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Le christianisme est-il dérivé des religions à mystère ?

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Si le christianisme est simplement dérivé de religions païennes que nous savons fausses, alors il est également faux.

Patrick Zukeran décèle 4 problèmes avec cette affirmation. Voici un bref résumé de son article :

1. Le premier est le sophisme composite. Les tenants de cette position regroupe les religions païennes ensemble comme s’il s’agissait d’une seule et même religion comparable au christianisme …
Cependant, quand les mythes sont étudiés séparément, le lecteur sérieux décèle des différences majeures et peu de points communs.

2. Une deuxième problème est celui de la terminologie. Les termes chrétiens sont utilisés pour décrire les croyances païennes, il est ensuite conclu qu’il y a des origines et des significations parallèles. Bien que les termes utilisés sont les mêmes, il y a de grandes différence entre les pratiques et les définitions chrétiennes et païennes.

3. Une troisième erreur concerne la chronologie. Les supporters de la théorie présument faussement que le christianisme a emprunté des idées aux religions à mystère, mais les preuves révèlent que c’est l’inverse.

4. Le christianisme prend sa source dans le judaïsme, non dans la mythologie grecque.

Source: Probe Ministries

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Citation du dimanche : F.F. Bruce sur le « mythe de Christ »

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Si certains se plaisent à élaborer des théories sur un « Christ mythique », ils ne peuvent en tout cas pas le le faire sur la base des preuves historiques. L’historicité du Christ est aussi évidente pour l’historien impartial que celle de Jules César. Ce ne sont certes pas des historiens qui propagent les théories du « Christ-mythe ». »

F.F. Bruce, Les documents du Nouveau Testament, peut-on s’y fier, p. 148

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Jésus est-il un mythe ?

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ruinesVous êtes peut être tombé sur un de ces sites athées qui érige en dogme la non-existence de Jésus et le prouve en démontant systématiquement tout argument qui pourrait aller en sens contraire. Ces sites sont des caricatures d’un courant de pensée du 19e siècle qui, usant du comparatisme structurelle des mythes, prétendait pouvoir montrer que le personnage Jésus n’était qu’un mythe, un personnage créé de toutes pièces par quelques trublions du 2e siècle et copié à partir de mythes anciens.

L’étude des Évangiles permet de dire, non seulement que Jésus a existé, mais encore bien plus. »

Aujourd’hui cette thèse a été largement rejeté dans les milieux académiques tant les preuves en faveur de l’existence historique de Jésus sont abondantes et fiables.

 

7 raisons de rejeter la thèse mythiste

 

Pierre Geoltrain, fondateur de la chaire des origines du christianisme à la Section des sciences religieuses de l’École pratique des Hautes Études résume ainsi les choses en 2002 :

« Nul n’oserait plus, de nos jours, écrire une vie de Jésus comme celles qui virent le jour au XIXe siècle. L’imagination suppléait alors au silence des sources ; on faisait appel à une psychologie de Jésus qui était le plus souvent celle de l’auteur. L’ouvrage d’Albert Schweitzer sur l’histoire des vies de Jésus a mis un terme à ce genre de projet. Quant à l’entreprise inverse, quant aux thèses des mythologues qui, devant les difficultés rencontrées par l’historien, ont pensé les résoudre toutes en expliquant les Évangiles comme un mythe solaire ou un drame sacré purement symbolique, elle ne résiste pas à l’analyse. L’étude des Évangiles permet de dire, non seulement que Jésus a existé, mais encore bien plus1. »

Dans une série précédente, j’ai exposé les sources externes et internes qui conduisent logiquement à croire en l’existence historique de Jésus. Mais au-delà, je pense qu’il y a 7 bonnes raisons de ne pas suivre la théorie mythiste :

 

1- Une définition tronquée du Christianisme

 

La critique faîte par les mythistes porte sur une définition très large du christianisme comprenant toutes sortes de cultes, d’hérésies – notamment gnostiques – et sectes qui peuvent exister. Par exemple, le gnosticisme a importé tout un tas d’idées qui proviennent en effet du paganisme, ce qui est en partie pourquoi il a été considéré comme hérétique. Il en est de même de la définition du mot païen qui recoupe tout et n’importe quoi : non seulement les cultes grecques (Œdipe), mais aussi les cultes Egyptiens (Horus et Osiris), Romains (Bacchus) et Perse (Mithra). Autre part, vous trouverez des divinités celtiques, la mythologie nordique et les mystiques indiens mis dans le même sac. Au sein de cette collection d’écrits multipolaires, il n’est vraiment pas difficile d’établir des parallèles.

 

2- Une méthodologie fallacieuse

 

Le but est de montrer à tout prix que les chrétiens ont copié les mythes païens (le contraire est exclu). Ils présument souvent illogiquement que deux choses se ressemblent, donc l’une a causé l’autre. Par exemple, les cultes des religions à mystère et du Christianisme étaient tous les deux réaliser en souterrain : ils sont donc forcément similaires !
De plus, ils ne se restreignent pas seulement aux sources d’avant la venue de Jésus-Christ mais aussi à celles après sa venue (la plupart des traces que nous avons à propos du Mithraisme proviennent du 2, 3 et 4e siècles) .
Enfin, certaines des informations sont complètement erronées (Mithra n’a jamais eu 12 disciples, c’était un dieu, et il n’existe aucun source qui affirme la résurrection de Mithra puisque personne ne sait même s’il est mort).

 

3- Une mauvaise utilisation de la terminologie

 

Pour montrer que Jésus n’est qu’un mythe copié des religions païennes, ils emploient la terminologie chrétienne pour décrire les rituels païens. Les auteurs païens ne parlaient pas de « salut », d’« Eucharistie », de « Parole faite chair », et d’« Agneau de Dieu ». Cependant, les traductions ou paraphrases provenant des sources païennes reprennent toujours la terminologie chrétienne biblique sans même chercher les différences avec les emplois faits par les auteurs païens. Ce qui est grotesque ! Par exemple, ils n’hésitent pas à appeler le rêve d’une femme qui voit son enfant entrer en elle sous la forme d’un éléphant blanc pleinement formé une « naissance virginale ». Ils n’hésitent pas non plus à utiliser le mot « résurrection » pour parler d’un recollage des parties d’un corps. Aussi, tous les héros grecs sont des « fils de dieu ».

 

4- Une contradiction remarquable

 

Contrairement aux religions païennes, le christianisme est lié à l’histoire. Les chrétiens croient en la résurrection historique de Jésus-Christ. Cette résurrection n’est pas une image pour décrire le déroulement des saisons comme dans certains cultes païens. Par exemple, « après l’hiver vient le printemps, c’est tel dieu qui ressuscite ». Paul avertit d’ailleurs son lecteur : si Jésus n’est pas historiquement ressuscité alors votre foi, c’est du bidon. (1 Corinthiens 15.14)

 

5- Des liens erronées entre les religions

 

Deux choses totalement différentes sont en fait liées. Par exemple, ils diront que Mithra était quelques fois représenté par un taureau comme Jésus était quelques fois appelé l’agneau de Dieu, ignorant le simple fait que le premier est un symbole de la sexualité et de la force, alors que le deuxième est celui de l’innocence et de l’humilité. Aussi, ils assimilent le rituel mithriaque qui consiste à prendre une douche dans le sang chaud du taureau mentionné ci-dessus au baptême chrétien fait avec de l’eau.

 

6- Des choses mystérieusement oubliées par les mythistes

 

Curieusement les mythistes ne mentionnent pas les choses qui rendent réellement les religions à mystère intéressantes. Bacchus était le dieu de la vigne et de la fête. Sa louange impliquait d’être soûl et d’avoir des relations sexuelles avec toutes personnes (ou choses) en ligne de mire. En fait, dire que le sexe était au centre d’un grand nombre de ces rituels païens n’est pas du tout le point central pour les mythistes. Pour eux, il s’agit juste de montrer que Bacchus et Jésus sont semblables.

 

7- Plus personne n’accepte cette théorie, pourquoi continuer à y croire ?

 

Septièmement, plus personne aujourd’hui dans les milieux académiques n’accepte cette théorie car, d’une part, comme Mircea Eliade, le brillant historien des religions de l’université de Chicago, résume :  » Il n’y a tout simplement aucune raison de supposer que le christianisme primitif ait été influencé par les religions à mystère2« , d’autre part, aucune preuve historique convaincante ne peut expliquer l’existence du Christianisme sans postuler l’existence historique de Jésus. Sans existence historique de Jésus, il est impossible d’expliquer l’essor du Christianisme. Les thèses mythistes ont toujours été très marginales au sein de la recherche historique académique, et elles sont complètement rejetées depuis les années 1930 par les spécialistes. En 1933, Charles Guignebert (1867 – 1939), historien français du christianisme titulaire de la chaire de la Sorbonne, écrit que les thèses mythistes n’ont réussi à convaincre personne chez les spécialistes : « Les efforts, souvent érudits et ingénieux des mythologues n’ont gagné à leurs thèses aucun des savants indépendants et désintéressés que rien n’empêcherait de s’incliner devant un fait bien établi et dont l’adhésion aurait eu du sens. L’enthousiasme des incompétents ne compense pas cet échec3. » Depuis elles n’ont trouvé aucun défenseur dans les milieux académiques.


1- Pierre Geoltrain, Encyclopædia Universalis, art. Jésus, 2002
2- Cité dans The Case for the real Jesus, Lee Strobel, p. 183
3- Jésus, 1933 (édition de 1969) par Albin Michel, p. 67

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Dieu n’est-il pas juste une illusion ?

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- édité en 2008
the god delusion

Ludwig Feuerbach, un philosophe allemand, fut le premier à suggérer que Dieu n’était rien de plus qu’une projection, que la religion était une névrose universelle et que Dieu avait été créé à l’image de l’homme. Par la suite, Sigmund Freud, Karl Marx et Friedrich Nietzsche ont repris cette idée.

Est-ce que Dieu est un « Père cosmique » imaginaire inventé pour notre bien être personnel, pour nous soutenir dans les moments difficiles et douloureux de la vie, une sorte de béquille pour les faibles psychologiquement ?

Echec de l’argument

Tout d’abord, cette objection rate la bonne cible. En quoi nos désirs peuvent-ils avoir une influence sur ce qui est effectivement vrai ou faux ? On ne peut pas prouver la non-existence de Dieu en invoquant les avantages émotionnels que procure la foi en lui. Ça n’a pas de sens ! Les motivations psychologiques peuvent vous informer sur la maturité de la foi de la personne, mais elles ne disent rien à propos de la véracité de sa croyance.

L’origine de la croyance attaquée est prétendument psychologique. Or, vous ne pouvez réfuter quelque chose en démontrant les raisons psychologiques ou avantages émotionnels d’une personne qui a la foi, car les motivations psychologiques ou désirs ne permettent en aucun cas de prouver qu’une affirmation est vraie ou non. Cette preuve doit venir d’autres sources.

Imaginez que je vienne de terminer mon devoir de mathématiques et que j’annonce au professeur : « je crois que j’ai tout juste. » Que fera le professeur ? Il ne pourra jamais arriver à une conclusion en examinant mes motivations psychologiques. Sa seule chance de savoir si j’ai raison ou non est de s’asseoir à son bureau et de corriger mon devoir. S’il trouve mon calcul faux alors après il pourra peut être expliquer comment j’en suis arrivé à être si mauvais en maths.

Autrement dit, il faut d’abord montrer que quelqu’un se trompe avant d’expliquer pourquoi il s’est trompé.


Les athées ont-ils inventé le non-Dieu ?

Mais, il y a un second problème avec l’objection que Dieu n’existe pas parce que les hommes l’ont inventé
Renvoyons l’ascenseur à nos contradicteurs. L’interprétation de Dieu comme produit de désirs inconscients peut s’appliquer exactement de la même façon à l’argument de l’incrédule qui désire réfuter la religion. Son incrédulité peut aussi être le résultat de mécanismes psychologiques compliqués. Ne pourrait-on pas penser que les athées désirent se débarrasser de la figure du père ? Ne pourrait-on pas penser qu’à la place d’inventer Dieu, les non-croyants ont inventé l’athéisme pour échapper aux implications de l’existence de Dieu ? En effet, est-ce que tous les hommes ont envie que Dieu existe ? Prenons l’exemple d’un commandant d’un camp d’extermination durant la Seconde Guerre Mondiale. N’aurions-nous pas de bonnes raisons de penser qu’un tel officier aurait souhaité que Dieu n’existe pas, étant donné ce qui l’aurait attendu au jour du jugement dernier ? Ne peut-on pas penser que son athéisme est le produit de son désir ?

La foi chrétienne n’est pas un « buzz »

Dieu est-il un « pétard » pour atténuer une profonde douleur existentielle ?
Rien dans le christianisme biblique ne tend à créditer cette thèse. Quand une personne décide de suivre Christ, elle choisit une évasion dont le prix est élevé : la persécution, la lutte, la douleur (lire dans ce sens Hébreux 11). La Bible n’offre pas de « paradis » sur terre à la différence des joints, des beuveries du jeudi soir ou de la télévision.

Suivre Jésus-Christ implique la repentance et l’abandon de soi (Cf. Marc 8:34 [1]). Jésus ne trompe personne en annonçant que ceux qui veulent le suivre souffriront. En réalité, si la foi chrétienne était fausse, ce serait une arnaque pour masochiste (ceux qui tirent plaisir de la souffrance) mais pas une évasion.

[1] Marc 8:34 Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive.

Crédit photo: caainennius

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