Pour Philippe Nemo, professeur de philosophie politique et sociale et historien des idées politiques français à l’ESCP (Ecole Supérieure de Commerce de Paris) a présenté son nouveau livre « La belle mort de l’athéisme moderne » :
« Depuis environ deux siècles, on a essayé de démontrer que c’est la croyance en Dieu qui rend l’homme misérable. Les gens ont écouté et ont attendu patiemment… mais rien n’est venu. Il y a eu des philosophies qui ont dit que l’homme pourrait être ceci ou cela… mais pourquoi est-il sur Terre ? Que doit-il faire ? Et qu’est-ce qui lui est permis d’espérer ? Aucune des grandes philosophies laïques n’a répondu à ces questions. (…) On disait notamment que la science expliquerait tout ! Mais aujourd’hui, nous savons que plus la science avance, plus elle prend conscience qu’elle ne peut tout expliquer. Plus elle avance, plus elle découvre de nouveaux problèmes. Le programme du positivisme et du scientisme s’est épuisé. »
Il est appréciable de voir un tel courage chez un philosophe. Je crois qu’il a parfaitement raison de mettre en avant les échecs de toutes les philosophies athées (matérialisme, anthropothéisme, spiritualité sans Dieu, etc. …). Sa conclusion est particulièrement pertinente – bien que je ne sache pas ce qu’il entend par « Parole de Dieu » :
« Dieu parle à chacun d’entre-nous, mais pour pouvoir entendre cette parole, il faut qu’elle ne soit pas couvert par le fracas d’autres prétentions. Comme les doctrines athées se taisent désormais, car elles se sont épuisées, la Parole de Dieu redevient audible. La foi en Dieu détermine notre rapport au monde et à l’avenir. Il faut faire entendre de nouveau la Parole de Dieu ! »
La Bible se présente comme Parole de Dieu (2 Tim 3,16-17). Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil dedans pour réentendre son message cette semaine ?
Je vous recommande chaleureusement la lecture de l’article de Philippe Serradji, enseignant en théologie et apologétique à l’Institut Théologique du Soir à Paris, sur la montée de l’athéisme contemporain.
Extraits :
« « Loin de défendre l’athéisme d’une manière philosophiquement solide, [Michel Onfray] se livre en effet à une attaque en règle contre la religion en général, ce qui n’est pas du tout la même chose. » On relève d’emblée que M. Onfray ne s’intéresse pas à la question de l’existence de Dieu, pourtant essentielle si l’on veut suggérer l’athéologie. S’il est clair qu’il n’y a pas de réel argumentaire, Onfray fait cheminer le lecteur pour l’amener à partager sa conclusion. »
« La solution au bonheur par laquelle L. Ferry achève sa philosophie, comme l’hédonisme chez Onfray, semble tout autant relever d’une philosophie par défaut. Assimilant « vie bonne » et « salut », Ferry propose à l’homme de se sauver lui-même par une vie « réussie », « intense ». La vie intense remplace la vie abondante et l’amour de Dieu est remplacé par l’amour de l’homme pour sa singularité. Mais quand L. Ferry se demande: « Frêle bonheur ? Sans doute », il doit reconnaître qu’il représente « peu en comparaison des promesses de la religion, mais beaucoup, il me semble, au regard des exigences de l’humanisme. » »
« « Que je ne croie pas en Dieu, cela ne m’empêche pas d’avoir un esprit, ni ne me dispense de m’en servir[99]. » Pour Comte-Sponville, la spiritualité est avant tout la vie de l’esprit (l’esprit étant une chose qui pense). Ce qui distingue la spiritualité de la religion, selon l’auteur, c’est le rapport à l’absolu, à l’infinité et à l’éternité. La religion consiste à avoir foi dans la Révélation de Dieu. La spiritualité, en revanche, consiste à être fidèle à une série de valeurs reçues. Mais, recevoir des valeurs ne nécessite-t-il pas leur « émission » ? En quoi est-ce différent d’une Révélation ? On devine ici deux problèmes insolubles dans la position de Comte-Sponville. Premièrement : Si la transmission des valeurs se fait de l’homme par l’homme, la question de leur origine première reste posée. Deuxièmement, si l’origine première n’a pas de transcendance réelle, quel peut alors être le fondement de l’autorité ou de l’universalité de ces valeurs ? »
C’est l’information transmise par le très sérieux The Telegraph : Richard Dawkins préfère dire qu’il est agnostique plutôt qu’athée. C’est ce qu’il affirme dans un dialogue avec l’archevêque de Canterbury, le Dr Rowan Williams, dans une discussion à l’université d’Oxford à la fin d’une semaine de débat sur le rôle de la religion dans la société britannique.
Edité : le précédent titre de l’article concernait un autre post.
Le Forum Veritas revient en force cette année à Paris sur le thème: « Et l’homme créa Dieu à son image ». RDV les 12, 14 et 20 mars à l’Espace Conférences des Diaconesses (métro: Nation ou Montgallet).
Les questions: « pourquoi tant de religions ? », « la science rend-elle la religion impossible ? » et « Qui a inventé Dieu ? » seront débattues par des spécialistes en philosophie, psychologie, sociologie et histoire.
2012, la fin du monde, vous y croyez ? Quelle que soit votre réponse, je vous recommande la lecture de « 2012 : la fin ? Le silence de l’église » Florent Varak, pasteur protestant et auteur, s’est entouré de spécialistes en informatique, histoire, science, médecine, etc. … pour décrypter le phénomène 2012 et s’interroger sur le silence manifeste de l’église chrétienne :
« Les Mayas l’ont prédit. Les historiens le confirment. Les scientifiques en parlent. Les codes secrets de la Bible l’annoncent. Les moteurs de recherche Internet s’emballent. 2012 sera l’année de tous les périls, et d’une grande anxiété. Le 21 décembre 2012, des catastrophes sont annoncées pour faire basculer le monde vers un autre – ou le néant.
De toutes les voix qui s’élèvent sur cette question (les « pour », les « contre ») l’Église chrétienne demeure plutôt silencieuse. Est-elle gênée ? Cache-t-elle une information ? A-t-elle au moins une réponse à la peur provoquée par ces propos alarmistes ? Une espérance à offrir ? »
Le style est clair, dynamique et agréable. A ma connaissance, c’est le seul livre qui traite ce sujet d’actualité dans une perspective chrétienne. C’est certainement le livre à offrir en ce début d’année !
Dans le ventre de la mère, deux bébés discutent. L’un est croyant l’autre non.
Bébé-Athée (BA): Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Bébé-Croyant (BC): Bien sûr. C’est évident que la vie après
l’accouchement existe. Et nous sommes juste ici pour devenir forts et
prêts pour ce qui nous attend après.
- BA : Tout ça c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement.
Est-ce que tu peux t’imaginer toi, à quoi une telle vie pourrait
ressembler ?
- BC : Eh bien, je ne connais pas tous les détails. Mais là-bas il y
aura beaucoup de lumière, beaucoup de joie. Et par exemple là-bas on
va manger avec notre bouche.
- BA : Mais c’est du n’importe quoi ! Nous avons notre cordon
ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Et de cette autre vie, il n’y
a encore eu aucun revenant. La vie se termine tout simplement par
l’accouchement.
- BC : Non ! Je ne sais pas exactement à quoi cette vie après
l’accouchement va ressembler mais dans tous les cas nous verrons notre
maman et elle prendra soin de nous.
- BA : Maman ? Tu crois en maman !? Et où se trouve-t-elle ?
- BC : Mais elle est partout ! Elle est autour de nous ! Grâce à elle
nous vivons, et sans elle nous ne sommes rien. Elle veille sur nous à
chaque instant.
- BA : C’est absurde ! Tu l’as déjà vue toi ? Moi non ! C’est donc
évident qu’elle n’existe pas. Et puis, si elle existait vraiment,
pourquoi ne se manifeste-t-elle pas ?
- BC : Eh bien, je ne suis pas d’accord. Car, parfois lorsque tout
devient calme, on peut entendre quand elle chante… sentir quand elle
caresse notre monde… Je suis certain que notre Vraie vie ne commence
qu’après l’accouchement.
L’écrivain et éditorialiste britannique Christopher Hitchens est mort à 62 ans des suites d’un cancer de l’œsophage la nuit dernière.
En France, Christopher Hitchens était connu pour son franc-parler anti-religieux. Athée notoire, avec Sam Harris et Richard Dawkins, il appartenait au « club » du nouvel athéisme. Il a écrit notamment Dieu n’est pas grand.
Dans ses dernières années, il a rédigé quelques articles sur son cancer et sa mort imminente. Il semble qu’il ait persisté dans son scepticisme jusqu’à la fin de sa vie…