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Les arguments théistes – Introduction

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La foi religieuse sous toutes ses formes – en particulier les trois monothéismes – est devenue le cheval de bataille d’un athéisme militant (comme le mouvement du Nouvel Athéisme).

L’espèce humaine a évolué : la croyance religieuse devrait depuis longtemps avoir été mise au placard. Grâce aux découvertes scientifiques, « l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’univers d’où il a émergé par hasard. »1 Copernic a montré que l’homme n’était pas au centre de l’univers, Darwin a montré que l’homme n’était pas au centre de la « création », et Freud a montré que l’homme n’était même pas maître dans son propre esprit. Croire en Dieu est une béquille pour ceux qui ne peuvent faire face à la dure réalité.

On peut résumer l’approche athée de la manière suivante : d’une part, il n’y a aucune raison valable de croire que Dieu (ou un dieu) existe, et d’autre part, trop d’éléments nous poussent à croire qu’il n’existe pas.

Les philosophes et théologiens ont depuis longtemps proposé, développé, critiqué, reformulé ce qu’on appelle des « arguments théistes ». Nous n’envisageons pas ces arguments comme des preuves de l’existence de Dieu, et nous sommes tout à fait conscient du gouffre qui sépare la conclusion à laquelle ces arguments permettent d’arriver – la possibilité de l’existence de Dieu – de la foi en Jésus-Christ. Le théologien Alister McGrath exprime cette idée de façon remarquable : « La vraie connaissance de Dieu (Calvin) ne peut procéder que d’une révélation; mais Dieu, dans sa miséricorde, a envoyé des signes annonciateurs et laissé entrevoir des ombres de cette connaissance salvatrice dans le monde. La connaissance naturelle de Dieu accomplit son dessein lorsqu’elle indique à la fois la nécessité et la possibilité d’une connaissance divine plus complète que celle entrevue par les traces de Dieu dans l’ordre naturel. En revanche, cette connaissance naturelle se comporte en traître si elle se présente comme la connaissance de Dieu dans sa plénitude. »2

Nous allons dans les articles qui suivent explorer les quatre principaux arguments théistes, en présentant leur arrière-plan historique, leurs principales formulations et les objections les plus répandues.

Pour des questions de brièveté et de clarté, ces articles ne seront qu’une synthèse des arguments. Nous n’avons pas ici la place d’étudier les différentes versions des arguments développées au cours des siècles. Nous mettrons en ligne un dossier plus développé que vous pourrez consulter.

A suivre …

1- MONOD Jacques, Le hasard et la nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Editions du Seuil, 1970, p. 224-225.

2- McGRATH Alister, Jeter des ponts, l’art de défendre la foi chrétienne, Editions La Clairière, 1999, p. 21.

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Pourquoi, selon toi, la Bible est la Parole de Dieu?

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Un jour, on m’a posé cette question : pour toi, pourquoi la Bible est-elle la Parole de Dieu ? Voici trois raisons importantes pour lesquelles je crois que la Bible est la Parole de Dieu :

Premièrement, la Bible affirme elle-même qu’elle est la Parole de Dieu. Dans l’Ancien Testament, on trouve 3803 versets qui témoignent que l’auteur transmet les paroles de Dieu. Une des expressions vétérotestamentaires caractéristiques est « Ainsi parle le Seigneur » (Es. 7.7, Jé. 7.20, Ez. 5.7 (une quarantaine de fois dans tout le livre d’Ezéchiel), Am. 3.11, Abd. 1.1, etc. …). Cela présuppose l’inspiration divine du texte lui-même (2 Pierre 1.21). Cette expression est reprise dans le Nouveau Testament par la formule « Il est écrit ». Les auteurs de ce dernier croyaient aussi en l’inspiration divine de ces textes, mettant leurs écrits au même niveau (2 Pierre 3.16). De plus, il est écrit : « Toute Écriture est inspirée de Dieu » (2 Timothée 3.16). En clair, la Bible est la Parole de Dieu parce qu’elle le dit. Tu me diras sûrement : c’est un argument circulaire ! Je te répondrais : oui ! Mais ce n’est pas un problème du tout, car si l’Écriture est vraiment inspirée de Dieu alors elle est l’autorité suprême. Il ne peut y avoir d’autre autorité au-dessus d’elle. Je peux vivre avec cela, ça ne me pose pas de problème.

Deuxièmement, il existe des preuves1 externes et internes. En ce qui concerne les preuves externes, elles sont abondantes et percutantes. Les écrits de la Bible sont les documents les mieux attestés de l’Histoire. Quand on dit que César a envahi la Gaule, notre affirmation repose sur une dizaine de manuscrit. Quand on dit que Jésus est ressuscité des morts, elle repose sur plus de 5000 manuscrits !
En ce qui concerne les « preuves » internes, la Bible c’est 66 livres, plus de 40 auteurs, rédigé sur plus de 1500 ans et une unité à couper le souffle. Le message central de la Bible concerne une seule et unique personne : Jésus-Christ. Les prédictions faites à son sujet des années avant son apparition dans l’HIstoire se sont réalisées. Toute la Bible est centrée sur sa personne (Luc 24.44). Le christianisme c’est seulement, toujours et absolument au sujet de Jésus. Ce qui m’amène à une troisième raison.

Troisièmement, l’Écriture change des vies. En tout cas, elle a changé la mienne. La Bible a agit sur moi comme un miroir. Elle m’a montrée les raisons de mes aspirations spirituelles et mon impossibilité à mener une vie en règle devant Dieu. Plus encore, Jésus est venu sur terre pour mourir sur une croix pour subir la condamnation qui m’était réservée. Il a été mis à mort par crucifixion pour que je sois réconcilié avec Dieu. Mieux, en ressuscitant, il m’a assuré que son sacrifice était efficace et que j’étais en règle avec Dieu. Encore mieux, après son ascension au ciel, il m’a donné son Saint Esprit. Dieu est venu vivre en moi pour m’aider à vivre selon son coeur, son désir, sa volonté, son bon plaisir.
Voilà pourquoi je crois que la Bible est la Parole de Dieu !


1- J’utilise le mot preuve dans un sens classique (non scientifique).

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Peut-on démontrer l’existence de Dieu?

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Pas assez de preuves ! »

C’est ce que le philosophe britannique Bertrand Russell affirmait qu’il répondrait à Dieu s’il lui demandait pourquoi il n’avait pas cru en lui.
Peut-on démontrer l’existence de Dieu ? Et qu’entend-on par « preuves »? Selon le Petit Larousse, une preuve est « ce qui démontre, établit la vérité de quelquechose ».

 

Dieu ne se démontre pas


L’épistémologie est la théorie du savoir, de la connaissance (du grec episteme, connaissance).
On peut distinguer trois grandes objections épistémologiques à la démontrabilité de l’existence de Dieu.

 

a) Le principe vérificationniste

 

La première nous vient d’une école de pensée appelée « positivisme logique »  (également appelé empirisme logique, néo-positivisme, ou empirisme rationnel), et plus précisément du « vérificationnisme ».
Le postulat de base de cette philosophie est le suivant: pour avoir du sens, une proposition doit pouvoir être vérifiée de manière empirique. La proposition « Dieu existe » n’étant pas vérifiable, est dénuée de sens, et n’est ni vraie ni fausse.
Ce principe « vérificationniste » est majoritairement abandonné aujourd’hui, et ce pour deux raisons:
1°) Il est trop restrictif. Les philosophes se sont vite rendus compte que l’adhésion à ce principe nécessitait l’abandon d’un grand nombre de propositions, qu’elles soient métaphysiques, éthiques, scientifiques car ces propositions n’étant pas vérifiables.
2°) Il s’auto-réfute. En effet, la proposition « Une proposition sensée doit être vérifiable » n’est, en elle-même, pas vérifiable.

 

b) L’absence de preuve suggère-t-elle l’inexistence?

 

L’athéisme  suppose que l’absence de preuves en faveur de l’existence de Dieu justifie de croire qu’Il n’existe pas. Cependant, l’absence de preuves n’est pas forcément une preuve de l’absence. Prenons par exemple le procès d’un meurtrier. L’absence des empreintes digitales de l’accusé sur l’arme du crime ne suffira pas à le disculper. Il devra fournir un alibi, c’est-à-dire pouvoir prouver de manière irréfutable qu’il ne peut avoir commis le crime dont on l’accuse.
On peut se demander si, dans certaines situations, l’absence de preuves constitue une preuve de l’absence. Imaginez-vous dans une salle de classe. Soudain quelqu’un s’écrie « Il y a un éléphant dans la salle ! » Si vous ne voyez pas d’éléphant, vous en conclurez sans doute possible qu’il n’y en a pas. Un peu plus tard, une autre personne s’écrie à son tour: « Il y a une puce dans la salle ! ». Le fait que vous ne voyiez pas de puce ne sera pas suffisant pour affirmer qu’il n’y en a pas. Ainsi, l’absence de preuves ne prouve l’absence que dans le cas où, si l’être ou la chose existait, vous vous attendriez à en avoir des preuves.

Le philosophe athée Michael Scriven explique qu’en l’absence de preuves d’existence d’une entité, deux critères sont nécessaires pour justifier la conviction que cette entité n’existe pas :
1°) L’entité doit être telle qu’on devrait s’attendre à ce qu’elle laisse des traces (ou davantage de traces) de son existence.
2°) On doit pouvoir affirmer avoir fait toutes les recherches possibles et imaginables avant de conclure que ces preuves sont absentes.

Ainsi, l’athée croit pouvoir prouver que, si Dieu existe, il devrait y avoir des preuves de son existence, et qu’il a recherché ces preuves sans les trouver: « Si Dieu existe, on devrait trouver X. On ne trouve pas X, donc Dieu n’existe pas ». Il affirme donc savoir quelles genres de preuves il devrait y avoir si Dieu existait. Ce qui nous semble présomptueux …

 

c) Dieu doit-il laisser plus de traces ?

 

Une troisième objection soulevée contre l’existence de Dieu est basée sur l’argument suivant : l’existence de Dieu n’étant pas aussi évidente que l’on pourrait penser, ou qu’elle devrait l’être, il en découle que Dieu n’existe pas. Certains athées affirment que, si Dieu existait, Il aurait fait en sorte que les preuves soient suffisantes pour que tout le monde croit qu’Il existe.

Dans l’Ancien Testament Dieu est décrit comme se manifestant à son peuple de manière bien visible : les plaies en Egypte, les colonnes de feu et de fumée qui guident le peuple d’Israël dans le désert, la séparation des eaux de la Mer Morte, … Mais ces manifestations ont-elles pour autant produit un changement de coeur durable parmi le peuple ? Non ! Le peuple a plusieurs fois rejeté Dieu. Pourquoi les choses seraient-elles différentes aujourd’hui ?

Dieu ne veut pas seulement que nous croyions qu’Il existe, Il désire que croyions ce que la Bible nous enseigne sur qui Il est : un Dieu saint, juste, parfait, plein d’amour et de miséricorde. Jean Calvin, le réformateur protestant, disait qu’il ne sert en rien de croire que Dieu existe si on ne désire pas le connaître.

 

Dieu se révèle


La Bible nous dit que « les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. » (Romains 1.20). On ne peut prouver au-delà du doute que Dieu existe, mais il existe un certain nombre d’arguments qui nous poussent à croire.

Lire aussi :

La science a-t-elle mis Dieu au placard ? (2)

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Selon certains, la foi est irrationnelle car elle ne requiert aucune justification rationnelle : « je crois parce que j’ai la foi ! »

Tout le monde est d’accord pour dire que la science est la forme la plus sûre de connaissance que nous possédions. Comment savons-nous que la formule chimique pour l’eau est H2O ? Comment connaissons-nous la structure de l’ADN ? La réponse est simple : c’est parce que les preuves scientifiques sont là pour nous le montrer.

La science permet effectivement de répondre à des questions essentielles comme celles à propos de la transmission de l’information génétique par exemple. Mais posons-nous la question suivante : « quel est le sens de la vie ? » qui est clairement une question essentielle que chacun se pose. Que répond la science ? Rien. Car elle ne divulgue aucun sens à la vie. Devrions-nous en conclure que la vie n’a pas de sens ?

Les limites de la science.

On distingue généralement les questions métaphysiques – qui traitent de ce qu’il y au-delà la nature – des questions physiques – ce qu’est la matière. La science possède un domaine immense où elle peut s’exercer mais elle est limitée au champ de la matière (de ce qui est du domaine du sensible).

C’est un point très important. La science ne peut pas prouver si Dieu existe ou non. Et pourtant, quand les non-croyants demandent une preuve de l’existence de Dieu, quelle sortes de preuves attendent-ils ? Croient-ils que toute affirmation n’est vraie que si elle est prouvée scientifiquement ? Si oui, alors la « preuve rationnelle » est la preuve scientifique dans cette logique. Or, Dieu, qui est transcendant, n’entre pas dans le champ de la science, la personne athée ne peut donc pas recevoir la réponse appropriée. Donc jusqu’ici Dieu n’existe pas.

Cependant, que remarque-t-on ? Le présupposé : « tout affirmation n’est vraie que si elle est prouvée scientifiquement » est contradictoire, car il ne peut pas être démontré scientifiquement. En d’autres termes, sa véracité ne peut être démontrée dans son propre système. C’est donc une position insoutenable pour quelqu’un de rationnel car le présupposé s’autodétruit.

Or, si nous pensons que Dieu a parlé et qu’Il s’est révélé dans la Bible, comme tout axiome nous ne pouvons le justifier, mais il est très logiquement valable. Ainsi, notre proposition pour sortir du scepticisme est de commencer avec la Bible, de commencer réellement avec la portion de l’esprit incorporel de Dieu qui a été verbalement révélé dans l’Ecriture.

Conclusion:

La science ne peut nous dire pourquoi nous sommes sur Terre. Quand viennent les questions du sens, du but, de l’éthique, la science est aveugle. Ce n’est pas une critique de la science, c’est simplement reconnaître et respecter ses limites.
Certains très bons scientifiques sont chrétiens parce qu’ils sont persuadés que leur foi chrétienne donne un sens au monde et qu’elle n’entre jamais en conflit avec leurs travaux scientifiques. La foi chrétienne est profondément satisfaisante intellectuellement.

Croire en Dieu n’est pas irrationnel, mais la foi possède sa propre et robuste rationalité. Elle représente un superbe chemin pour donner un sens au monde qui nous entoure. Dieu en est la meilleure explication. Nous ne pouvons prouver l’existence de Dieu, pas plus que les athées ne peuvent démontrer qu’Il n’existe pas. Mais, chrétiens ou athées, nous basons nos vies sur des croyances positives qui, nous le savons, ne peuvent pas être prouvées.


D’après une traduction libre et partielle de Is not science more rational than faith? de Alister McGrath

Lire aussi :

Arguments en faveur du christianisme (1)

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Propos liminaire

Quand on interrogeait Bertrand Russell, le brillant philosophe athée, sur ce qu’il dirait au jour du jugement quand Dieu lui demanderait : « Pourquoi n’as-tu pas cru en Moi ? » Russell répondait : « Je lui rétorquerais : « Il n’y avait pas assez de preuves ! Pas assez de preuves ! »»

Il n’y a pas assez de « preuves »

Mais qu’est-ce que nous voulons dire quand nous affirmons : « Il n’y a pas assez de preuves ! » Pas assez de preuves de quoi ?

Pas assez de preuves contraignantes ? Pas assez de preuves pour forcer quelqu’un à devenir chrétien ? « Si le Dieu de la Bible existait ce serait une évidence pour tout le monde ! » pouvons-nous lire sur des sites Internet faisant l’apologie de l’athéisme. Aujourd’hui, beaucoup de personnes s’engagent dans cette voie. Elles sont trop occupées ou ne se sentent pas concernées par les questions spirituelles. A l’inverse, si elles vivent une forme de spiritualité, elles sont à la poursuite de dieux qu’elles se sont elles-mêmes fabriquées. Dans tous les cas, elles ne se sentent pas du tout concernées par les preuves en faveur du christianisme.

Beaucoup de personnes ne cherchent même pas à entendre les preuves en faveur du christianisme, elles s’en moquent complétement !

Il est intéressant de prendre le temps de débattre avec les personnes qui nient que le christianisme est vrai. Les arguments en défaveur de celui-ci sont soit des objections obsolètes du Siècle des Lumières, soit des objections chargées d’émotions : « si Dieu existe, pourquoi je souffre ? » (A noter : je ne porte pas de jugements sur les personnes qui posent ces objections car d’une certaine manière elles m’affectent aussi. Tout le monde essaye plus ou moins de trouver une réponse aux questions qui posent le problème de l’existence humaine).

Hélas, beaucoup d’athées ont perdu la foi quand ils avaient 11 ou 12 ans, et ils n’ont fait aucune investigation depuis. Ce qui signifie qu’ils rejettent le christianisme sur la base d’objections d’un enfant de 12 ans !
Curieusement, quand on creuse un peu la question, on s’aperçoit que leur vision du christianisme correspond même à celle d’un enfant de 6 ans ! Au fur et à mesure de la réflexion, en prenant conscience que la réalité n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air, ils objectent que le christianisme est trop compliqué et que si Dieu existait réellement Il aurait fait une religion simple et évidente pour tous ! « Comme si la religion était une invention de Dieu, et non l’affirmation de certains faits immuables concernant sa propre nature. » (C.S. Lewis, Les Fondements du Christianisme, éditions LLB-France, 2006, p. 56). Un dieu simple n’est pas Dieu, mais une création de l’homme.

Par conséquent, quand une personne dit : « il n’y a pas de preuves » cela veut dire « il n’y a pas de preuves pour me forcer à sortir de mon indifférence. Si je choisis de l’ignorer, la preuve ne va pas me saisir par la peau des fesses pour me contraindre à croire. Donc il n’y a pas de preuves. » La messe est dite.
Bien sûr, la preuve n’est pas contraignante. Mais pourquoi devrait-elle l’être ?
Jérémie, un prophète, disait en son temps : « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. » (Jérémie 29 :13). Jésus-Christ a lui-même dit : « Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. » (Matthieu 7 :7-8).
Certaines personnes interprètent mal ces versets en affirmant qu’il s’agit de s’auto-persuader. Mais c’est faux, il ne s’agit pas de s’auto-persuader. Il s’agit de demander honnêtement et d’attendre. Soyez patient. Ne croyez pas qu’une lumière va jaillir du ciel avec le fameux Hallelujah du Messie de Haendel, c’est très marrant dans un film mais peu crédible dans la réalité. Or si Dieu est réel alors on peut objectivement s’attendre à ce que notre foi colle à la réalité.
Dieu ne nous force pas à croire en Lui. Il a donné des preuves, lesquelles sont suffisamment claires pour ceux qui ont l’esprit suffisamment ouvert et un cœur suffisamment disposé pour le trouver, mais suffisamment vague aussi pour ne pas contraindre ceux qui ont le cœur fermé et indisposé. Blaise Pascal, un brillant mathématicien et philosophe, disait en substance : « Il y a suffisamment de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et suffisamment d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire » (Pascal, Pensées, 430). En d’autres termes, la preuve est là pour ceux qui ont les yeux pour voir.

Arguments en faveur de l’existence de Dieu (Introduction).

Il n’y a pas assez de preuves pour être contraint de croire. Mais y a-t-il assez de preuves pour une foi rationnelle ? Oui ! En fait, les arguments traditionnels en faveur de l’existence de Dieu ou en faveur du christianisme ne sont pas des preuves contraignantes dans la mesure où elles sont suffisantes pour dire que la foi chrétienne est rationnelle. Autrement dit, la foi chrétienne tient logiquement debout sans qu’il y ait besoin de faire un saut dans le vide.
Par ailleurs, « les preuves en faveur de la non-existence de Dieu » ne sont pas contraignantes du tout aussi. La preuve en est que des millions de gens continuent à croire en Dieu, même des scientifiques ! Les preuves en faveur de l’existence de Dieu sont acceptés ou rejetés sur la base d’éléments fiables. Si vous jugez que les arguments en faveur de la non-existence de Dieu sont plus fiables qu’en la faveur de son existence alors vous pouvez considérer que vous êtes athées. Dans le cas contraire, vous serez forcément confrontés à un choix comme Sheldon Vanauken à un moment dans sa vie.

Et si Dieu existait réellement ?

A suivre …


Cet article est inspiré de The Evidence For Christianity du Dr William Lane Craig.

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