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Implications pratiques de Noël

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Incarnation

À Noël, on fête la venue de Jésus sur terre. Dieu s’est incarné (Jean 1.14). Dieu est venu dans le monde sous l’apparence d’un homme. Plusieurs prophéties dans l’Ancien Testament avaient annoncé ce jour où Dieu viendrait visiter la terre (parmi lesquelles Esaïe 7.14).
De nombreuses personnes aujourd’hui ne croient pas en la doctrine de l’incarnation. Pour les musulmans, Dieu ne peut pas devenir un homme. Mais qui sommes-nous pour dire ce que Dieu peut ou ne peut pas faire ? Pour les sceptiques, il n’y a tout simplement pas assez de preuves. Chez les sceptiques, pas question de parler de miracle ! Mais ce rejet n’est que le reflet de préjugés anti-miraculeux : préjugés imposant une vision séculière du monde. Cette attitude est dénoncée dans les milieux académiques par des spécialistes comme Walter Wink, exégète du Nouveau Testament :

Les historiens peuvent exiger que des garanties ou preuves appropriées soient présentées avant de croire que quelque chose d’inhabituel s’est produit … Ils peuvent mettre de précieux coups d’arrêt à la superstition en jetant un regard critique sur des affirmations extraordinaires d’orientation tendancieuses. Mais aller au-delà, en affirmant avec dogmatisme l’impossibilité de toute guérison de foi, ou prescience, ou résurrection des morts, c’est dépasser ses compétences d’historien pour affirmer une foi prisonnière d’une vision du monde particulière – ou de ce que Paul Ricoeur a appelé « le croyable disponible ».1

Dans certains milieux chrétiens, l’incarnation est de plus en plus questionnée voire rejetée. Pourtant, nous ne devons pas perdre de vue que si on rejette le miracle de l’incarnation, les conséquences sont importantes pour la foi chrétienne. Car, les implications de l’incarnation de Jésus sont très concrètes. J’en citerais trois :

- Dieu se fait pleinement connaître à nous. Selon la Bible, « Personne n’a jamais vu Dieu » (Jean 1.18a). Constat sans appel. La Bible affirme l’évidence. Aucun être humain n’a jamais vu Dieu. L’affirmation aurait pu s’arrêter là, et elle serait probablement passée aux oubliettes. Cependant, ce qui va suivre défie l’entendement : « Dieu le Fils unique, qui est dans l’intimité du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1.18b). Personne n’a jamais vu Dieu. Mais Dieu, le Fils unique qui est dans l’intimité du Père, c’est-à-dire Jésus, l’a fait connaître. Autrement dit, tu vois Jésus, tu vois Dieu. Si les hommes veulent connaître Dieu, ils doivent connaître Jésus. Nier que Dieu s’est fait homme implique l’impossibilité de connaître vraiment Dieu.

- Dieu connaît parfaitement ce que nous vivons. Du point de vue existentiel, Dieu sait ce que nous vivons, car Jésus a vécu la vie des hommes. Rendez-vous compte : Jésus a eu une mère, un père, des frères et des sœurs. Il a eu des amis et des ennemis. Jésus a connu la faiblesse, la soif et la faim. Il a travaillé, il a payé ses impôts. Jésus a aussi connu la trahison, l’angoisse et la souffrance physique et émotionnelle. Il a dû faire face à la mort de ses amis, et même à sa propre mort.  Si Dieu ne s’est pas incarné alors il ne peut réellement compatir à nos faiblesses. Il est un Dieu lointain qui ne se préoccupe pas réellement de ce que ses créatures vivent.

- Dieu se réconcilie définitivement avec les hommes.
Si Jésus est vraiment Dieu, alors il est tout à fait raisonnable de croire qu’il est capable de « sauver parfaitement » ceux qui veulent s’approcher de Dieu. (Hébreux 7.25). Pas besoin de suivre une religion, pas besoin d’expier ses péchés au purgatoire, il n’y a pas non plus de réincarnation. Jésus nous réconcilie pleinement avec Dieu par sa mort sur la croix et sa résurrection d’entre les morts (Colossiens 1.18-20). En revanche, si Dieu ne s’est pas incarné, alors il n’est pas évident que Jésus possède le pouvoir et l’autorité divine dont il a besoin pour racheter les hommes.


1- Transforming Bible Study, Nashville, Abingdon, 1980, p. 155

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Plus d’idées cadeaux pour Noël ?

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Pour ceux qui n’auraient pas fini leurs achats de Noël, voici quelques livres que les bloggueurs de RDC recommandent particulièrement:

La vérité pour passion. Cohérence et force de la pensée évangélique

Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que le christianisme évangélique est, en occident, la forme de Christianisme la plus importante et la plus militante. Souvent resté à l’écart de la scène médiatique et des débats philosophiques, ce christianisme commence à faire l’objet de travaux académiques sérieux et semble vouloir entrer dans l’arène des joutes intellectuelles. Alister McGrath, en montrant la solidité des fondements de la pensée évangélique, et la cohérence et la crédibilité de celle-ci, encourage les évangéliques à s’engager plus avant dans la vie intellectuelle. D’autant que les systèmes de pensée rivaux ont aussi leurs défauts et leurs points faibles, et qu’ils oublient trop souvent que les questions critiques qu’ils posent aux évangéliques peuvent être adressées à leur propre approche.

Questions autour de Dieu

Les questions les plus souvent posées par nos contemporains sur la foi et sur Dieu ne peuvent pas forcément trouver de réponses simples et rapides. Mais ce sont des questions qu’il est légitime de se poser avant de s’engager sur le chemin de la foi. Les auteurs de ce livre ; pasteurs, étudiants en théologie, professeurs… répondent avec honnêteté et brio à différentes interrogations sur le problème de Dieu et de la souffrance, de la liberté, de la sexualité, du sens de la vie, mettant en avant toute la complexité et l’intérêt de ces sujets. Ils donnent ainsi une image réaliste et équilibrée de la foi chrétienne et montrent que croire en Dieu a des implications dans tous les domaines de la vie.

L’Homme Peut-Il Vivre Sans Dieu ?

Ravi Zacharias fait une brillante présentation de la foi chrétienne qui allie la logique rigoureuse de la philosophie aux constats tirés de l’expérience. L’auteur montre en quoi l’affirmation de l’existence de Dieu a de l’influence de notre vie de tous les jours. Selon lui, la réponse que vous donnez à la question : Dieu existe-t-il ? aura un impact sur vos relations avec les autres, la façon dont vous vivez et la façon dont vous percevez la vérité. Un classique à lire !

Pour ceux qui lisent l’anglais:

The Reason for God: Belief in an Age of Scepticism

« In this apologia for Christian faith, Keller mines material from literary classics, philosophy, anthropology and a multitude of other disciplines to make an intellectually compelling case for God. Written for skeptics and the believers who love them, the book draws on the author’s encounters as founding pastor of New York’s booming Redeemer Presbyterian Church (…) Keller’s condensed summaries of arguments for and against theism make the scope of the book overwhelming at times. Nonetheless, it should serve both as testimony to the author’s encyclopedic learning and as a compelling overview of the current debate on faith for those who doubt and for those who want to re-evaluate what they believe, and why.1 »

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En vous souhaitant un joyeux noël et une bonne année!

Aurélien Lang et Jonathan Kitt


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