par Dieu et aucun de nous ne mérite sa grâce.

Comme noté ci-dessus, Dieu est absolument juste dans tout ce qu’il fait. La seule chose que nous méritions de Dieu, c’est la condamnation. Nous avons tous enfreint sa loi, nous nous sommes rebellés contre lui et ses voies. Sa justice divine requiert que nous recevions une punition divine en proportion de notre infraction. Si Dieu fait grâce, c’est son plaisir, mais il n’est pas nécessaire qu’il nous fasse grâce.
Il faut aussi noter que dans l’histoire biblique, quand Dieu exerce sa justice sur quelqu’un, c’est souvent pour faire grâce à quelqu’un d’autre. Par exemple, le déluge était le jugement exercé sur le monde mais Dieu a fait grâce à Noé, les dix plaies d’Égypte étaient un jugement de Dieu contre Pharaon mais une grâce pour le peuple hébreu… De même, la destruction des Cananéens était un acte de grâce en faveur d’Israël.

à suivre …

Cet article est une adaptation libre et partielle de How Could God Command Genocide in The Old Testament de Justin Taylor.

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Citation du dimanche: Alasdair MacIntyre sur l’échec des Lumières

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« Les penseurs des Lumières et leurs successeurs se révélèrent incapables de se mettre d’accord sur la définition précises de ces principes qui devaient paraître irrécusables à tout être rationnel. Les Encyclopédistes donnèrent une réponse, Rousseau en donna une autre, Bentham une troisième, Kant une quatrième et les philosophes écossais théoriciens du sens commun ainsi que leurs disciples français et américains une cinquième. Les siècles suivants, loin de réduire l’étendue de ces désaccords, l’ont au contraire accru. En conséquence, les Lumières nous ont laissé en héritage un idéal de justification rationnelle qui s’est révélé impossible à atteindre. »

Alasdair MacIntyre, Quelle justice ? Quelle rationalité ?, traduit de l’anglais par M. Vignaux d’Hollande, Léviathan, Paris, PUF, 1993, p.7

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Arguments en faveur du christianisme (6)

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L’existence de Dieu seule peut expliquer nos attentes en matière de justice.

Cela suit notre précédent article sur le sens moral. C’est Emmanuel Kant qui a été le plus loin dans le développement de cet argument. Tous les hommes expérimentent l’injustice dans leur vie. Nos attentes et nos espérances que la justice sera rendue ne peuvent être satisfaites dans cette vie : les méchants prospèrent tandis que les justes souffrent. Pour que notre notion de justice est une signification, il faut qu’il y ait un jugement après la vie opéré par un Juste juge : Dieu.

D’après Defending the faith

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Je ne peux pas croire en un Dieu d’amour qui voudrait envoyer des gens en enfer

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« On ira tous au paradis » est la chanson à succès de Michel Polnareff qui popularisa l’idée qu’il n’y a ni paradis ni enfer, que tout le monde se retrouvera dans l’au-delà. Dans ce contexte, il est encore difficile de parler de châtiment éternel et « nous [les chrétiens] risquons de craindre la désapprobation générale : souvent on soupçonne les défenseurs de la doctrine traditionnelle [du châtiment éternel] de souhaiter l’enfer aux autres. »[1]
Parler de l’enfer au XXIè siècle, c’est clair, ça craint.

Pour la personne extérieure au christianisme, l’enfer parait incompatible avec l’amour infini du Dieu biblique : « je ne peux pas croire en un Dieu d’amour qui voudrait envoyer des gens en enfer. » Nous restons tous évidemment extrêmement sensibles au problème que pose l’enfer pour la solidarité humaine. « Mais pourquoi si je le rejette, le Dieu d’amour me laisserait-il crever la bouche ouverte ? » est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.

Y a-t-il conflit entre l’amour et la justice divine ?

S’il est vrai que le christianisme nous parle d’un Dieu d’amour qui a offert son Fils pour donner la vie éternelle aux hommes[2], il présente aussi un Dieu saint[3], qui ne supporte pas le mal, un Dieu qui est justice, qui ne peut laisser le mal des hommes impuni[4].
Notre monde est imprégné de cette notion de justice. Sur terre, il n’existe aucune autre créature à part l’homme qui se pose autant la question de la justice et de la souffrance. L’idée de justice est en parfaite harmonie avec ce qui fonde notre être : nous sommes des êtres moraux qui ne supportons pas de voir le malheur s’abattre sur notre semblable. Pour reprendre les mots du philosophe Luc Ferry :

Comme tout un chacun sans doute, tu ne peux t’empêcher de penser, pour prendre un exemple parmi mille autres possibles, que les militaires qui ont ordonné le massacre des musulmans bosniaques à Srebrenica sont des véritables salauds. Avant de les tuer, ils se sont amusés à leur faire peur, à tirer à la mitraillette dans leurs jambes, à les obliger à courir avant de les abattre. Parfois, ils leur ont coupé les oreilles, ils les ont torturés avant de les achever. Bref, je ne vois pas comment dire et penser autrement qu’avec des mots comme celui que je viens d’employer : ce sont des salauds. » [5]

Comment Dieu pourrait-il laisser impuni les crimes des hommes s’il est justice ? L’idéal de justice prend une place tellement importante que nous souhaitons que tous aillent au paradis sauf Hitler, Marc Dutroux, les terroristes du 11 septembre 2001 etc. …
Cependant, pourquoi Dieu enverrait-il certains hommes que nous jugeons mauvais en enfer et d’autres non ? Sur quel fondement Dieu se base-t-il pour décider si tel homme va en enfer ou pas ?
Le christianisme enseigne que tous les hommes, sans exception, ont manqué le but que Dieu nous avait assignés : vivre dans sa glorieuse présence. La créature s’est volontairement rebellée pour se libérer de son Créateur. Mais sa libération est aussi la source de sa condamnation. Et le prix de la désobéissance est le châtiment éternel. Comment le juge a-t-il réagi face au verdict ?
Pour respecter sa Parole : « le salaire du péché, c’est la mort[6] » mais aussi pour pardonner sa créature rebelle, le juge de ce monde a pris la place du condamné et s’est fait clouer sur une croix. Par les souffrances et la mort de Jésus-Christ, nous voyons la justice de Dieu et son inflexible sainteté s’appliquer sur un innocent mais aussi la preuve de son amour pour l’humanité perdue. L’illustration que nous pourrions prendre est celle d’un juge qui voit comparaître son enfant devant son tribunal. Après avoir étudié son cas, il décide que son fils est coupable. Cependant, s’il condamne son fils, il est fidèle à sa justice mais infidèle à son amour. S’il l’acquitte, tout en sachant qu’il est coupable, il est fidèle à son amour mais infidèle à sa justice. Pour résoudre la tension, il n’a pas d’autres choix que de condamner son fils et de descendre de sa place de juge pour subir la condamnation à place de son enfant. « Ainsi la justice de Dieu n’est pas en contradiction avec son amour, elle inclut celui-ci. Son amour n’est pas non plus opposé à sa sainteté qui l’oblige à juger le mal. »[7].

Qu’en est-il de ceux qui refusent son pardon ?

«Dieu ne peut-il pas faire de tous les hommes des rachetés ? » En ce qui concerne le salut universel[8], les indices bibliques en faveur de cette hypothèse sont introuvables. De notre point de vue, la question du salut universel reste un mystère et nous aimerions ici faire une remarque : Dieu nous a créés responsables de nos actes et de nos choix ; l’histoire montre que des hommes ont clairement refusé Dieu dans leur vie. Svetlana Staline rapporta un jour à la BBC que son père Staline alors qu’il était sur son lit de mort en proie à des hallucinations, se redressa soudainement, dressa le poing vers le ciel encore une fois et retomba mort sur son oreiller. Ce poing fut le poing dirigé contre Dieu.[9] Si nous poussons un peu plus loin la logique du Dieu qui sauverait tout le monde sans aucune condition, on pourrait se demander : comment le Dieu d’amour pourrait-il forcer des gens à vivre éternellement avec lui dans ces circonstances ? Cela s’apparenterait à un viol.

Comment puis-je être sauvé de la condamnation éternelle ?

« Croyez au Seigneur Jésus-Christ qui est mort pour les péchés des hommes et qui s’offre à vous maintenant comme votre Sauveur.[10] » Sans le don gratuit de Jésus-Christ, l’enfer est notre juste rétribution. Aussi dure que peut paraître la doctrine du jugement et de l’enfer, elle nous montre combien l’œuvre d’amour et de grâce que Jésus a accompli est brillante et époustouflante. En acceptant de mourir sur une croix, suspendu entre ciel et terre, Jésus-Christ a permis la réconciliation entre Dieu et sa créature. Que répondrez-vous face à une telle preuve amour ?

Addendum: Cet article a été publié par Message Essentiel.

[1] Henri Blocher, La doctrine du châtiment éternel, Ichtus, avril 1973, n°32, p3
[2] Jean 3 :16
[3] Esaïe 6 : 1-7
[4] Psaume 51 : 4-6
[5] Luc Ferry, Apprendre à vivre, Paris, Plon, p257
[6] Romains 6 :23
[7] Ulrich Parzany, A la découverte du Dieu d’amour, Paris, 7 ICI éditions, p47
[8] c’est-à-dire que Dieu sauve tous les hommes
[9] Cité d’après le livre de Ravi Zacharias, L’homme peut-il vivre sans Dieu ?, Marne-la-Vallée, éditions Farel, p 40
[10] Actes 16 : 31 reformulé d’après le livre de James Packer, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, Mulhouse, éd. Grâce et Vérité, p67

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