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4 preuves que souhaite un athée pour croire en l’existence de Dieu

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Dernièrement, j’ai eu le plaisir de dialoguer avec un sceptique sur un site Internet. Après avoir passé en revue quelques obstacles entre mon interlocuteur et la foi en Dieu, je lui ai demandé combien et quel genre de preuves il attendait pour croire en l’existence de Dieu. Je retrace dans cet article les grande ligne de la discussion en y ajoutant quelques commentaires et précisions.

 

Rationalisme

 

Dans son dernier livre The Reason For God, Tim Keller définit le point de vue de mon interlocuteur de la façon suivante : « (Le rationaliste présume que) personne ne devrait croire une affirmation à moins qu’elle puisse être prouvée rationnellement par la logique ou empiriquement par l’expérience. Qu’est-ce que « prouvée » signifie ici ? Dans cette perspective, une preuve est un argument si fort qu’aucune personne dotée de facultés logiques opérant normalement aurait aucune raison de ne pas croire. »1 Mais comment prouver empiriquement que personne ne devrait croire quelque chose sans une preuve empirique ? Vous ne pouvez pas. Au final, il s’agit d’une simple croyance.

Le rationaliste présume aussi qu’il est possible d’être absolument objectif. Mais aujourd’hui tous les philosophes sont d’accord pour dire que c’est impossible. Nous venons tous avec un tas d’expériences et d’arrières plans culturels et religieux différents qui influencent grandement notre pensée et la façon dont nous raisonnons. Il n’est pas juste de demander un argument que toute personne devrait croire.

Personnellement, je ne doute pas que mon interlocuteur était tout à fait ouvert à l’idée qu’on lui prouve l’existence de Dieu. Malheureusement, après évaluation des dites « preuves », il s’est avéré qu’aucune n’était valable dans son propre système de pensée. Le message qu’il envoyait était que « rien ne peut me convaincre de l’existence de Dieu » …

Les quatre preuves étaient :

-    Efficacité de la prière démontrée statistiquement avec une méthodologie valable

-    Démonstration d’une justice divine sur Terre

-    Témoignages de défunts qui se recouperaient

-    Démonstration de l’existence et de la survie d’une “âme” et message divin intelligible

 

Preuve #1 : Efficacité de la prière démontrée statistiquement avec une méthodologie valable


Pour mon interlocuteur, « une preuve de l’efficacité de la prière serait facile à obtenir … L’important est de s’accorder sur un protocole honnête, c’est tout à fait faisable … Il suffit de comparer la survenance d’un évènement pour lequel on prie et celle d’un évènement pour lequel on ne prie pas en excluant, par un groupe témoin, les effets placebo. »

Qu’est-ce que la prière ? Pour un chrétien, prier n’est pas seulement demander des choses à Dieu (bien sûr les requêtes ont leur place). Prier, c’est entrer en relation avec Dieu pour que notre cœur s’accorde avec le sien. Qu’entend-on par là ? Prier, ce n’est pas tenter de faire infléchir la divinité pour qu’elle réponde à notre requête. Pourtant, combien de personnes considèrent la prière comme étant une série de vœux que le génie de la lampe doit exaucer ? Dans la perspective biblique, prier c’est chercher à connaître le cœur de Dieu pour mettre le nôtre à son diapason.

Clairement, lorsqu’on parle de prière, on parle de la souveraineté de Dieu (Dieu est maître de toutes choses et en toutes choses, il a le dernier mot). Le fait que Dieu soit souverain est dérangeant pour le sceptique qui a tôt fait de comparer cela à un « essaye pas de piger, c’est divin ». Si Dieu existe et qu’il est créateur, alors nous sommes créatures. C’est bien simple, si Dieu existe alors nous ne jouons pas dans la même catégorie. L’ordre inférieur dépend du supérieur. Le supérieur ne se soumet pas au caprice de l’ordre inférieur.

Pour cette première preuve, la méthodologie ne colle pas avec l’objet de l’étude. On ne met pas Dieu dans un tube essai …

 

Preuve #2 : Démonstration d’une justice divine sur cette terre


Qui n’a jamais été profondément choqué par l’injustice sur cette terre ? Pour certains, le fait qu’il y ait tant d’injustices dans ce monde est une preuve que Dieu n’existe pas.

Le brillant auteur et conférencier chrétien Ravi Zacharias relate l’anecdote suivante. Alors qu’il répond aux questions des étudiants de l’université de Nottingham en Angleterre, l’un d’eux l’interrompt et se dresse brusquement à sa place. Visiblement consterné par les propos tenus par Zacharias, il lui lance: « Si Dieu existe pourquoi le mal ? »

Ravi lui demande de rester debout et lui répond : « D’accord, c’est une question importante et je veux, comme vous, y apporter une réponse satisfaisante sans abandonner la raison. Dans votre question, vous supposez que le mal existe, c’est bien ça ? » L’étudiant acquiesce. Zacharias continue : « Vous supposez donc aussi l’existence de ce qu’on appelle le bien. Vous êtes d’accord ? » L’étudiant acquiesce à nouveau. « Alors, quand vous supposez l’existence du mal et du bien, vous supposez aussi l’existence d’une loi morale pour différencier entre le bien et le mal, enchaîne Zacharias. Par conséquent, vous supposez l’existence d’un législateur moral. Autrement dit, Dieu. Mais ce n’était pas ce que vous essayez de prouver. Au contraire, c’est ce que vous essayez de réprouver. Mais si vous réprouvez l’existence d’un législateur moral, alors vous faîtes de même pour la loi morale. Sans loi morale, vous n’avez aucun moyen de différencier entre ce qui est bien et ce qui est mal. Donc pas de bien, pas de mal. Par conséquent, quelle est votre question ? » L’étudiant, livide, répond : « qu’est-ce que j’étais entrain de vous demander ? »

Cette anecdote nous éclaire sur le point suivant : pour émettre un jugement moral, vous avez besoin d’un cadre dans lequel la question du mal et de l’injustice peut valablement émerger. Or si Dieu n’existe pas alors il n’existe pas un tel cadre. Si Dieu n’existe pas, dire que telle action est bonne ou mauvaise n’est rien de plus que l’expression d’un goût personnel ou d’une préférence (tel que j’aime le bleu ou je n’aime pas les broccolis), ou bien, l’expression d’une pure convention culturelle. Par conséquent, comment pouvez-vous dire que cela s’applique partout et à tout le monde ? Pourtant, nous savons bien que violer des petits enfants est absolument injuste et mauvais que l’on soit né en Europe, en Asie ou en Afrique. De tels absolus ne sauraient être expliqués sans postuler l’existence de Dieu.

Je ne suis pas entrain d’écrire que les athées sont incapables d’accomplir une action bonne. Je ne suis pas non plus entrain d’argumenter qu’il faille croire en Dieu pour différencier entre le bien et le mal. Bien sûr, les athées sont capables d’accomplir des actions moralement bonnes. Bien sûr, ils sont capables de différencier entre le bien et le mal. Mais sur quel fondement ? S’ils sont juste le produit d’un processus aveugle, d’où vient ce sentiment que le monde est réellement injuste ?

Demander une démonstration d’une justice divine sur terre, c’est déjà postuler l’existence de Dieu. Si Dieu n’existe pas alors cette preuve ne peut subsister en tant que telle. Dans un monde peuplé d’individus sans yeux, personne n’a jamais vu le jour. Dans un tel monde, personne ne peut différencier entre la nuit et le jour. Le mot « nuit » n’a donc pas de sens. Demander une preuve de la justice divine sans cadre dans lequel la question peut logiquement émerger n’a au final pas de sens et donc échoue forcément.

 

Preuve #3 : Témoignages de défunts qui se recouperaient.


À ma connaissance, il n’existe qu’un seul témoignage d’une personne morte et revenue à la vie : la personne de Jésus-Christ. Quand j’ai demandé à mon interlocuteur pourquoi il refusait ce témoignage, sa réponse révélait un manque évident d’information sur la fiabilité des documents de la Bible. Pour lui, il ne faisait aucun doute que les évangiles sont des mythes, des compositions tardives « édulcoré(es), remanié(es), amélioré(es), enluminé(es) par le clergé des siècles plus tard ».  Ce qui est tout simplement faux puisque les documents du Nouveau Testament ont été datés entre 60 et 120 après J.C. Soit seulement 30 ans après la mort de Jésus-Christ pour les premiers écrits. Il ne s’agit donc pas d’une composition tardive.

De plus, les évangiles n’ont tout simplement pas les caractéristiques d’un mythe. C.S. Lewis, professeur de littérature, fait le commentaire suivant : « J’ai lu des poèmes, des fictions, des récits littéraires, des légendes et des mythes toute ma vie. Je sais à quoi ils ressemblent. Je sais qu’aucun n’est comme (les évangiles). De ces textes, on peut seulement tracer deux perspectives. Soit, c’est un rapport historique … soit, quelques auteurs inconnus … sans prédécesseurs ou successeurs connus, ont soudainement anticipé la technique des nouvelles modernes, des narratifs réalistes … »

Si Jésus est ressuscité des morts, il y a eu, bel et bien, un miracle divin et, donc, une preuve de l’existence de Dieu. Nous avons par conséquent une preuve indirecte de l’existence de Dieu. Mais l’expression est lâchée : « miracle divin ». Dans son article sur l’historicité de l’évangile de Marc, Peter Williams,  directeur de Tyndale House à Cambridge, écrit ce commentaire pertinent : « S’il n’y avait pas le problème des miracles dans l’évangile de Marc, il est hautement probable que sa fiabilité ne serait même pas débattue parmi les historiens. »2 La résurrection n’est pas un problème historique, mais un vrai problème philosophique. Pour quelqu’un qui a embrassé la vision naturaliste du monde, il n’est pas envisageable qu’un défunt ressuscite. Le rapport de la résurrection de Jésus est donc a priori suspecte. Nombreux sont les experts du Nouveau Testament qui rejettent l’explication du miracle divin. Pourquoi ? Parce qu’on sait tous pertinent que les morts ne ressuscitent pas. Cependant, pour quelqu’un qui est ouvert au surnaturel, la résurrection d’un défunt est tout à fait possible. Ainsi Anthony Flew, le célèbre biologiste qui a longtemps navigué sous la bannière athée avant de devenir déiste*, a affirmé que sa croyance en Dieu rendait la résurrection en Jésus-Christ réellement possible.

Ainsi, les témoignages de défunts se recoupant ne seraient pas une preuve pour quelqu’un qui croit en la vision naturaliste du monde. Car, les morts ne reviennent pas à la vie. La résurrection d’un être, même bien établie historiquement, est a priori suspecte. Je vais rentrer dans les détails dans les lignes suivantes.

 

Preuves #4 : Démonstration de l’existence et de la survie d’une “âme” et message divin intelligible

 

Dans notre discussion, mon interlocuteur a plusieurs fois rappelé que « l’inexpliqué n’explique rien. » Pourtant, ce sont bien des preuves qui entrent dans la catégorie « inexplicable » qu’il espère pour croire en l’existence de Dieu. En vertu de son critère « l’inexpliqué n’explique rien », aucune de ces preuves ne saurait être acceptable (on aurait pu faire entrer la preuve #3 dans cette section mais j’ai préféré lui réserver un traitement spécifique tant elle me semble importante).

Pourquoi ces preuves échouent-elles dans un système naturaliste ?

Imaginez un distributeur de boissons qui n’accepte que les pièces de 5, 20 et 50 centimes d’euros. Que se passe-t-il si vous lui tendez une pièce de 10 centimes d’euros ? La machine va juste « recracher » votre pièce et vous demander d’insérer la bonne valeur. Rappelez-vous dans le cas de notre interlocuteur, « l’inexpliqué n’explique rien ». Pour lui,  toute affirmation (notamment sur Dieu et l’âme) n’est vraie que si elle est prouvée scientifiquement. Dans ce système, une proposition surnaturelle (Dieu ou l’âme) représente la pièce de 10 centimes que le distributeur de boissons ne peut recevoir pour la traiter. A priori, notre interlocuteur rejette de telles explications. Comment peut-il espérer y voir une preuve par conséquent ?

C.S. Lewis, perspicace à ce sujet, a écrit : « Si la fin du monde nous surprenait littéralement telle qu’elle est décrite dans l’Apocalypse – si le matérialiste moderne voyait de ses propres yeux le ciel s’ouvrir et le grand trône blanc apparaître, s’il se sentait précipité dans l’étang de feu, il ne cesserait durant toute l’éternité, au fond de cet étang de feu, de considérer son expérience comme une hallucination et d’y voir le symptôme d’une maladie mentale ou d’une lésion de son cerveau. »3

Devant un fait inexpliqué, le matérialiste moderne recherchera toujours une explication d’après ses propres convictions.

Dans le christianisme, il est précisément question d’un message divin intelligible. Dieu se révèle à travers la Bible : « A bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes. Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, c’est par son Fils qu’il nous a parlé. … » (Hébreux 1.1-2). Dieu parle et s’est fait connaître aux hommes à travers les écrits des prophètes et par son Fils unique Jésus-Christ (voir aussi Jean 1 :18). Souvent les sceptiques argumentent que la Bible n’est qu’un ensemble d’écrits religieux purement humains. Croire que Dieu est l’inspirateur de tels textes, c’est faire preuve d’une foi aveugle.. Mais dire cela, c’est aussi faire un saut de foi. Comment pouvez-vous savoir que Dieu ne l’a pas inspiré à moins d’exclure a priori cette possibilité ?

 

Quand la métaphysique rencontre la physique

Enfin, une des affirmations les plus fortes de la Bible, et qu’aucune autre religion ne partage, est que Dieu s’est fait homme (Jean 1.14). Quand Jésus était sur terre, les hommes voyaient vraiment Dieu. Ils pouvaient le voir, le toucher et l’entendre. Si c’est vrai, c’est le moment le plus important de l’histoire. Le moment où la métaphysique (ce qui est au-delà de la nature) a rencontré la physique (ce qui est de l’ordre de la nature). Si les rapports des témoins sont vrais, je pense qu’ils le sont, alors Jésus est la meilleure preuve que Dieu existe et que le christianisme est vrai.

 

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la discussion ici (mars 2009)

(1) Keller, Tim, The Reason for God, p. 118

(2) Williams, Peter, The Historical Reliabity of Mark’s Gospel (mars 2009)

(3) Lewis, C.S., Miracles.

 

 

Lire aussi :

Evaluation des religions orientales

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Beaucoup de personnes croient qu’au commencement le monde était parfait. Une grande majorité de l’humanité tombe d’accord sur le fait que quelque chose de terriblement mauvais est arrivé, qui fait que le monde n’existe plus dans l’état parfait dont il jouissait auparavant. Nous sommes par conséquent dans le besoin d’avoir une représentation exacte englobant : ce qui arriva de mauvais dans le monde et comment remédier au problème. Les enseignements des religions orientales disent que le monde sera restauré dans son état de perfection à travers une parfaite unité. De ce fait, la base des religions orientales est le concept qui énonce que « tout n’est qu’un ».

Cependant, la solution au problème du monde, révélée dans les Ecritures, est que Dieu lui-même, entre dans la création, et en devient une partie intégrante. Le salut devient possible à cause de la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus Christ.

1. Introduction


Les trois cercles représentent les trois principales visions absolues du monde. Nous verrons que la deuxième de ces visions du monde aboutit logiquement à la première, nous laissant avec seulement deux visions du monde, qui sont effectivement viables.
Une catégorie absolue, est assez générale pour que tous les aspects particuliers s’y retrouvent. Donc ces trois cercles sont supposés englober tous les aspects de la vie, car ce sont des absolus.

2. Une vérité absolue

En tant que chrétien nous croyons qu’il y a une vérité et que c’est Dieu qui nous l’a révélée, et que la Bible – et rien que la Bible – en est l’exacte révélation. Les non-chrétiens trouvent ceci profondément offensant, en particulier ceux qui sont impliqués dans le courant New Age . Les croyants sont alors accusés d’arrogance parce qu’ils proclament qu’ils détiennent la vérité.

Ceux qui n’ont pas la foi présentent souvent la vérité comme silencieuse et passive, attendant d’être découverte. La Bible est en ferme opposition à ce concept. La première chose que nous savons de Dieu est qu’Il parle et que sa Parole est la vérité.

3. Ce que nous avons en commun

Par delà le monde les hommes ont des expériences très similaires. Chacun est conscient de sa propre existence et de la réalité autour de lui. La plupart des gens dans le monde – dans toute l’histoire du monde – ont cru qu’originellement la réalité était parfaite et que quelque chose de terrible s’est produit pour que ce ne soit plus parfait aujourd’hui.

Il n’est pas nécessaire d’avoir une très longue discussion avec une personne pour s’apercevoir qu’il ou elle est convaincu(e) que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde, et quelque soit cette chose, il faut y remédier. D’où la question : comment pouvons-nous avoir une représentation exacte – une vision du monde exacte – dans laquelle nous comprenons correctement l’état des choses ?

Les chrétiens reconnaîtront immédiatement que le christianisme répond à ce qui s’est mal passé dans le monde mais aussi comment le monde peut être racheté : Dieu a créé le monde et il était parfait, le monde parfait a été détruit par le péché. Nous sommes maintenant dans le besoin d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre.

Dans cette structure basique de la réalité et de l’histoire nous sommes en communion avec presque tout le reste du monde. Ceci est une expérience partagée que toute l’humanité a en commun.

4. Le Monisme

Le premier cercle est appelé monisme ou « un-isme ». En gros l’idée qui est la base de tout le mouvement New Age est que tout n’est qu’un. Cette idée est très attirante et puissante car si tout est un alors tout est dieu. Dans cette vision du monde, on croit trouver la paix et l’unité parfaite. Il n’y a aucun conflit ou controverse – je ne peux pas te détester quand je fais partie de toi.

La doctrine du karma et de la réincarnation de l’hindouisme et du bouddhisme est nécessaire pour soutenir cette doctrine de l’unité. L’illumination, c’est la réalisation de l’unité. Il y a un modèle simple selon cette vision du monde. A l’origine, tout n’était qu’un. Mais nous sommes entrés dans l’illusion de la diversité et des relations humaines et nous devons de ce fait être illuminés pour que l’unité originelle puisse revenir.

Dans le premier cercle ou tout n’est qu’un, la haine est mauvaise. Ceci nous va bien à nous les chrétiens ! Cependant, l’amour est aussi mauvais. Pourquoi cela ? Parce que « un » est tout ce qui a de bon. Deux est mauvais, trois est pire. Seul un est bon. Pour pouvoir être illuminé, on doit arrêter de détester – mais il ou elle doit arrêter d’aimer. Il faut cesser les relations. Les Bouddhiste ne parleront jamais de l’amour du Bouddha. Ils parleront plutôt de la compassion du Bouddha. « Compassion » est un désir de t’aider à aller vers l’unité. Mais l’amour est reconnaître qui vous êtes en tant qu’individualité propre, donc ce n’est pas toléré.

Le premier cercle me demande de rejeter mon expérience de moi-même et de la transcender. En revanche, la Bible me dit que je peux aller vers Jésus tel que je suis. Totalement : je vais vers lui avec mon corps, mon esprit, mes émotions, mon travail, ma créativité et ma personnalité. Je commence avec tout ce que je suis, et chaque aspect de mon être est sauvé par Jésus-Christ. Dans le premier cercle, on me demande d’abandonner mon corps, mon esprit, mon individualité et mes relations.

5. Le Dualisme

Le premier cercle possède une certaine logique. Les hommes regardent autour d’eux et voient une unité très puissante dans le monde. Il y a une terre, un ciel, un soleil, un cycle de saisons, par suite ils voient la puissance de son unité et pensent : « l’unité est bonne ! ». Dans le deuxième cercle, cependant, les hommes voient que le monde est constitué d’opposés. Il y a le chaud et le froid, le dur et le mou, le doux et l’amer, le male et la femelle, la bonté et la cruauté, la lumière et l’obscurité. La réalité que nous expérimentons, selon cette vision du monde, peut être vue en opposés. Ces personnes-là se disent que la réalité originelle était composée d’une série d’opposés parfaitement équilibrés. Les problèmes que nous vivons à présent sont induits par un déséquilibre. Par conséquent, la solution est de retrouver un équilibre.

En tant qu’absolu, il y a des inconvénients fondamentaux dans cette idée de dualisme. Certaines choses ne trouvent pas leur place dans ce cercle. Quel est l’opposé d’une rivière, de l’histoire, du temps ? Cette vision du monde est donc basée sur une idée qui ne marche pas parce qu’elle ne s’applique pas à tous les aspects de la vie.

Philosophiquement le deuxième cercle est le premier cercle. En effet, dès que le dualisme est absolument stable, absolument équilibré et absolument compréhensible, alors il est absolument statique. Statique, sans mouvement : dès qu’il n’y a plus de mouvement, il n’y a plus de relations d’opposition et cela nous ramène au premier cercle.
Donc, il nous reste deux cercles, l’un est vrai, l’autre est faux.

6. Le Trinitarianisme

Le troisième cercle est le trinitarianisme. Nous acquérons notre connaissance de la réalité de deux manières. La première est par la révélation : Dieu révèle le surnaturel en informations naturelles sur la réalité. Et notre observation de la réalité autour de nous confirme cette révélation. L’autre direction par laquelle nous acquérons notre connaissance est en commençant par l’observation de la réalité autour de nous puis en se dirigeant vers la révélation de Dieu pour confirmer et corriger notre observation.

Il est crucial de retenir les deux aspects, si nous n’avons que la révélation sans l’observation, nous finissons transcendantalistes et supernaturalistes, avec une compréhension très platonique de la réalité. Si nous avons l’observation mais non la révélation nous devenons naturaliste, humaniste et nous adhérons à la théologie naturelle. Nous sommes par conséquent isolés et ne détenons que la moitié de la réalité.

Le troisième cercle est Père, Fils et Saint Esprit. Quand nous regardons autour de nous, nous voyons une très forte unité comme celle que voient les personnes dans le premier cercle. Mais nous voyons aussi une très grande diversité. Dans le premier cercle, les individus décident que l’unité est vérité et que la diversité est mensonge. Nous voyons dans la révélation de Dieu, cependant, qu’en dehors de l’espace-temps, il y a un Dieu qui est trois personnes. Le Dieu de la Bible est parfaitement unifiée et parfaitement diversifié. Par conséquent, celui qui vit dans la vérité de la Parole perçoit l’unité comme bien et la diversité comme bien.

Dans le troisième cercle, la nature des relations, selon la réalité de Dieu, est complémentaire. Il n’y a pas de conflit entre la forme et la liberté : il y a complémentarité.

7. Conclusion

Dans le premier cercle, le problème est la diversité, le deuxième cercle le problème est le déséquilibre, dans le troisième cercle, la réalité parfaite est due à un autre centre d’attention.

La solution au problème du monde, comme le révèle l’Ecriture, est que Dieu lui-même entre dans la création et en devient partie intégrante. Parce qu’il est parfaitement homme et parfaitement Dieu, il a le pouvoir d’accomplir parfaitement quelque chose qui est totalement et complètement centré sur autre chose. Cela constitue la base et le pouvoir pour quiconque accepte et croit à cela de devenir une nouvelle personne et de naître de nouveau avec une nouvelle identité ayant un centre d’attention autre (la personne de Dieu). C’est le salut dans le troisième cercle. Ce quelque chose est la crucifixion. A cause de la crucifixion, cette action ayant un centre d’attention autre, la mort et couverte par la victoire. Nous avons le pouvoir de devenir enfant de Dieu et d’être complètement détourné de notre vie pécheresse centrée sur nous même vers une vie qui a un autre centre d’attention (la personne de Dieu).

D’après un article de Ellis Potter : Evaluating Eastern Religions

Lire aussi :

Arguments en faveur du christianisme (3)

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L’homme a besoin d’une référence ultime pour déterminer le sens de la vie

Si vous ne partez pas du principe qu’il y a un Dieu, la vie n’a aucun sens. »
Bertrand Russel, philosophe athée

Jean-Paul Sartre, philosophe existentialiste athée, concédait volontiers que l’humanité n’avait pas de sens, pas de but, pas de finalité si Dieu n’existait pas. Nous ne pouvons pas trouver notre signification en nous-mêmes – nous aspirons à exister pour quelque chose de plus grand. Si Dieu n’existe pas et qu’il n’a pas parlé, alors notre vie est absurde, nous ne sommes que des êtres vivants déterminés par l’arbitraire.

Si chaque personne passe de vie à trépas, quelle signification finale peut-on donner à sa vie ? Est-ce qu’il importe qu’elle ait réellement existé ? On pourrait dire d’elle que sa vie a été importante parce qu’elle a influencé les autres, ou affecté le cours de l’histoire. Mais ceci montre seulement une signification relative de sa vie, et non une finalité absolue. Sa vie peut être relative à d’autres événements, mais quel est le but ultime de ces autres événements ? S’ils sont tous sans signification aucune, leur succession n’apporte finalement aucun sens.

Observons une autre perspective : les scientifiques affirment que l’univers provient d’une gigantesque explosion appelé “Big Bang” il y a environ 15 milliards d’années. Supposons que le « Big Bang » ne s’est jamais produit, et donc que l’univers n’ait jamais existé. Quelle différence cela fait-il au final ? Aucune. L’univers est condamné à mourir de toute façon. A la fin, il n’y aura aucune différence avec le fait qu’il ait existé ou non. Par conséquent, l’univers est sans signification aucune.

L’univers n’a pas de sens.

Nous pouvons observer cette même vérité en ce qui concerne l’homme. Le genre humain est condamné à mourir dans un univers clos et sans signification. Puisque l’humanité cessera d’exister un jour, il n’y a aucune différence au final avec le fait qu’elle ait existé ou non. Ainsi, l’humanité ne vaut pas plus qu’un essaim de moustiques parce que leur finalité est la même. Le système clos qu’est l’univers est une mécanique cosmique sans volonté qui, par une succession d’événements, à amener l’humanité à l’existence et l’anéantira aussi.

La vie humaine n’a pas de sens.

Et, suivant la même logique, cette vérité peut être énoncée de la même façon pour chaque individu. Les contributions des scientifiques à l’avancement de la connaissance humaine, les recherches des docteurs pour pallier aux douleurs et à la souffrance, les efforts des diplomates pour instaurer la paix dans le monde, les sacrifices de certains « héros » pour améliorer les conditions de vie des hommes – tout ceci n’a aucun sens. Au final, cela ne fera aucune espèce de différence. Chaque vie est donc sans aucune signification. Et, puisque nos vies sont finalement sans signification, nos actes sont également sans signification. Les longues années d’étude à la fac, les emplois, les activités extra-professionnelles, les amitiés, la famille – tous sont, après réflexion, tout à fait sans signification.
C’est le désespoir de l’homme moderne, parce qu’à la fin, il n’y a rien…

Ta vie n’a pas de sens.

L’idée de vivre éternellement n’apporte pas plus de sens à la vie. Si l’homme et l’univers existe à jamais, mais si Dieu n’existe pas – la référence absolue – leur existence n’a pas de finalité. A quoi cela sert de vivre éternellement si l’on ne vit pour rien. Si Dieu n’existe pas, nous errons deçà et là dans l’univers sans but et sans fin. La vie éternelle sans Dieu n’a aucun intérêt (voir une illustration de ce propos faite par des athées).

L’homme ne peut vivre sans Dieu.

En supprimant Dieu de sa vie, l’homme du 21e siècle en est arrivé à vivre ainsi. Dans ces conditions, pourquoi ne pas se suicider ? Si la vie est vécue sans Dieu, cette question est tout à fait légitime puisque cet acte nous épargnerait l’absurdité de la vie, la souffrance et le désespoir. Jean-Paul Sartre a refusé cet acte au motif qu’il utiliserait sa liberté pour se priver de sa liberté. Mais pourquoi hésiterait-on à se priver de liberté si celle-ci est source de tant de difficultés ? La mort devient la panacée car elle délivre de cet état. Si elle est la panacée, elle n’est pas un mal, sauf pour les survivants. Mais cela ne fait que repousser le problème. Curieusement, la mort subit un changement de valeur : d’une chose mauvaise, qu’on ne souhaiterait à personne, elle devient le bien ultime. Fort de cette logique, le meilleur des mondes est celui où la race humaine est anéantie.(2)

Par ailleurs, ne devrions-nous pas être surpris par certaines personnes qui tentent de découvrir une forme de vie extra-terrestre ? Le comportement quasi-religieux de certaines personnes est troublant dans ce domaine.
En fait, ils veulent découvrir quelqu’un d’extérieur à notre monde, quelqu’un qui puisse servir de référence pour déterminer notre propre existence !
Ceux qui cherchent la vie extra-terrestre argumentent souvent dans le sens que la raison de l’existence de l’humanité – son but, sa destinée – sera seulement découverte quand nous aurons établi un contact avec une autre forme de vie.

Nous suggérons que cette possibilité a déjà été offerte aux hommes par Dieu qui nous a créé, qui a fait le premier pas pour nous sauver il y a de cela 2000 ans. Vous avez été fait par Dieu et pour Dieu, et tant que vous ne l’admettrez pas, votre vie n’aura aucun sens. Nous ne pouvons trouver notre destinée qu’en Lui. (3)


(1) D’après une traduction libre et partielle de The Absurdity of Life Without God du Dr William Lane Craig
(2) D’après Ravi Zacharias, L’homme peut-il vivre sans Dieu ?, éditions Farel p. 65
(3) D’après une traduction libre et partielle de Defending the Faith

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