Une lectrice attentive a remarqué que je ne répondais pas franchement à l’objection de notre ami musulman. En effet, ce dernier a avancé la chose suivante : « Je voulais savoir la raison pour laquelle vous ne reconnaissiez pas l’existence ou le statut de Muhammad (Mahomet) alors que Jésus a annoncé sa venue. » (c’est moi qui souligne).
Pourquoi ?
La raison est simple: ce qui est affirmé sans preuves peut être rejeté sans preuves. Notre ami n’a pas donné des preuves que Jésus a annoncé la venue de Muhammad. Pourquoi devrais-je alors démontrer qu’il n’a pas annoncé sa venue ? Notre ami doit d’abord établir que Jésus a annoncé la venue du prophète de l’Islam. C’est sur lui que repose le fardeau de la preuve et non sur nous.
Trop souvent, les chrétiens se sentent obligés de répondre à tout ce que leurs contradicteurs leur lancent à la figure alors même qu’ils ne l’ont pas clairement établi. Par exemple, après avoir établi que la Bible offrait une vraie réponse à la souffrance dans le monde, mon interlocuteur a objecté : « Mais la Bible n’est-elle pas pleine de contradictions ? » Que faut-il répondre ? Faut-il prouver que la Bible n’est pas pleine de contradiction ? Non, il faut d’abord que notre interlocuteur prouve ce qu’il vient d’avancer. Je commencerais donc par lui demander: « Pourrais-tu me montrer une contradiction dans la Bible ? » Ensuite, si notre ami nous présente une contradiction, nous tenterons de montrer en quoi il se trompe.
En ce qui concerne notre ami musulman, il serait bon qu’il nous présente la preuve que Jésus annonce la venue de Muhammad. Il ne peut pas se contenter de l’affirmer sans le prouver.



